Maladies professionnelles des agriculteurs : les vrais chiffres

Communiqué de presse

 

Maladies professionnelles des agriculteurs : les vrais chiffres

  • 9 maladies professionnelles sur 10 sont liées aux troubles musculo-squelettiques
  • 20,5 % des accidents recensés sont dus aux animaux. 18,8 % aux machines et matériels.
  • Les maladies liées aux produits chimiques représentent 1,7% du total des maladies professionnelles.

 

A quand un intérêt de nos parlementaires pour les principales causes de maladies professionnelles dans le secteur agricole ?

Paris, le 16 novembre 2017 – Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes dénonce depuis plusieurs années la surenchère médiatique autour de l’évaluation des maladies professionnelles dues aux pesticides dans le secteur agricole. Contrairement à de nombreuses communications fantaisistes et anxiogènes, il n’y a pas une hécatombe dans les campagnes à cause des pesticides. Il n’en reste pas moins que des progrès sont encore possibles pour réduire l’exposition des professionnels.

Lors d’une audition devant la Mission d’information commune sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, Patrice Heurtaut, Directeur de la santé-sécurité au travail de la Mutuelle Sociale Agricole a déclaré hier[1] : « Deux pour cent des maladies professionnelles déclarées au titre du régime agricole sont liées aux produits phytosanitaires ». Information aussitôt mise en exergue par les média qui ont considéré ce chiffre comme une information « arrachée » à l’intervenant.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes précise que cette information n’a rien d’inédite. Dans son baromètre santé 2017 (données nationales 2013), il écrivait déjà : « La maladie de Parkinson provoquée par des pesticides représente 1,7% du total des maladies professionnelles »[2], donnée elle-même issue d’un document disponible sur le site internet de la Mutualité Sociale Agricole[3]. Ces chiffres sont parfaitement connus depuis la Mission d’information parlementaire similaire conduite au Sénat en 2012.[4] .

Les troubles musculo-squelettiques : neuf cas de maladies professionnelles sur dix.
En mai 2015, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a publié une monographie intitulée « Cancers, pesticides, maladies professionnelles Parlons-en… vraiment ! ». Début 2017, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a actualisé les données collectées à partir des mêmes sources et les a synthétisées sous la forme d’un baromètre.

Plusieurs chiffres clés en ressortent :
–    Les troubles musculo-squelettiques représentent neuf cas de maladies professionnelles sur dix. Les parties du corps les plus fréquemment touchées chez les agriculteurs sont les membres supérieurs (mains, épaules, coudes, poignets) et le dos.
–    Les accidents du travail chez les producteurs sont pour l’essentiel liés aux activités avec les animaux et le matériel agricole. En effet, 20,5 % des accidents recensés sont dus aux animaux et 18,8 % aux machines et matériels utilisés, très loin devant les produits chimiques et de traitement, l’électricité et les éléments atmosphériques (poussières, fumées, etc.). Cet ensemble de risques représentant 3,3 % des accidents du travail des exploitants agricoles.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France, focaliser encore une fois l’attention du parlement sur les pesticides constitue une communication démagogique pour masquer les vrais enjeux auxquels ils sont confrontés quotidiennement : perte de compétitivité de leurs exploitations, déconsidération de leur profession, problèmes de santé récurrent dus à des conditions de travail particulièrement difficiles.

[1]http://www.sudouest.fr/2017/11/15/les-pesticides-responsables-d-au-moins-2-des-maladies-des-agriculteurs-3950158-4720.php
[2]http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/wp-content/uploads/2015/01/BarometresanteCSFL2016.pdf
[3]http://www.msa.fr/lfr/documents/98830/11180475/Statistiques+des+risques+professionnels+des+NSA+et+des+chefs+d%E2%80%99exploitation+agricole+Donn%C3%A9es+nationales+2013.pdf
[4] http://www.senat.fr/presse/cp20171106.html

 

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Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne doit assurer la cohérence de ses règlements

 Paris, le 3 juillet 2017 Alors que la Commission européenne s’apprête à présenter à nouveau au vote des Etats membres une nouvelle définition des critères d’identification des perturbateurs endocriniens, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France s’inquiète que le volet dérogatoire indispensable au maintien de la compétitivité de l’agriculture française ait disparu de la proposition européenne.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, l’adoption de la nouvelle proposition définissant les critères d’identification des perturbateurs endocriniens, en mettant de côté toute notion d’évaluation scientifique du risque réel pour les populations, serait préjudiciable à la pérennité économique et à la qualité de la production agricole française compte-tenu de la disparition potentielle de solutions pour la protection des cultures.

Plus encore, le rejet de la dérogation scientifique par la Commission ne présente aucun bénéfice en terme de santé publique puisqu’une même molécule répondant aux Règlements Biocides (produits de lutte contre les parasites qui impactent la santé humaine ou animale) ou Phytosanitaires serait traitée différemment selon le Règlement considéré ! Cette position est d’autant plus surprenante que l’exposition de la population aux produits biocides (ex. anti-puces appliqués sur les animaux domestiques, anti-poux…) est plus élevée que celle relative aux substances phytosanitaires. Où est la cohérence ?

A la veille d’un vote crucial, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle les autorités françaises à assumer une position claire et cohérente en demandant à la Commission européenne de réassocier à la définition, comme cela était le cas dans les premières propositions, la possibilité de dérogation scientifique basée sur un risque négligeable. Il en va de l’avenir des quelques solutions de protection actuellement employées sur les cultures dites « mineures » et donc de l’avenir économique de ces filières.

 

 

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Elections présidentielles : les propositions du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

Communiqué de presse

 

Elections présidentielles :

les propositions du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

Paris, le 20 avril 2017 – Alors que la compagne présidentielle bat son plein, la plupart des candidats se sont contentés de quelques heures au salon de l’agriculture et de proposer des mesures « médiatiquement correctes ». Un peu faible pour les producteurs de fruits et légumes. Le Collectif « Sauvons les Fruits et Légumes de France » propose une séance de rattrapage en publiant ses propositions pour le prochain mandat.

 

Filière Fruits et légumes : chasser les banalités médiatiques

Trop souvent, notre secteur d’activité est vu uniquement sous l’angle des modes et des tendances du moment (bio/non-bio/local, etc). La filière fruits et légumes, ce sont d’abord des entreprises ayant des débouchés sur les marchés locaux, nationaux et internationaux et qui répondent à des demandes spécifiques suivant la clientèle visée.… Les producteurs sont donc des entrepreneurs à part entière. Comme pour les autres secteurs d’activités, ils sont immédiatement impactés par de nombreuses décisions politiques en matière sociale, fiscale, commerciale, sanitaire… C’est dans ce contexte que l’on doit situer la problématique de la protection des cultures.

La protection des cultures est une nécessité quel que soit le marché ou le mode de production (bio ou conventionnel). Les producteurs constatent que les mesures visant à interdire totalement un certain nombre de solutions se multiplient, sans que soient prises en compte les contraintes réelles.

Prendre le temps d’écouter ceux qui produisent

– La réglementation ne doit pas plonger les producteurs dans des impasses techniques. Variation des volumes produits, fragilité accrue des opérateurs, se traduisent par une production plus faible, plus irrégulière et plus chère, et donc par une baisse de la consommation de fruits et légumes frais, dommageable à la santé publique. Les impasses techniques doivent être analysées en amont. C’est l’objectif des études d’impact.

– La tendance actuelle, la suppression de toute protection pour de nombreuses cultures, fait prendre le risque de réduire à néant la production de fruits et légumes certaines années. L’exemple de la gestion brutale et sans concertation du dossier Drosophila suzukii (cerise) en est un exemple flagrant. Ce risque est en totale contradiction avec les efforts conduits par les professionnels pour assurer un approvisionnement régulier des marchés d’une année sur l’autre. Cet approvisionnement régulier ou la présence dans la durée sur les marchés constitue la base des liens contractuels entre les acteurs du marché (production/distribution).

– A cela s’ajoute une lourde propension de la France à imposer une règlementation nationale plus restrictive que celle qui est réellement appliquée dans d’autres pays européens. Cette situation entraine des distorsions de concurrence inadmissibles. La décision franco-française d’interdire les insecticides de la famille des néonicotinoïdes sans se soucier de la réalité des solutions alternatives et de leurs impacts parfois plus négatifs en est une illustration récente.

– La réglementation européenne est en constante évolution. Celle-ci doit être construite sur des bases scientifiques fortes et sur une analyse bénéfices/risques. Une réglementation uniquement basée sur le danger sans appréciation objective du risque, c’est-à-dire de l’exposition, est absurde. Elle peut conduire à la suppression d’outils nécessaires à la production agricole y compris en agriculture biologique. A ce titre, le processus de définition des perturbateurs endocriniens en cours est primordial. L’adoption par l’Union Européenne de la position soutenue par les autorités françaises serait très impactante pour la compétitivité des productions de fruits et légumes européennes et sans bénéfices pour la santé publique.

Les enjeux pour le prochain mandat présidentiel

Le futur président de la République se doit de tracer un horizon atteignable et mobilisateur pour la filière fruits et légumes et pour l’ensemble des Français. Les enjeux sont :

  • Economiques : la préservation de l’excellence d’une filière employant plus de 600 000 personnes.
  • Sanitaire et alimentaire : « manger 5 fruits et légumes par jour » (PNNS). Les consommateurs ont besoin de filières compétitives capables de produire à un coût raisonnable. La dichotomie et l’opposition démagogique entre le bio et le conventionnel masque les modes de production responsables développés par la majorité des producteurs de fruits et légumes : agroécologie, production fruitière et légumière intégrée…

Nos propositions :

  1. La prise en compte de la spécificité des fruits et légumes en matière de protection phytosanitaire : faibles surfaces et contraintes techniques particulières. Il faut en particulier résoudre au plus vite la question des « usages non ou mal pourvus » (insuffisance de solutions efficaces).
  2. L’Application systématique de la procédure de reconnaissance mutuelle pour l’utilisation de produits phytosanitaires. Quand un usage est autorisé dans un pays européen, la France doit pouvoir lever les obstacles à celui-ci sur le territoire national le plus rapidement possible.
  3. Pour chaque projet de suppression de substances phytosanitaires : une étude d’impact complète prenant en compte tous les données : économiques, sociales et environnementales doit être réalisée avant toute décision. Aucune suppression ne doit être décidée sans proposition d’une solution alternative efficace.
  4. Une réglementation plus équilibrée à partir d’une analyse scientifique et objective des bénéfices/risques de la protection des plantes quel que soit le mode de production.
  5. L’augmentation des moyens de recherche de produits de protection des plantes et des techniques alternatives qui répondent aux dernières exigences de santé publique et d’environnement.
  6. CEPP : revenir sur le mécanisme des CEPP, véritable usine à gaz, mise en place contre l’avis des producteurs et qui conduit à un renchérissement de la protection des cultures spéciales, sans bénéfice pour l’environnement ou la santé humaine.

 

 

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Protection phytosanitaire : les producteurs de fruits et légumes demandent plus de stabilité réglementaire.

Communiqué de presse

 

Protection phytosanitaire :

les producteurs de fruits et légumes demandent plus de stabilité réglementaire.

 

Paris, le 23 mars 2017 – Alors que vient de débuter la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », cette opération médiatique organisée par des associations écologistes prend une tournure particulière à l’occasion de la campagne pour la prochaine élection présidentielle. Les promesses se multiplient. Quant aux producteurs, ils redoutent une nouvelle fois d’être les otages de débats idéologiques tronqués.

 

Confrontés l’année dernière à une année catastrophique en raison notamment d’un mois de mai exceptionnellement pluvieux, les producteurs de fruits et légumes entament cette nouvelle année avec de nombreuses appréhensions. Météorologiques tout d’abord, une deuxième année consécutive difficile reviendrait pour beaucoup à mettre définitivement la clé sous la porte. Sociétales ensuite, les conflits de voisinage, attisés par certaines associations locales se multiplient alors même que la profession s’est engagée depuis plusieurs années dans l’instauration de règles de bonne conduite visant à assurer une coexistence apaisée entre activités agricoles et riverains. A cela, il faut rajouter les incessantes campagnes des associations écologistes basées sur le marketing de la peur qui freinent au final la consommation de fruits et légumes accessibles à toutes les bourses, dont les bénéfices santé sont pourtant incontestables. Enfin et surtout politiques ! Les producteurs de fruits et légumes constatent l’intérêt de la plupart des candidats pour le secteur agricole… mais ne les ont pas vu beaucoup arpenter champs et vergers, mis à part dans le cadre de quelques opérations médiatiques savamment orchestrées. Résultat : un certain nombre de propositions déconnectées du terrain, rarement au regard d’une analyse bénéfice/risque, dont les conséquences sont d’ajouter une grande instabilité réglementaire à un secteur d’activité qui n’en a pas besoin.

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Communiqué de presse

 

Publication du baromètre santé du

Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

 

« Cancers, pesticides, maladies professionnelles

Un baromètre pour parler vrai ! ».

 

Maladies professionnelles des agriculteurs : à quand une véritable politique de prévention ?

 

Les troubles-musculo-squelettiques, premier risque et toujours première maladie professionnelle chez les producteurs

 

Paris, le 7 mars 2017 – A quels problèmes majeurs de santé sont confrontés les agriculteurs ? Comment évolue leur santé ? Quelles sont les principales causes d’accidents du travail dans ce secteur ? Le baromètre santé 2016 du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, fruit d’un long travail d’analyse et de synthèse, répond en partie à ces questions, tout en traitant, sans tabou et avec précision, la problématique de l’impact sur la santé des utilisateurs de l’usage des produits phytosanitaires.

En mai 2015, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France avait publié une monographie intitulée « Cancers, pesticides, maladies professionnelles Parlons-en… vraiment ! ». Début 2017, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a actualisé les données collectées à partir des mêmes sources et les a synthétisées sous la forme d’un baromètre.

Plusieurs chiffres clés en ressortent :

  • Les agriculteurs voient leur espérance de vie augmenter. Celle-ci reste supérieure à la moyenne. Un agriculteur âgé de 35 ans entre 2009 et 2013 vivra en moyenne jusqu’à 81,2 ans. Soit une progression de pratiquement 2 ans par rapport la période précédente (2000-2008).
  • Les troubles musculo-squelettiques représentent neuf cas de maladies professionnelles sur dix. Les parties du corps les plus fréquemment touchées chez les agriculteurs sont les membres supérieurs (mains, épaules, coudes, poignets) et le dos.
  • Les accidents du travail chez les producteurs sont pour l’essentiel liés aux activités avec les animaux et le matériel agricole. Ainsi, 20,5 % des accidents recensés sont dus aux animaux et 18,8 % aux machines et matériels utilisés, très loin devant les produits chimiques et de traitement, l’électricité et les éléments atmosphériques (poussières, fumées, etc.). Cet ensemble de risques représentant 3,3 % des accidents du travail des exploitants.

Focaliser l’attention sur les pesticides : une communication démagogique pour masquer les conséquences pour les agriculteurs de la perte de compétitivité de leurs exploitations

Pour 2013, la maladie de Parkinson provoquée par des pesticides représente 1,7 % du total des maladies professionnelles chez les agriculteurs. Et depuis 2003, sur 44 000 cas de maladies professionnelles, le nombre de cas liés aux produits phytosanitaires est de 47 soit              1 cas pour 1 000. De ces données, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, tire deux conclusions :

  • Ces chiffres sont particulièrement rassurants ; il n’y aucune épidémie de cancers due aux pesticides comme l’indiquent régulièrement les publications Agrican.
  • Il n’y a aucune « omerta » sur les pesticides, contrairement à ce que déclarent certaines ONG, relayées avec complaisance par les media.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, « alors que la campagne électorale en vue des élections présidentielles et législatives monte en puissance, on assiste à une surenchère médiatique de la part de certaines ONG et personnalités sur la question des pesticides. L’usage des produits phytosanitaires n’est pas l’alpha et l’oméga des enjeux de la filière. Ce qui doit préoccuper tous les Français, c’est la décroissance de la production nationale. A cela s’ajoute le « discours qui est plus le vert ? » d’acteurs de la grande distribution, ayant pour effet de superposer une nouvelle couche de contraintes à celles déjà mises en œuvre par les producteurs. »

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes mettra tout en œuvre pour faire entendre la voix des producteurs auprès des candidats. Il les invite d’ores et déjà à solliciter les agriculteurs conventionnels et bio pour des visites d’exploitations. Ils y verront le vrai travail accompli, notamment pour l’amélioration des conditions de travail, l’intégration de nouvelles technologies ainsi que pour l’utilisation des solutions éprouvées et efficaces de protection des cultures.

 

 

 

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Communiqué de presse

 

Enquête « EXPPERT 9 » sur les perturbateurs endocriniens : Générations Futures prend en otage l’opinion

 

A quand une réaction des autorités sanitaires et politiques face à ces publications sans aucun fondement scientifique ?

Paris, le 23 février 2017 – Alors que l’association écologiste Générations Futures vient de publier une énième « enquête » sur la présence de perturbateurs endocriniens présents dans les cheveux de 7 personnalités politiques et écologistes, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France exige des autorités sanitaires une réaction ferme afin de rétablir la vérité scientifique auprès des Français.

Sur cette enquête, voici les faits que nous pouvons d’ores et déjà dénoncer :

– La liste des substances phytosanitaires qualifiées de « perturbateurs endocriniens », servant de base à cette analyse, n’est aucunement reconnue par la communauté scientifique (base militante et d’origine américaine Tedx). Plus précisément, les 150 pesticides recherchés par Générations Futures sont loin d’être tous des perturbateurs endocriniens, comme le sous-entend l’association.

– Contrairement à ce qui est annoncé, la plupart des substances recherchées sont, soit non détectées, soit en dessous de la limite de quantification.

-Les substances qui se retrouvent en « plus grande » quantité sont :

  • L’allethrine qui est un anti-moustique à faible toxicité pour l’homme.
  • La permethrine qui est un produit médical pour lutter contre la gale chez l’homme.
  • Le fipronil et le propoxur qui sont à usage vétérinaire pour lutter contre les puces et tiques chez le chien et le chat. Ajoutons que le fipronil n’est plus utilisé en agriculture depuis 2004.

– Il manque à cette analyse la recherche de substances unanimement reconnues comme dangereuses comme le tabac, les stupéfiants, l’alcool, etc. Faut-il rappeler que les analyses de cheveux sont parfaitement pertinentes pour la recherche de ce type de composants ?

« Alors qu’en Allemagne, le BfR (équivalent de l’ANSES) a réagi très clairement il y a quelques semaines face à de fausses allégations lancées par un journal allemand, le collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France demande au plus vite une prise de position forte de la part de l’ANSES sur ces pseudos enquêtes sans aucun fondement scientifique et qui trompent le grand public.

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Communiqué de presse

 

« Interdiction totale des perturbateurs endocriniens » : Benoît Hamon mesure t-il les conséquences sur l’agriculture biologique ?

 

Paris, le 13 février 2017 – Alors que Benoît Hamon, candidat à l’élection présidentielle vient d’annoncer son intention d’interdire tous « les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux » dans l’alimentation, le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France s’interroge sur la portée d’une telle mesure, si elle était appliquée, notamment pour les producteurs de fruits et légumes bio.

 

Contrairement à un préjugé largement répandu, les producteurs de fruits et légumes bio ont recours, pour protéger leurs cultures, à de nombreux produits phytosanitaires. L’azadirachtine plus connue sous le nom d’« huile de neem » en fait partie. Cet insecticide naturel est utilisé dans les vergers de pommiers, pêchers, cerisiers ou encore pruniers. Les propriétés « perturbatrices endocriniennes » de l’azadirachtine sont connues depuis des siècles. Cela n’empêche pas les producteurs de fruits et légumes bio de l’utiliser en prenant toutes les précautions d’usage.

Quelle serait la cohérence à faire, dans le même discours, la promotion de l’agriculture bio et à interdire dans le même temps les substances comme l’huile de nem, insecticide bio ? Si cette promesse de Benoit Hamon était appliquée à la lettre, quelle solution alternative serait proposée aux agriculteurs ?

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes s’inquiète de la surenchère écologiste de la campagne présidentielle.  Il demande aux candidats de bien mesurer la portée de leurs déclarations et se tient à disposition de tous pour faire part de l’expérience sur le terrain des producteurs.

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Protéger ses cultures deviendra-t-il bientôt un acte illicite ?

Communiqué de presse

 

Consultation publique nouvelle mouture de l’arrêté du 12 septembre

Protéger ses cultures deviendra-t-il bientôt un acte illicite ?

 

Paris, le 2 février 2017 – Alors que la nouvelle mouture de « l’arrêté du 12 septembre » est ouverte à consultation depuis quelques jours sur le site du Ministère de l’agriculture[1],  le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce l’inapplicabilité et l’absurdité de cette réglementation imposée aux producteurs biologiques et conventionnels.

En dehors de quelques modifications à la marge, le « projet d’arrêté relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants » n’est qu’une actualisation des dispositions de l’arrêté du 12 septembre 2006.

Déjà dénoncées par la filière fruits et légumes en son temps, ces dispositions ne changent rien fondamentalement aux règles absurdes déjà existantes. Personne n’a par exemple envisagé au ministère de l’agriculture que dans certaines régions françaises, un producteur qui commence à traiter ses cultures par un vent en deçà de 19 km/h peut soudainement être confronté à un vent à 20 km/h…et donc se retrouver dans l’illégalité. Faut-il également rappeler l’expérimentation de l’Association Nationale Pommes Poires conduite en 2009 [2], qui concluait à la perte totale de récolte en appliquant strictement l’ensemble de la réglementation.

Pour le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France, ce projet d’arrêté ne reflète qu’une vision franco-française restrictive de l’usage des produits phytosanitaires. Notre pays considère que l’utilisation d’un produit phytosanitaire de synthèse ou agréé en l’agriculture biologique est à priori un acte potentiellement illicite.  Unique au sein de l’Union Européenne, ce type de règles juridiques est l’exemple même de surrèglementation, fruit de campagnes de dénigrement et d’une vision idéaliste de la production de fruits et légumes.

[1] http://agriculture.gouv.fr/projet-darrete-relatif-la-mise-sur-le-marche-et-lutilisation-des-produits-phytopharmaceutiques-et-de

[2] Association Nationale Pommes Poires, Le verger témoin :  expérimentation grandeur nature entre la législation et les pratiques, 2009

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Perturbateurs endocriniens dans l’eau : Les 4 péchés par omission de Générations Futures


Communiqué de presse

 

Perturbateurs endocriniens dans l’eau :

Les 4 péchés par omission de Générations Futures

 

Pourquoi la dernière « enquête » de l’ONG militante ne vaut rien sur le plan scientifique.

 

Paris, le 13 janvier 2017 – L’association environnementaliste Générations Futures vient de publier un énième volet de son enquête EXPPERT portant sur les perturbateurs endocriniens dans l’eau. Résultat : une position caricaturale du fait de l’omission sciemment pensée de données clés.

Donnant comme d’habitude une ampleur médiatique disproportionnée à son enquête, Générations Futures ne fait que reprendre des données déjà existantes et publiques mais en les sélectionnant soigneusement. Résultat : un discours tronqué.

L’analyse (qui tient sur seulement 5 pages !) pèche par 4 omissions majeures :

1- Générations Futures ne retient tout d’abord que les « pesticides de synthèse » et omet les substances préoccupantes pour l’environnement ou la santé des Français : résidus de médicaments, contraceptifs, métaux lourds (comme le zinc, le plomb, le cuivre, chrome, le nickel[1]), PCB, dont on peut directement observer la présence dans tous les types d‘eau.

2- L’ONG « oublie » également des molécules naturelles aux propriétés endocriniennes reconnues utilisées en agriculture biologique comme l’azadirachtine (huile de neem, insecticide à large spectre et perturbateur endocrinien) qui est susceptible de rejoindre très facilement les ressources en eau et est toxique pour les organismes aquatiques.

3-Toujours dans le ton catastrophiste, dans les quelques lignes concernant l’eau du robinet (celle que nous buvons tous les jours !), Générations Futures ne fait un zoom que sur les eaux épisodiquement « non conformes », qui concernent au maximum 6 % de la population française[2].

4- En septembre 2016, le ministère de l’environnement observait une amélioration structurelle de la qualité des eaux sur le critère « pesticides »[3], aucune trace dans le dossier de Générations Futures.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France, le sujet de la qualité des eaux est trop complexe pour le laisser à quelques associations militantes, qui s’en servent pour faire de l’agro-bashing en quelques pages de dossier de presse et non pour protéger la population contre les perturbateurs endocriniens. L’information essentielle est simple : la qualité des eaux en France qu’elles soient souterraines, de surface ou potable s’améliore depuis des années, fruit notamment du travail concerté des autorités sanitaires et des agriculteurs.

 

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rassemble des producteurs travaillant en agriculture biologique et raisonnée. Membres de toutes les filières et de toutes les associations professionnelles, ils sont confrontés à un même problème majeur : protéger leur récolte de manière efficace et dans le respect de l’environnement. En 2007, ils ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics à cette menace qui pèse sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence les organisations professionnelles ; il n’a que pour but de les compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité

[1] Ineris, Les substances dangereuses pour le milieu aquatique dans les rejets industriels.

[2] Ministère des Affaires sociales et de la santé, Bilan de la qualité de l’eau au robinet du consommateur vis-à-vis des pesticides en 2014, p12. « Au cours de l’année 2014, l’eau distribuée en France a été de bonne qualité, eu égard aux teneurs en pesticides mesurées : 94 % de la population a été alimentée en 2014 par une eau dont la qualité respectait en permanence les limites de qualité fixées par la réglementation »

[3] Commissariat général au développement durable, Pesticides dans les cours d’eau, légère baisse de 2008 à 2013.

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Pesticides : Michel-Edouard Leclerc atteint de cécité

 

Communiqué de presse

 

Pesticides : MichelEdouard Leclerc atteint de cécité

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce l’incurie du géant                                          de la grande distribution

 

Paris, le 12 décembre 2016 – Michel-Edouard Leclerc, affiche dans une tribune publiée* le 8 décembre sa volonté de « déclarer » la guerre aux pesticides » dans ses magasins. Derrière ce slogan choc, le PDG des enseignes E. Leclerc annonce un plan d’actions qui révèle surtout son ignorance totale des pratiques agricoles. Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce les trois aveuglements du géant de la grande distribution.

Le PDG souhaiterait en effet :

1-      L’établissement d’un « comité scientifique »

Or celuici existe déjà. C’est le rôle de l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes (APRIFEL) qui réunit un conseil scientifique avec des experts nationaux indépendants et un conseil de consommateurs (avec des associations de consommateurs agréées).

Pourquoi donc Michel-Edouard Leclerc veut-il alors créer un comité qui dépendra surtout de la grande distribution ?! Les producteurs sont surtout soucieux de l’indépendance scientifique vis-à-vis de la grande distribution !

  • La «valorisation des pratiques alternatives »

Sans doute peut-on amplifier ces valorisations mais comment passer sous silence le travail considérable réalisé dans le réseau de fermes Dephy qui rassemble plus de 1 900 exploitations agricoles engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage de pesticides ?! Comment balayer d’un revers de la main les bonnes pratiques développées par les instituts techniques depuis tant d’années ? Comment oublier les efforts réalisés par les producteurs dans le cadre du plan Ecophyto ?

3- Une évolution des « cahiers des charges qualitatifs du Groupement dachat dE. Leclerc et de la Scamark »

Pourquoi vouloir durcir des contraintes alors que les cahiers des charges auxquels se soumettent les paysans existent déjà et sont nombreux ! C’est le cas de GlobalGap qui est le référentiel rédigé au départ uniquement pour la filière fruits et légumes à l’initiative de la grande distribution d’Europe du nord en 1997. Quid du label Agriconfiance ? De l’agriculture raisonnée ?  Sans parler du cahier des charges spécifiques à chaque filière de production ?! De qui se moque Michel-Edouard Leclerc ? Imposer de nouvelles normes reviendrait à décrédibiliser l’ensemble de ces cahiers des charges existants.

Comment Michel-Edouard Leclerc peut-il oser dire que les fruits et légumes seraient « gavés » aux pesticides ? Selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), les fruits et légumes que l’on trouve sur les étals sont sains et de qualité. Plus de 97% des productions présentent des niveaux de résidus se situant dans les limites européennes légales. Ajoutons que des organismes indépendants réalisent également des tests de contrôle avant la mise sur marché des denrées. Laisser entendre le contraire de la part du PDG d’une enseigne aussi connu est stupéfiant.

Dans son ignorance, Michel-Edouard Leclerc laisse entendre que le bio ne contiendrait pas de résidus alors qu’environ 15 000 tonnes de soufre et de cuivre sont utilisées chaque année en France pour traiter entre autres ces productions ! D’ailleurs, le dernier rapport de l’EFSA publié en octobre 2016 précise que la présence de résidus de pesticides a été quantifiée dans 12,4% des 4 792 aliments bio analysés – ce qui ne suscite en soi aucune inquiétude en termes de santé publique – et que 1,2% d’entre eux dépassaient les Limites Maximales de Résidus (LMR) réglementaires.

Bien au-delà de l’image « verte » et « ONG compatible » qu’il peut retirer d’une telle communication, Michel-Edouard Leclerc pense avant tout à la valeur de la marge qu’il sera susceptible de dégager avec les produits bio par rapport à la vente de denrées issues de l’agriculture conventionnelle pourtant tout aussi saines et sûres. Mais attention, céder au chantage d’ONG, c’est mettre la main dans un engrenage qui ne peut que les encourager à aller plus loin encore dans les exigences…

 *http://www.huffingtonpost.fr/micheledouard-leclerc/je-declare-la-guerre-aux-pesticides-dans-mes-magasins-et-voici-c/

**http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4611/epdf

 

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