Certificats d’économie de produits phytosanitaires: Qui paiera vraiment ? On attend (toujours) la réponse du Ministère de l’agriculture.

Certificats d’économie de produits phytosanitaires:

Qui paiera vraiment ?

On attend (toujours) la réponse du Ministère de l’agriculture.

 

Paris, le 14 mars 2016 – Alors que le décret d’application de mise en place des Certificats d’Economie de Produits Phytosanitaires (CEPP) est actuellement en discussion entre le ministère de l’agriculture et les acteurs du monde agricole, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France pose une question fondamentale : qui paiera in fine la taxe-sanction ?

Les CEPP, c’est sur le papier une belle idée pour obliger les acteurs du monde agricole à réduire leur consommation de produits phytosanitaires. Concrètement, les « obligés » (les distributeurs agricoles c’est-à-dire les coopératives et négociants), seront tenus d’obtenir un certain nombre de CEPP justifiant leurs actions en faveur de la réduction de l’usage de pesticides, sous peine d’une pénalité financière. Une fois le quota de certificats atteint, les obligés peuvent vendre leur surplus aux autres obligés afin qu’ils atteignent leurs objectifs.

A première vue, aucun problème : les producteurs de fruits et légumes ne seront donc pas pénalisés. Mais ceux-ci ne peuvent s’empêcher de regarder un peu plus loin : les distributeurs ne vont-ils pas répercuter le surcoût des CEPP sur les prix des produits phytosanitaires ? Certaines productions ne risquent-elles pas d’être privées de solutions phytosanitaires les années à forte pression du fait de distributeurs ayant atteint leur limite de quota ?

Ces questions plongent l’ensemble de la filière fruits & légumes dans une grande incertitude. Les producteurs ne peuvent en aucun cas supporter une nouvelle taxe sanction. Il appartient donc au ministère de clarifier urgemment ce dispositif. Tant qu’il ne l’aura pas fait, celui-ci restera une véritable « usine à gaz » incontrôlable.

La filière fruits & légumes, déjà en grave difficultés, est elle-même déjà engagée, depuis des années dans des démarches de progrès. Les producteurs rappellent que l’indicateur de la baisse de l’usage des produits phytosanitaires est loin d’être suffisant pour apprécier l’amélioration de leurs pratiques. Avoir à disposition des solutions innovantes, continuer à être conseillés au sein même de leurs exploitations par des professionnels expérimentés, et être encouragés à tester de nouveaux itinéraires techniques répondant aux objectifs de l’agro-écologie sont également des éléments clés. Le vrai progrès passe donc par l’expérimentation et la démonstration et non par une fiscalité punitive telle que les CEPP, qui sont un aveu d’incompétence de l’administration et de la recherche publique dont la seule devise semble être : surveiller et punir.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Pesticides et poussières dans les maisons : Marketing de la peur, 6e édition !

Pesticides et poussières dans les maisons :

Marketing de la peur, 6e édition !

La pseudo enquête « EXPPERT » de l’association militante Générations Futures.

 

 

Paris, le 1er mars 2016 – En moins d’un an, l’association militante écologiste Générations Futures publie sa… 4ème étude sur le dossier des Perturbateurs Endocriniens (ou PE) (et le numéro 6 dans sa collection intégrale !). Une publication tous les trois mois, c’est une cadence de publication effrénée incompatible avec le temps nécessaire et la rigueur scientifique attendue par les Français. La créativité marketing des militants de Générations Futures n’a plus de limite.

Tempête dans un verre d’eau : pour l’association militante elle-même, cette étude ne signifie pas grand-chose sur le plan scientifique

« Cette enquête est basée sur l’analyse d’un nombre restreint de foyers. Elle ne prétend pas être parfaitement représentative de l’exposition à des pesticides agricoles de l’ensemble des personnes vivant en zone agricole cultivée de manière intensive ». Bienvenue donc dans la série « coucou, fais-moi peur » largement reprise par certains journalistes peu regardants sur la fiabilité scientifique de leur source.

Mais …quel est le problème ?

Générations Futures ne trouve que des « nanogrammes de gramme » de pesticides et roule au final les consommateurs dans la poussière !

Fort est de constater que les résultats de l’association militante sur les résidus de pesticides sont en réalité rassurants et conformes aux contenus des études des dossiers d’homologation des pesticides. En effet, de quoi parle-t-on ? De 17 milligrammes de pesticides par kilogramme de poussière ! Or, ce sont les éventuels niveaux de résidus de pesticides retrouvés dans les aliments et pour lesquels les évaluations de risque démontrent une absence de risque pour le consommateur. Surtout ne demandez pas à Générations Futures de vous parler des évaluations de risque, ce débat-là ne l’intéresse pas ! Concrètement pour avoir ces substances dites PE dans l’organisme, nos enfants doivent :

  • soit inhaler un kilo de poussière. Cela revient à respirer le contenu complet d’un sac aspirateur, sérieusement de qui se moque-t-on ?
  • soit ingérer un kilo de poussière. Cela a-t-il un rapport quelconque avec la réalité ?
  • soit se frotter à un kilo de poussière sur le sol en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il y a dedans rentre en contact avec la peau puis pénètre à l’intérieur de l’organisme ! Générations Futures se garde bien de faire un lien avec l’exposition réelle des résidents, cela détruirait complétement ses démonstrations.

Les marges de sécurité sont telles que les riverains des parcelles agricoles n’ont rien à craindre de ces traces de pesticides. Mais si Générations Futures avait voulu réellement faire une étude fiable pour protéger les riverains, pourquoi avoir omis de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme les résidus d’acariens, de pollen, les résidus de nicotine, de plomb, de cadmium, de fumée (de cheminée, de barbecue) ? Pourquoi l’étude ne se penche-t-elle pas sur les résidus de benzène issus des pots d’échappement de nos voitures ? Rien non plus sur les traces de pesticides bio comme les résidus de cuivre ou de soufre qui représentent 30% des volumes de pesticides utilisés en France !!! Générations Futures aurait-il caché des résultats ?

Générations Futures « oublie » de chercher les perturbateurs endocriniens avérés !

Pourquoi Générations Futures a « omis » de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme le cannabis ou les insectides bio (Huile de Neem ou Quassine) largement utilisés en agriculture biologique et qui sont des perturbateurs endocriniens bien plus présents et à risque ? Générations Futures souligne pourtant dans son rapport que « les Perturbateurs Endocriniens sont des substances d’origine naturelle ou artificielle » : il est ainsi curieux de constater qu’aucune substance naturelle n’ait été recherchée dans l’étude de l’association militante !

Bref, Générations Futures aime les coups de com’. Mener des études sérieuses sur des échantillons représentatifs et sur des substances inquiétantes et réellement présentes serait autrement plus utile pour la communauté scientifique et pour la santé de nos concitoyens.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Cash investigation sur les pesticides : 3 vérités omises et 1 mythe

Cash investigation sur les pesticides

3 vérités omises et 1 mythe

 

Un  « nouveau documentaire » (parmi tant d’autres !) totalement à charge qui oublie les vrais enjeux

 Paris, le 3 février 2015 – L’émission Cash Investigation consacrée « aux pesticides et à leurs dangers pour la santé » diffusée hier soir sur France 2 sombre encore une fois dans une véritable caricature populiste.

En 2015, pour les seuls media télévisuels, 85 reportages à charge contre le secteur agro-alimentaire ont été diffusés dont 60% sur les chaînes du service public ! Alors que la détresse économique et sociale des agriculteurs est réelle, Cash Investigation aurait été avisée de réaliser un travail d’enquête en analysant les vrais enjeux. Histoire que le grand public se fasse une opinion qui soit… juste.

Mais Cash Investigation a voulu s’assurer hier une audience confortable en choisissant de s’attaquer uniquement aux « firmes » produisant les produits phytosanitaires. Effectivement, à en croire les journalistes, ces produits n’existeraient que pour remplir les caisses des industriels de l’agrochimie, ce qui justifieraient cet « oubli ». Quant aux agriculteurs et aux consommateurs, ils ne seraient que des « victimes ».

Quid d’une analyse plus pertinente sur les risques et les bénéfices des produits phytosanitaires ? Aucune mention ! Rappelons quelques vérités bien simples à comprendre, y compris par Elise Lucet et Martin Boudot :

1.    Les produits phytosanitaires ne sont pas utilisés par plaisir par les producteurs mais sont là pour protéger les plantes et leurs fruits contre les maladies et ravageurs, qui représentent un risque bien réel. Sans eux, nos étalages seraient dégarnis.

2.    Les produits phytosanitaires protègent également les consommateurs contre des risques sanitaires (mycotoxines, bactéries, etc.) particulièrement dangereux et à l’origine de cas de mortalités.

3.    Les produits phytosanitaires sont dangereux : oui, comme les médicaments, ce qui nous empêche pas d’en prendre sous le contrôle de médecins et de pharmaciens. Ou comme l’électricité qui nécessite des installations fiables et des précautions d’usage. De gros progrès ont été faits dans l‘élaboration et l’application de ces produits : élimination des molécules les plus dangereuses, produits ciblant mieux les maladies, formation des producteurs, etc.

Le mythe du 0 pesticide

Cash Investigation a sombré dans la caricature en oubliant de préciser que toutes les cultures, y compris bio, ont besoin de protection phytosanitaire. Il n’existe actuellement pas de production « sans pesticides », sauf dans l’imaginaire de ces journalistes.

 

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Enquête « salades » de Générations Futures : Halte à la manipulation !

Télécharger l’enquête complète VIGIE F&L 2015

Aucun chiffre, aucune analyse scientifique, aucune recherche sur le cuivre, 1er pesticide utilisé en agriculture… : l’ONG Générations Futures se discrédite.

Paris, le 22 septembre 2015 – Dans une communication médiatique, l’association environnementaliste Générations Futures dénonce la présence de « pesticides », dont certains seraient « perturbateur endocrinien », sur les salades mises en vente dans les grandes surfaces françaises.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce la vaste manipulation que constitue cette pseudo-enquête. Jouant encore une fois sur les peurs, Générations Futures n’avance strictement aucun chiffre. L’ONG ne fait que lister un certain nombre de molécules.
Or, tout scientifique sérieux sait bien qu’il faut bien distinguer les notions de « détection » et de « quantification ».
Grâce aux outils ultra-performants de laboratoire, on peut désormais détecter tout et n’importe quoi sur n’importe quel produit, y compris des produits interdits depuis 40 ans comme le DDT. Quant au « seuil de quantification », il permet d’avoir une idée beaucoup plus exacte des résidus effectivement présents. Cette distinction fondamentale, Générations Futures la met aux oubliettes pour les besoins de sa communication.

Générations Futures « oublie » de rechercher le cuivre, 1er pesticide utilisé en agriculture !
Premier pesticide en quantité utilisé en bio (et dans une moindre mesure en conventionnel), le cuivre est bizarrement « oublié » par Générations Futures. Pour quelle raison ? Le cuivre (molécule dite « naturel ») est très utilisé en bio comme substitut à des molécules de synthèse. Faut-il y voir une certaine prudence vis-à-vis de certains sponsors de l’association ?
Quelle que soit la réalité, l’oubli du cuivre est une erreur majeure pour qui veut faire une analyse réaliste des potentiels résidus de produits phytosanitaires sur fruits et légumes. Il est également stupéfiant de voir que l’ONG n’a pas réalisé la moindre étude sur les agents microbiologiques qui sont pourtant les premières préoccupations sanitaires. Rappelons la crise sanitaire dramatique provoquée en Allemagne en 2011 par la présence de la bactérie Escherichia coli sur des graines germées (pousses de soja bio) consommées en salade.

Une étude pour déstabiliser les producteurs français
Un mois après les manifestations massives d’agriculteurs, cette communication est une nouvelle tentative de déstabilisation des producteurs de fruits et légumes français. On remarquera d’ailleurs que l’association PAN Europe, soutien européen Générations Futures pour cette enquête, n’a publié aucune étude similaire dans les autres pays européens.
Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce enfin le silence coupable du Ministère de l’Agriculture et de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Ces deux instances officielles, respectivement en charge de la réglementation et du contrôle de la qualité sanitaire de l’alimentation devraient dénoncer avec force cette étude biaisée et prendre la défense des producteurs. Ceux-ci peuvent être fiers de leur travail, et de leurs démarches de progrès incessantes. Les consommateurs français peuvent être également fiers de la production issue de leur terroir comme le montre la toute dernière étude Vigie F&L 2015 qu’a publié le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France. Au cœur de cette étude, les salades et tomates de nos étalages, issues de l’agriculture bio et conventionnelle ont été analysées par 6 laboratoires français.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Fruits et légumes : aucun risque pour la santé des consommateurs

Télécharger l’enquête complète VIGIE F&L 2015

Enquête VIGIE F&L 2015
Risques microbiologiques & risques pesticides
Analyse sur fruits et légumes bio et conventionnels

Halte aux messages alarmistes !

Paris, le 21 septembre 2015 – Risques microbiologiques & pesticides : les fruits et légumes sont sains. C’est ce que révèle l’enquête VIGIE F&L 2015 que publie le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes. Au cœur de cette étude, les salades et tomates de nos étalages, issues de l’agriculture bio et conventionnelle.

Le risque microbiologique sous contrôle
Risque majeur pour les consommateurs, les agents pathogènes microbiologiques sont trop souvent sous-estimés alors qu’ils sont régulièrement à l’origine de troubles digestifs, voire d’hospitalisations et dans les cas extrêmes, de décès. Rappelons la crise sanitaire dramatique provoquée en Allemagne en 2011 par la présence de la bactérie Escherichia coli sur des graines germées (pousses de soja bio) consommées en salade .
Les résultats de notre étude démontrent le respect de la réglementation pour tous les échantillons pour les normes microbiologiques (Escherichia coli, salmonelloses, Listeria) et quel que soit le mode de production. Bien qu’en théorie, le risque soit plus important au sein de la filière bio (utilisation régulière d’effluents d’élevage comme engrais organiques), l’enquête ne révèle ici aucun contaminant particulier.

Résidus phytosanitaires : des résultats au moins dix fois inférieurs aux Limites Maximales de Résidus (ou LMR)
Les échantillons de tomates et salades analysés ont fait l’objet d’environ 2 800 recherches de résidus (479 substances phytosanitaires par échantillon). Seules 9 substances ont pu être quantifiées. 99,3% des recherches sur l’ensemble des échantillons ont montré l’absence de résidus.
Ces chiffres sont comparables à ceux publiés régulièrement par les agences officielles. Ainsi, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), des pesticides ont été quantifiés dans seulement 0,45% des analyses (rapport d’avril 2014).

Cuivre : résidu le plus présent en bio comme en conventionnel
Des résidus de cuivre ont été quantifiés dans tous les échantillons analysés. Les niveaux de quantification de ce pesticide sont beaucoup plus importants que ceux observés pour les autres pesticides (en terme d’échelle, les teneurs en cuivre sont de l’ordre du milligramme par kg alors que les teneurs sont de l’ordre du dixième voire du centième de milligramme par kg pour les autres pesticides).
– Les salades « bio » contiennent en moyenne 65 % plus de cuivre que leurs homologues conventionnels.
– Les tomates « bio » contiennent en moyenne 200 % plus de cuivre que leurs homologues conventionnels.
Ces données correspondent aux pratiques agricoles actuelles, notamment à une plus forte utilisation du cuivre en agriculture biologique. Celui-ci, sous différentes formes, est largement utilisé depuis plus d’un siècle en vigne, en arboriculture ou en production de légumes. Son efficacité est constante contre le mildiou et d’autres agents pathogènes. Le cuivre ne migre pas vers les eaux mais s’accumule dans le sol (haute persistance). Cette caractéristique conduit à une dégradation de la biodiversité microbienne du sol et donc de sa fertilité.
Un projet de la Commission européenne vise à limiter l’usage du cuivre. Un véritable enjeu pour cette filière fortement dépendante de l’utilisation de ce pesticide. Les producteurs s’efforcent de limiter la pollution liée au cuivre alors qu’il n’existe pas de solution alternative dans leur cahier des charges.

Face aux questionnements de certains consommateurs inquiets des messages alarmistes véhiculés par des associations environnementalistes, ces résultats démontrent le respect par les producteurs des bonnes pratiques agronomiques d’utilisation des produits phytosanitaires. Ils sont aussi en concordance avec les évaluations de l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui, dans son dernier rapport, note que plus d’un produit sur deux ne comporte absolument aucun résidu quantifiable de pesticide . Une communication anxiogène sur cette problématique est donc infondée, même s’il est toujours nécessaire de continuer à perfectionner les bonnes pratiques tout au long de la chaîne de consommation.

« Ces résultats apportent une preuve supplémentaire des efforts constants des producteurs en matière de sécurité sanitaire», observe Bernard Géry, porte-parole du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France. « Rien ne justifie donc une quelconque communication alarmiste telle que nous le voyons parfois de la part de certaines associations environnementalistes. Reste que nous devons être toujours particulièrement vigilants en agriculture biologique et conventionnelle, de la production au consommateur final en passant par les circuits de distribution (circuits courts ou supermarchés). »

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Pesticides : trop d’impasses réglementaires

Produire des  pommes, de la mâche, des radis ou encore des melons exige un grand savoir-faire. Car il faut tenir compte des saisons, de la météo et des aléas du climat, des maladies comme le mildiou ou l’oïdium, des parasites, du  redoutable vol des mouches par exemple…  Bref, d’un certain nombre de contraintes sur lesquelles nous n’avons pas forcement prise. Nous mettons tout en œuvre pour  produire des fruits et légumes bons, beaux, sains et respectueux de l’environnement. C’est ainsi que nous  sommes engagés  dans des démarches de progrès et de qualité. Si la préservation de la qualité des fruits et légumes est un engagement de tous les jours pour le producteur, l’utilisation de produits de protection n’est, en revanche, pas systématique et doit continuer à être toujours plus raisonnée grâce à l’innovation (outils d’aide à la décision, recherche de nouvelles molécules, formation des producteurs). La protection de nos cultures obéit à une réglementation très stricte. Les normes auxquelles sont soumises les producteurs sont drastiques.  MAIS : le durcissement de la réglementation en matière de protection des cultures et le mille-feuilles réglementaire français et européen plongent trop souvent les agriculteurs biologiques et conventionnels dans des impasses techniques.

STOP AU MILLE-FEUILLES REGLEMENTAIRE

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a pour objectif d’alerter les pouvoirs publics et le grand public sur les difficultés de leur métier. Dans cette optique, nous mettons à jour régulièrement une étude d’impact soulignant les impasses des différentes cultures françaises. Comme le souligne WWF : « Les pesticides, c’est comme les antibiotiques … c’est pas automatique ». Mais il ne viendrait à l’idée de personne d’interdire purement et simplement ces médicaments. Il est normal de les utiliser pour soigner un être humain. Sa guérison est une affaire d’équilibre : le patient fait alors confiance au juste dosage du médecin. Pour les végétaux comme les fruits et légumes, il en va de même, sous peine de perdre toute la récolte. Produire des fruits et légumes est un art. Encore faut-il que les artistes puissent continuer à exercer cet art en France !

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