Pesticides dans l’air, de quoi parle-t-on ?

Le 18 février 2020 – A la veille du Salon International de l’Agriculture, l’association anti-pesticides Générations Futures publie un rapport alarmiste sur la présence de produits phytosanitaires dans l’air. Rien de nouveau, les données présentées ont déjà été publiées en décembre dernier et sont tout à fait rassurantes pour les riverains et citoyens français.

Ce matin, Générations Futures prétend publier un rapport « inédit » se basant sur les données 2002-2017 relatives à la présence de pesticides dans l’air issues de la base de données PhytAtmo, établie en décembre 2019, par Atmo France, la fédération des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA). Outre le fait que le sujet a déjà traité le 18 décembre dernier par Le Monde[1]… la communication catastrophiste de l’association anti-pesticides ne résiste pas à une analyse précise des chiffres.

Moins d’1 milligramme de pesticides inhalé sur 90 ans

En 16 ans, les AASQA ont compilé plus de 450 000 analyses de produits phytos dans l’air. Les pesticides n’ont pu être quantifiés que dans 7,4% des situations : cela signifie que dans 92,6% des mesures, on ne retrouve absolument rien. Surtout, selon un calcul de collégien que Générations Futures aurait pu faire à partir de ces mêmes données PhytAtmo, un individu vivant 90 ans aura inhalé pendant toute sa vie l’équivalent de 990 000 nanogrammes de pesticides, soit moins d’1 milligramme ou encore l’équivalent d’un comprimé de paracétamol partagé entre 1 000 personnes !

Dans le détail, sur 320 substances recherchées, seules 52 ont pu être quantifiées dans plus de 5 % des analyses, 140 ne sont absolument jamais retrouvées et 128 retrouvées dans moins de 5 % des situations.

Autrement dit, les taux de pesticides mesurés dans l’air sont négligeables au regard des données de la Dose Journalière Admissible (DJA), norme elle-même particulière protectrice pour les riverains ou les promeneurs. Champion à « coucou, fais-moi peur », Générations Futures devrait cependant se remettre aux mathématiques…

Enfin, Générations Futures semble occulter le fait qu’une définition européenne des Perturbateurs endocriniens est parue au Journal Officiel de l’UE et en vigueur depuis novembre 2018… La liste « TEDX » sur laquelle s’appuie l’association militante est complétement obsolète et par conséquence l’interprétation qu’elle a pu faire de ces données.


[1] https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/12/18/les-pesticides-polluent-aussi-l-air-que-respirent-les-francais_6023286_3244.html

Audition de Roger Genet par la commission développement durable de l’Assemblée nationale

Le 12 février 2020, Roger Genet, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) était auditionné par la commission développement durable de l’Assemblée nationale. Voici ce que nous avons retenu en vidéo :

Il n’y a pas d’opposition entre des bons scientifiques et les mauvais experts, ce sont les mêmes personnes.
Ce qui fait la différence entre un avis scientifique fondé sur une publication et un avis d’expertise de nos agences sanitaires, c’est le côté pluridisciplinaire, transversal ; c’est une évaluation qui est faite de l’ensemble de la littérature scientifique de façon contradictoire et qui prend en compte de tout ce qui existe au niveau international.
Sur les SDHI, il y a « un emballement médiatique et des pressions très fortes qui sont exercées à l’encontre de l’agence pour justifier une attente sociétale qui est de plus en forte sur l’interdiction totale des pesticides. »
« Le risque n’est pas le danger. On évalue le danger ; on évalue l’exposition; et la combinaison des deux fait le risque ».
Quand le député Bertrand Pancher résume parfaitement la situation actuelle : « on crée finalement de la bêtise collective alors qu’il faudrait créer de intelligence collective »
Des liens d’intérêts avec l’industrie? Face à l’exposé diffamatoire d’un amendement de la France Insoumise , Roger Genet répond fermement : « je le réfute catégoriquement »
Roger Genet fait de nouveau part des pressions exercées sur l’Anses : « des campagne de mail  » envoyées à une vingtaine de personnes de l’agence leur demandant d’écouter la science alors que la mission de l’agence est justement d’évaluer la science!

L’indépendance de l’Anses, c’est évident mais toujours mieux de le redire

Audition « SDHI » à l’OPECST le 23 janvier 2020

Le 23 janvier 2020, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a entendu différents intervenants sur les fongicides SDHI :

Francelyne MARANO, professeur émérite de biologie cellulaire et de toxicologie à l’université Paris-Diderot, membre du Haut Conseil de la santé publique ;

Pierre RUSTIN, directeur de recherche, et Paule BÉNIT, ingénieure de recherche à l’INSERM, auteurs d’une publication scientifique concluant à un risque pour les organismes exposés aux SDHI ;

Roger GENET, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et plusieurs membres de son équipe.

Voici ce que nous avons retenu en vidéo :

Si l’on comprend bien Pierre Rustin, les SDHI tueraient le blé en cas de passage par le système racinaire. De quoi sérieusement douter des compétences scientifiques du dit « lanceur d’alerte »
Pierre Rustin et Paule Bénit soutenues par l’association Pollinis, l’un des lobbys écologistes les plus puissants…
« À ce jour, que ce soit en France ou ailleurs, aucun élément n’est venu confirmer
l’existence d’une alerte sanitaire qui pourrait conduire au retrait des autorisations de mise sur
le marché des produits qui contiennent ces substances actives. »
La commission nationale de la déontologie et des alertes en santé publique et
environnementale a produit un rapport qui aboutit à la conclusion suivante : « les informations
rapportées dans cet article sont sujettes à discussion en raison des incertitudes
expérimentales relevées. Le lien entre un effet inhibiteur des fongicides sur l’activité de la
SDH et une induction de pathologie chez l’homme n’est pas recevable ».
Contrairement aux autres associations, « Nous voulons des coquelicots » n’a pas souhaité participé à la plateforme de dialogue de l’Anses.
Roger Genet fait part de nombreuses pressions que l’Anses subit : « quelle science envoie des manifestants et des avocats devant une agence d’expertise scientifique ? »
SDHI : face à l’argument ressassé de Pierre Rustin sur leur non spécificité, Roger Genet fait une petite leçon sur la différence danger/risque. A la bonne dose et pour le bon usage, un produit phytosanitaire, un médicament, etc. ne présente aucun risque!
Face à la fakenews « l’Anses est sourde aux demandes de P. Rustin & co », Roger Genet rétablit les faits.
Réponse du directeur de l’Anses à la tribune des 450 scientifiques du Monde: « Cette tribune a été signée par 450 scientifiques. Cette signature relève davantage de la pétition que de la contribution. Il ne s’agit pas de 450 scientifiques qui se sont penchés sur cette question. Ce sont 450 scientifiques qui ont signé une pétition de soutien à l’équipe de Pierre Rustin. ».
Pour l’Anses : « il ne faut pas confondre danger et risque, sur les 11 substances #SDHI autorisées en France, AUCUNE n’est classée cancérigène et pas de raison de penser qu’elles sont PE. On est bien dans l’évaluation de risque et l’application du principe de PRÉCAUTION ».
Des liens d’intérêt de l’Anses avec des intérêts économiques? Roget Genet s’oppose vigoureusement à ce procès d’intention.
« L’agence n’est pas là pour défendre les produits phytosanitaires. Ce n’est pas son rôle. Elle est là pour évaluer les conditions dans lesquelles ils peuvent être utilisés sans impact pour la santé, et pour protéger les populations ».
« L’article de Pierre Rustin souligne que ces substances sont toxiques sur des lignées cellulaires isolées. Ce n’est pas inattendu. C’était déjà décrit dans la littérature. Il conclut qu’il n’existe pas de test homologué au niveau européen qui prenne spécifiquement en compte la toxicité mitochondriale, qui pourrait être sous-estimée dans les tests in vitro. Je crois qu’il a raison. Cela remet-il en cause l’évaluation des produits telle qu’elle est conduite ? Bien sûr que non. Au-delà des tests in vitro, nous prenons en compte des études in vivo intégratives, c’est-à-dire qui intègrent les mécanismes d’action mitochondriaux et autres. Ces études in vivo ne renvoient aucun signal faisant craindre un risque sanitaire. »

Fongicides SDHI : Une incroyable manipulation de l’opinion publique et un agribashing permanent.

Lettre ouverte

Au Premier ministre Edouard Philippe, au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume

et au Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner

Fongicides SDHI :

Une incroyable manipulation de l’opinion publique et un agribashing permanent.

La cellule Demeter de la gendarmerie doit se saisir de ce dossier.

Le journal Le Monde publie aujourd’hui une tribune libre « Être responsables, respecter la science, la nature et agir vite ».  Comment ne pas être d’accord avec une telle affirmation ? Comment ne pas souscrire au souhait de ces scientifiques signataires qui appellent au respect du principe de précaution ? Mais voilà, les chercheurs en question s’en prennent aux fongicides de la famille des SDHI utilisés par les producteurs de fruits et légumes pour protéger leur récolte. L’enjeu n’est pas anodin : les champignons pathogènes sont à l’origine de pertes de production et font courir des risques pour la santé humaine en faisant apparaître des mycotoxines, elles-mêmes dangereuses pour certaines catégories de populations.

Derrière le joli titre et la façade scientifique se cache en réalité une opération de manipulation de l’opinion publique parfaitement coordonnée par un lobby qui n’a de cesse de dénoncer… les lobbies.

Qu’on en juge : le grand quotidien du soir publie ce jour la tribune en question, relayée en avant-première dès 5h ce matin par France inter. La France Insoumise organise à 13h30 une conférence de presse à l’Assemblée nationale soutenue par les ONG environnementalistes Générations Futures, Pollinis et « nous voulons des coquelicots » pour demander justice devant les tribunaux. Générations Futures annonce une conférence de presse pour présenter officiellement un outil pour faire pression sur les élus :« shake ton politique ». Tout un programme ! Cette irruption médiatique n’a qu’un objectif : faire pression sur les autorités sanitaires et les parlementaires. L’ANSES organise en effet une réunion de dialogue portant notamment sur les SDHI demain 22 janvier et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) débattra du sujet le surlendemain le 23 janvier en auditionnant les deux signataires à l’origine de cette communication. Le calendrier est redoutable. L’objectif de cette organisation sans faille est double. Il s’agit d’abord d’exiger par tous les moyens l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. C’est en ce sens que le maire de Langouët (Ile-et-Vilaine) a pris un arrêté anti-pesticides largement médiatisé avec habileté et avec le total soutien d’EELV (Europe Ecologie les Verts), des Coquelicots, de Générations Futures et sa horde d’élus nationaux et européens.  S’en est suivie une déferlante d’arrêtés municipaux dans toute la France avec le soutien d’EELV et la création d’une association des maires contre les pesticides, soutenue par Générations Futures. Le deuxième objectif est électoral : nous sommes à quelques semaines des municipales…Et d’ailleurs, Daniel Cueff, maire de Langouët, s’apprête à publier un livre pour parler de son combat le 5 mars.

Cette pression n’est pas nouvelle mais elle doit aujourd’hui être dénoncée avec force car elle remet en cause nos autorités sanitaires et l’esprit de responsabilité des agriculteurs français. Sur le fond, que dit l’ANSES ? Après avoir étudié le dossier des SDHI en analysant soigneusement les arguments de ces scientifiques donneurs d’alerte, l’agence sanitaire estime qu’il n’y a pas lieu de retirer ces fongicides. « Les experts ont conclu à l’absence de signal d’alerte » affirme l’ANSES. Quand on connait la prudence de l’autorité sanitaire, c’est un message qu’il faut accepter d’entendre. Que disent les chercheurs eux-mêmes au fait ? « Il est extrêmement dangereux de comparer les valeurs […] obtenues in vitro dans des conditions de laboratoire avec les concentrations de SDHI pouvant résulter de l’application de ces pesticides sur des cultures » écrivent-ils dans une étude scientifique. C’est donc bien une opération de manipulation qui cherche à déstabiliser l’ANSES en exigeant la démission de son directeur et la dissolution de l’agence (rien de moins !) à laquelle nous avons affaire. Par ricochet, ces opérations salissent les pratiques des agriculteurs coupables d’utiliser des produits phytopharmaceutiques autorisés par cette même ANSES ! Les militants du mouvement Nous voulons des Coquelicots sont encouragés à organiser des happenings et à coller des affiches dans les campagnes pour demander la fin des SDHI. Les autorités et les paysans sont accusés d’être responsables d’un « crime presque parfait ». La violence des propos est palpable jusque dans des livres. Comment s’étonner que des agriculteurs responsables et professionnels soient pris à partie dans leurs champs, insultés et battus pour certains, accusés d’utiliser des produits phytosanitaires ? Peut-on accepter une telle situation ? 

On pourrait croire que ces ONG agissent de manière désintéressée. Est-ce vraiment le cas lorsque Générations Futures « reçoit régulièrement des subventions de la JMG Foundation (entre 25.000 et 31.000 euros), basée au Liechtenstein et créée par le milliardaire britannique feu Jimmy Goldsmith »[1] et qu’une « part importante des subventions reçues […] viennent d’entreprises commerciales membres du Syndicat national des transformateurs de produits naturels et de culture biologique (Synabio) » ?  Nous sommes bien là dans le cas d’intérêts commerciaux. Ce ne serait pas un mal si le fait était reconnu par leurs auteurs et si les agriculteurs n’étaient pas les victimes de ces attaques régulières.

Le malaise agricole est à ce point palpable que le gouvernement a souhaité créer en octobre 2019, la « cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule Demeter) destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques de sécurité qui touchent le monde agricole. On trouve parmi ses objectifs : « la recherche et l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules ». On ne peut véritablement comprendre l’agribashing et ses dérives si on ne se penche pas sérieusement sur les financements, la philosophie et les modes d’action de certaines coalitions écologistes. C’est pour cette raison que la cellule Demeter devrait enquêter à ce qui ressemble à une coalition anti-SDHI qui rassemble scientifiques, militants, ONG et partis politiques pour tenter une incroyable manipulation de l’opinion publique que nous dénonçons.

Daniel Sauvaitre Porte-parole du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France


[1] Source : Ecolopedia.fr

Hausse de l’usage des pesticides, vraiment ?

Le 8 janvier 2020 – Alors que le gouvernement vient de publier les chiffres des volumes de vente des produits phytopharmaceutiques pour 2018, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle à la plus grande prudence face aux interprétations caricaturales de ces données.

Certaines associations environnementalistes ont communiqué sans vergogne ce matin sur une augmentation massive des ventes de pesticides en France en 2018. Sans même reprendre les éléments d’explication donnés par le gouvernement dans sa communication : « Cette évolution paraît liée à une anticipation des achats en fin d’année 2018, en prévision de l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse qui taxe les substances les plus préoccupantes au 1er janvier 2019[1] ». Il s’agit bien d’achat et non d’utilisation. Il y a là une première confusion.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constate que les ventes de cuivre et de soufre, produits bio utilisables en agriculture conventionnelle comme en AB, augmentent encore malgré leurs impacts sur l’environnement, faute d’alternatives efficaces.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France précise également que ce ne sont pas des incantations qui feront baisser l’usage des pesticides en France. La recherche d’alternatives doit être réelle et doit fournir aux producteurs des solutions économiquement viables.

Enfin, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que tous les producteurs de fruits et légumes sont des professionnels qui savent jour après jour maîtriser l’exposition aux produits phytosanitaires pour un risque zéro pour les consommateurs finaux !


[1] https://agriculture.gouv.fr/ecophyto-et-sortie-du-glyphosate-le-gouvernement-renforce-la-transparence-et-mobilise-lexpertise

Avons nous encore une ambition pour l’agriculture française?

« Interdire les pesticides de synthèse » : un leurre


Une fausse bonne idée qui fait croire que les pesticides naturels seraient inoffensifs.
 
Le 26 novembre 2019 – Plusieurs associations environnementalistes ont lancé ce lundi une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) visant à interdire les pesticides de synthèse dans l’Union européenne d’ici 15 ans. Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, cette action purement militante qui ne tient évidemment aucun compte de la réalité du terrain est un nouveau leurre jouant sur la crédulité du grand public à l’égard du discours de ces mêmes associations.
 
Le discours est bien rodé. « Catastrophique », « disparition massive des insectes et de leurs prédateurs » : alors que l’agriculture française est l’une des plus performantes au monde au point de vue environnemental, les porte-paroles de ce mouvement n’hésitent pas à utiliser les qualificatifs les plus alarmants pour qualifier notre situation agricole.
Comme par magie, la solution pour résoudre cette situation serait pourtant très simple, selon Générations Futures, Greenpeace, FNE, etc. : « interdire les pesticides de synthèse d’ici 2035 ». Ces associations spécialisées dans le marketing de la peur le plus agressif font semblant d’oublier deux faits majeurs :
Si les agriculteurs pouvaient se passer des pesticides de synthèse, cela fait bien longtemps qu’ils l’auraient fait. Oser affirmer comme Nadine Lauverjat de l’association Générations Futures que « l’exemple français des 3 000 fermes Dephy engagées dans des pratiques économes en pesticides montre que c’est possible »[1] est une formulation abusive. Dans le cadre de ce programme Dephy ecophyto où les systèmes de production ont été poussés à leur maximum, la réduction n’a été possible que de 25% en arboriculture, de 38% en cultures légumières et seulement de 14% en grandes cultures[1] !
Et les pesticides d’origine naturelle ou minérale autorisés également en agriculture biologique n’en sont pas moins toxiques pour l’homme ou l’environnement, tel le cuivre dont certains sols viticoles subissent encore les dégâts d’une utilisation irraisonnée.
Faut-il aussi compter les surplus de carburant employés lors de multiples passages supplémentaires sur les cultures pour compenser la suppression des molécules de synthèse ? Comme souvent, la communication des associations environnementalistes ne reflète aucunement la réalité mais une agriculture « rêvée », « celle de nos grands-parents », celle qui arrivait tout juste à nous nourrir… Elle montre enfin une incompétence grave sur le plan scientifique : elle oublie que si un produit peut être dangereux, il ne présente pas forcément de risque, c’est le cas de l’eau de javel ! Un enfant de 6 ans est capable de comprendre…

[1] https://www.lefigaro.fr/flash-eco/lancement-d-une-petition-europeenne-pour-interdire-les-pesticides-de-synthese-20191125

[1] https://agriculture.gouv.fr/infographie-le-plan-ecophyto-en-chiffres