Attaques contre l’ANSES : une remise en cause inacceptable de la science

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce les dérives de l’appel

« nous voulons des coquelicots »

 

Paris, le 14 septembre 2018 A l’occasion de l’appel « nous voulons des coquelicots » visant à interdire tous les « pesticides de synthèse », l’hebdomadaire Charlie Hebdo s’en est pris hier au directeur de l’ANSES, Roger Genet. Une dénonciation calomnieuse et caricaturale que dénonce le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France.

La nouvelle campagne lancée par des personnalités marquées par leur militantisme anti-agriculture est l’occasion de porter les coups les plus bas. C’est ainsi que le journal Charlie Hebdo, porteur médiatique de l’appel, « nous voulons des coquelicots », a publié un long article sur l’autorité française de sécurité sanitaire, l’ANSES. L’occasion de viser directement son directeur, Roger Genet, accusé d’entretenir des liens étroits avec les « industriels ».

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, ce type d’article est une manière manifeste de saper la confiance que peuvent avoir nos concitoyens dans cette agence chargée depuis 2015 de la délivrance des autorisations de mises sur le marché des produits phytosanitaires. Ce processus d’homologation répond en effet à des processus scientifiques stricts, totalement indépendants du pouvoir politique. Ce travail, l’ANSES l’accomplit avec rigueur, y compris lorsque ses décisions bousculent le travail des producteurs des fruits et légumes.

 

Glyphosate : inversion totale du processus de décision

Dans le même article, Charlie Hebdo reproche également à Roger Genet d’avoir un avis contraire au gouvernement sur le glyphosate. Roger Genet s’est en effet exprimé à de multiples reprises sur cette question, notamment devant des parlementaires au Sénat[1] le 6 juin dernier, en affirmant qu’aucune donnée scientifique actuelle ne justifie le classement cancérogène probable de cette substance. En exigeant de l’ANSES de se ranger à l’avis du gouvernement (interdiction immédiate du glyphosate sans justification), Charlie Hebdo demande à l’agence de sécurité sanitaire française de rompre son indépendance scientifique et à son directeur, Roger Genet, de mentir.

Il est aujourd’hui primordial que les Ministères de tutelle de l’ANSES en charge de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, du Travail et de la Consommation réaffirment tous leur confiance dans les travaux de l’agence et s’appuient sur ses avis scientifiques et non sur le lobbying de personnalités ou d’ONG environnementalistes. Celles-ci ont pris pour habitude de diffamer l’excellence du travail réalisé par l’ensemble de l’organisation sanitaire française (pouvoirs publics compris). Cette pression sur la science et les scientifiques est une nouvelle preuve du populisme écologique qui se développe en France et que l’on a vu à l’œuvre dans les débats sur la vaccination.

[1] https://www.senat.fr/les_actus_en_detail/article/table-ronde-sur-les-produits-phytosanitaires.html

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Résidus de pesticides : une étude « fantaisiste » d’une association militante

Rapport annuel de l’EFSA (European Food Safety Authority)

 sur les résidus de pesticides dans les aliments

Communiqué de presse

Résidus de pesticides : une étude « fantaisiste » d’une association militante

Les fruits et légumes commercialisés dans l’Union Européenne sont sains

 

Attention aux lectures hâtives, partiales et partielles !»

 

Paris, le 4 septembre 2018 Le rapport de l’EFSA sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes[1] rend toujours compte pour 2016 de données tout à fait stables : les fruits et légumes consommés par les Européens « sont en grande partie exempts de résidus de pesticides ou en contiennent dans les limites légales », selon l’autorité sanitaire européenne. Des données rassurantes à l’opposé de ce que souhaite nous faire croire l’association militante Générations Futures.

 

Le calendrier de publication du rapport de l’EFSA (fin juillet au lieu d’avril traditionnellement) explique sans doute les faibles répercussions médiatiques de ses conclusions. En 2016, sur près de 85 000 échantillons analysés et 791 pesticides recherchés, « 96,2 % se situaient dans les limites autorisées par la législation de l’UE et 50,7% ne comportaient aucun résidu quantifiable, contre respectivement 97,2% et 53,3% l’année précédente (2015) ». Selon l’EFSA, cette différence s’explique essentiellement par l’élargissement des analyses à des pesticides jusque-là non pris en compte.

A l’heure où nombre d’acteurs de la grande distribution et des fruits et légumes se lancent dans le « sans résidus de pesticides », le rapport de l’EFSA prouve que cet objectif est déjà une réalité… depuis des années avec plus 50% des échantillons ne comportant aucun résidu quantifiable. Pour le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France, ce rapport montre encore une fois que les agriculteurs travaillent bien, toujours dans le souci du consommateur final et sans avoir besoin des injonctions répétées des ONG environnementalistes. Les producteurs entendent malgré tout continuer à progresser.

A l’heure ou la consommation de fruits et légumes baisse dangereusement en France et a des conséquences graves sur la santé de nos concitoyens (obésité, maladies cardio-vasculaires, etc.), les associations environnementalistes doivent se poser la question de la responsabilité de leur communication anxiogène. Le vrai risque avéré par l’ensemble de la communauté médicale est la sous-consommation de fruits et légumes qu’ils soient conventionnels ou bio.

 

Perturbateurs endocriniens : attendons la liste définitive

En France, c’est en l’occurrence l’association environnementaliste Générations Futures qui s’est évertuée à trouver la « faille » dans le rapport de l’EFSA. Comme souvent, il s’agit d’une lecture partiale et partielle du rapport de l’EFSA.

Cette ONG s’appuie sur une liste erronée de substances considérées comme perturbatrices endocriniennes pour dénoncer telle ou telle molécule. Cette dénonciation, si elle permet effectivement une audience médiatique importante est totalement infondée. Le document guide qui permet de caractériser ces substances a été publié en juin 2018 suite à la définition publiée en avril 2018 par l’Union européenne. Depuis, les instances compétentes travaillent à établir une liste des molécules qui remplissent réellement ces critères ! A moins que Générations Futures ne se considère comme plus qualifiée que les instances sanitaires européennes ? Un sondage publié hier[2] révèle que les français considèrent l’Union européenne comme l’échelle la plus efficace pour les politiques environnementales. Un sondage qui fortifie l’EFSA comme agence indépendante, plus digne de confiance qu’une ONG militante.

Les producteurs de fruits et légumes font pleinement confiance dans les agences françaises et européennes dont les études démontrent la haute qualité des fruits et légumes proposés aux consommateurs européens.

[1] https://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/180725

[2] https://www.euractiv.fr/section/developpement-durable/news/les-francais-font-plus-confiance-a-lue-qua-leur-gouvernement-sur-lenvironnement/

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Développement des maladies fongiques : les producteurs de fruits et légumes à court de solutions

Météo 2018  

Développement des maladies fongiques :

les producteurs de fruits et légumes à court de solutions

 

Le 25 juillet 2018 – Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France alerte les pouvoirs publics sur les conditions de production extrêmement difficiles depuis plusieurs mois. En cause : la prolifération des maladies fongiques. Conséquences : des rendements en baisse et un affaiblissement supplémentaire de la santé économique des exploitations. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France demande aux pouvoirs publics de considérer désormais 2018 comme une année de référence lorsqu’il s’agira d’envisager un désarmement supplémentaire de la protection phytosanitaire. Les professionnels ne peuvent être plongés dans des impasses techniques.

Si les pluies abondantes du printemps 2018 ont pu remplir les nappes phréatiques, elles ont également constitué un terrain favorable à l’apparition de maladies cryptogamiques (ex. mildiou) causées par des champignons microscopiques. Le trimestre avril-mai-juin 2018 que l’on vient de vivre est le second plus chaud depuis le début du 20e siècle (juste derrière celui de l’année 2003), avec une moyenne à 16,7°C. Par ailleurs, les précipitations ont été particulièrement abondantes (notamment dans les régions méditerranéennes) selon Météo France. En effet, en moyenne, pendant ce printemps, on a atteint 20% d’excédent pluviométrique par rapport à la normale.

En viticulture, les vignobles du sud de la France ont été fortement touchés par ces maladies. Dans certains départements comme l’Hérault, on évoque une pression exceptionnelle de mildiou. Comme le secteur viticole, le secteur des fruits et légumes a dû faire face à des problèmes sanitaires complexes. En plein champ, les problèmes sont nombreux. Toutes les solutions techniques disponibles (moyens agronomiques, génétiques -tolérance variétale- mécaniques et phytosanitaires) ont été employées pour limiter l’impact des fusarioses, des pourritures, des monilioses, etc. Quant aux productions bio, elles ont été très impactées, celles-ci ne bénéficiant que d’un panel limité de solutions. De même, les fortes précipitations associées à la chaleur ont rendu difficile le contrôle des mauvaises herbes. Enfin, les autorités sanitaires ont pu constater la recrudescence de certaines maladies, comme le feu bactérien entraînant des dégâts importants voire des dépérissements d’arbres dans les vergers.

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Pesticides : la France championne du monde des dérogations ?

Communiqué de presse

 

Pesticides : la France « championne du monde des dérogations » ?

Vraiment ?

 

Paris, le 24 mai 2018 – Il y a quelques jours, en marge d’une rencontre avec Nicolas Hulot, le député européen Eric Andrieu, président de la commission parlementaire spéciale sur la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union a déclaré : « Avec 58 demandes, contre une moyenne de moins de 10 dans l’UE, la France est championne des dérogations accordées en Europe ! ». Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce cette conclusion hâtive, qui dénote plus du militantisme que d’une analyse objective de la situation.

 

Cette communication liée à une rencontre avec le Ministre de la transition écologique et solidaire avait un seul objectif très politique : affaiblir le rôle et la mission du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Les dérogations sont en effet accordées par ce ministère, règle que plusieurs associations environnementalistes veulent bouleverser.

Les dérogations sont accordées pour de courtes périodes (120 jours maximum) et souvent dans l’urgence pour répondre à des enjeux techniques. Il s’agit bien souvent d’étendre la possibilité d’utiliser un produit phytopharmaceutique déjà autorisé pour un usage (culture et cible) à un autre usage. Dans tous les cas, les dérogations ne peuvent porter que sur des produits commerciaux déjà autorisés et sur des substances homologuées au niveau européen. Le secteur de l’agriculture biologique est aussi concerné par ce dispositif réglementaire (16 dérogations en 2018), notamment pour des produits donc les propriétés toxicologiques ne sont pas toujours anodines (spinosad, azadirachtine…).

Dans son argumentation, le député Eric Andrieu insiste sur la différence du nombre de dérogations demandées en comparaison à certains pays comme l’Espagne. En réalité, cette situation ne fait que révéler les distorsions réglementaires qui existent en Europe. Dans ces pays, des produits sont autorisés sur de nombreux usages alors qu’ils ne le sont pas en France.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, les dérogations sont indispensables certaines années pour la survie économique de milliers d’exploitations agricoles. De même, sur les enjeux environnementaux et de sécurité sanitaire, il est indispensable de disposer d’un dispositif juridique d’extension d’usage encadré et respecté par les producteurs plutôt que des extensions « sauvages » comme cela se produit malheureusement trop souvent dans certains pays européens.

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Suppression de produits phytosanitaires : quelles conséquences pour la production de fruits et légumes en France ?

Publication de l’étude d’impact sur la suppression des produits phytosanitaires

 

Suppression de produits phytosanitaires : quelles conséquences pour la production de fruits et légumes en France ? 

12 productions passées au peigne fin

Paris, le 25 avril 2018 – Alors que le gouvernement[1] réunit ce matin les acteurs agricoles pour présenter sa feuille de route « sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides », le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France publie une nouvelle étude d’impact sur la réduction de produits phytosanitaires disponibles dans les productions de fruits et légumes.

Noix, pommes, pêches, oignons, poireaux, pour son étude d’impact 2018, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a sélectionné 12 productions représentatives du savoir-faire des producteurs français. Savoir-faire aujourd’hui menacé par de nombreuses impasses techniques parfaitement connues de l’administration.

Dans ce contexte, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France s’inquiète des annonces qui seront faites par le gouvernement ce matin. Enlever de nouvelles briques à l’édifice de la protection phytosanitaire reviendrait pour beaucoup de producteurs à ne produire que les bonnes années (aux conditions climatiques favorables) voire à mettre la clé sous la porte. Ce désarmement de la protection phytosanitaire engagé par les autorités est particulièrement préoccupant en ce qui concerne les risques nouveaux à caractère invasif[2], ou liés à la réémergence d’anciens risques (Drosophila suzukii en cerises, cynips du Châtaignier, bactérie Pseudomona syringae pv. Actinidiae pour les productions de kiwi).

 

Une dérive démagogique

Les producteurs sont particulièrement stupéfaits de la négation croissante de l’expertise des agences officielles d’évaluation française (ANSES) et européennes (EFSA, EChA) par les instances politiques. Celles-ci décident désormais de l’autorisation ou non d’une substance phytosanitaire en fonction de critères non scientifiques : contexte politique, pressions d’associations environnementalistes militantes, opinion publique du moment. La confusion porte également sur les notions de danger et de risque que l’on pensait définitivement acquises.

La deuxième dérive est une approche technocratique du retrait des substances phytosanitaires qui ne tient pas compte des productions. Les études d’impact sont quasiment inexistantes, bien que la loi issue du Grenelle de l’environnement impose ce type d’étude pour le secteur des fruits et légumes. Paradoxalement, la suppression d’une substance peut avoir pour conséquence l’emploi de plus de produits phytosanitaires !

 

Des productions en régression, une balance commerciale en déficit

La production française de fruits et légumes a naturellement régressé depuis de nombreuses années. La compétitivité des exploitations est en berne. Conséquence, la consommation française devient de plus en plus dépendante des importations. La balance commerciale française est déficitaire en fruits et légumes frais de l’ordre de 4 milliards d’euros en 2017 (2,86 milliards d’euros pour les fruits et 1 milliard d’euros pour les légumes). Pour de nombreux secteurs, la lente régression se poursuit à l’exemple des surfaces de vergers de pêchers/nectariniers : -13 % entre 2011 et 2016 ; les importations représentent 3 fois la production.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, seul un changement radical d’approche des débats sur la protection des cultures permettra de sauver les productions. Ce nouveau paradigme doit impérativement inclure les étapes suivantes : identification des risques et des enjeux production par production, définition de la boite à outils adaptée (prévention, lutte biologique, etc.) et, si nécessaire emploi de substances phytosanitaires dans des conditions clairement définies.

[1] Stéphane TRAVERT, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Nicolas HULOT, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, Agnès BUZYN, ministre des solidarités et de la santé, et Frédérique VIDAL, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

[2] https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/autour-de-la-mediterranee-les-agrumes-risquent-de-disparaitre-202-137119.html

Étude d’impact téléchargeable ici

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Fongicides SDHI : Générations Futures cherchent à créer des peurs infondées

Communiqué de presse

 

Fongicides SDHI :

Générations Futures cherchent à créer des peurs infondées

 

Paris, le 25 avril 2018 – Générations Futures cherche à créer une vague médiatique anti fongicide « SDHI ». L’association militante a pointé du doigt ce matin tous les fongicides SDHI vendus en France dont le boscalid. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce une mise en scène qui ne repose sur aucun fondement scientifique.

Suite à une tribune publiée lundi 16 avril par quelques scientifiques français sur les fongicides SDHI, les autorités sanitaires françaises (ANSES) se sont montrées elles-mêmes tout à fait rassurantes sur l’innocuité des substances concernées. Pourtant, cherchant à créer une vague médiatique, l’association militante Générations Futures s’est mise en tête de dénoncer ce matin les fongicides SDHI vendus en France dont le boscalid, un fongicide utilisé notamment en fruits et légumes. Monté à la va-vite, le dossier de presse de Générations Futures joue comme d’habitude sur la confusion entre données officielles et données issues des pseudo-études de l’association, dont l’absence de représentativité est elle-même reconnue par son porte-parole*.

Pour l’avenir de cette substance comme pour les autres fongicides « SDHI », les producteurs de fruits et légumes ne font confiance qu’à l’expertise des autorités sanitaires. Jusque-là, ils rappellent que les conditions d’emplois de ces substances se sont toujours faites selon les normes françaises et européennes, garantissant ainsi aux consommateurs des produits bons et sains.

Le Collectif rappelle que les producteurs travaillent de façon responsable. Ils sont engagés dans des démarches de progrès en continu pour toujours améliorer leurs pratiques. Il est inadmissible qu’une association militante cherche à fabriquer de toute pièce des peurs dans le but d’instrumentaliser les pouvoirs publics.

* Pour chacune de ses « études », Générations futures indique qu’elle « ne prétend pas être parfaitement représentative de la consommation de ce type d’aliments en France et ne prétend pas refléter exactement l’état moyen de la contamination par des substances chimiques de ce type d’aliments à base de céréales vendus en France. Cette enquête vise à éclairer les questionnements que nourrissent le public et notre organisation sur la présence de résidus de pesticides ».

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« Etat des lieux des résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France » de Générations Futures : beaucoup de bruit… pour rien de nouveau !

Paris, le 20 février 2018 – Alors que l’association écologiste Générations Futures vient de publier son « Etat des lieux des résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France », le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que les producteurs français fournissent chaque jour aux consommateurs des fruits bons et parfaitement sains, et sans doute parmi les meilleurs de l’espace européen.

Dans une énième « enquête » parue fort opportunément à quelques jours du salon de l’agriculture, l’association écologiste Générations Futures compile des données issues des analyses de la DGCCRF de 2012 à 2016 portant sur les teneurs en résidus de « pesticides » sur 19 fruits et 33 légumes issus de l’agriculture conventionnelle.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que l’ensemble de ces chiffres sont déjà publics. Ils n’apprennent rien de plus aux consommateurs et aux autorités sanitaires que ce qui est déjà connu. Ce rapport est un donc « non-événement ».

En outre, la présence de résidus de pesticides n’est pas synonyme de risque et d’impact pour la santé des consommateurs.  Les techniques analytiques d’aujourd’hui permettent de quantifier à l’état de traces quasiment tout ce que l’on recherche. Les chiffres relevés par Générations Futures sont d’ailleurs tout à fait rassurants sur la qualité sanitaire des fruits et légumes produits en France.

Enfin, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes s’étonne que Générations Futures occulte les analyses faites sur les fruits et légumes bio. Ces chiffres auraient révélé la présence de résidus non pas issus de « contamination extérieure » comme essaye de nous le faire croire certaines organisations mais bien de l’utilisation par les producteurs bio de pesticides dits « naturels ». Tout comme leurs homologues conventionnels, ceux-ci doivent en effet utiliser des produits phytosanitaires afin de protéger leurs cultures. Sur ce point, il serait par ailleurs souhaitable que les résidus de pesticides utilisés en bio soient analysés avec les mêmes limites de détection que celles des pesticides utilisés en système conventionnel…

 

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Maladies professionnelles des agriculteurs : les vrais chiffres

Communiqué de presse

 

Maladies professionnelles des agriculteurs : les vrais chiffres

  • 9 maladies professionnelles sur 10 sont liées aux troubles musculo-squelettiques
  • 20,5 % des accidents recensés sont dus aux animaux. 18,8 % aux machines et matériels.
  • Les maladies liées aux produits chimiques représentent 1,7% du total des maladies professionnelles.

 

A quand un intérêt de nos parlementaires pour les principales causes de maladies professionnelles dans le secteur agricole ?

Paris, le 16 novembre 2017 – Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes dénonce depuis plusieurs années la surenchère médiatique autour de l’évaluation des maladies professionnelles dues aux pesticides dans le secteur agricole. Contrairement à de nombreuses communications fantaisistes et anxiogènes, il n’y a pas une hécatombe dans les campagnes à cause des pesticides. Il n’en reste pas moins que des progrès sont encore possibles pour réduire l’exposition des professionnels.

Lors d’une audition devant la Mission d’information commune sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, Patrice Heurtaut, Directeur de la santé-sécurité au travail de la Mutuelle Sociale Agricole a déclaré hier[1] : « Deux pour cent des maladies professionnelles déclarées au titre du régime agricole sont liées aux produits phytosanitaires ». Information aussitôt mise en exergue par les média qui ont considéré ce chiffre comme une information « arrachée » à l’intervenant.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes précise que cette information n’a rien d’inédite. Dans son baromètre santé 2017 (données nationales 2013), il écrivait déjà : « La maladie de Parkinson provoquée par des pesticides représente 1,7% du total des maladies professionnelles »[2], donnée elle-même issue d’un document disponible sur le site internet de la Mutualité Sociale Agricole[3]. Ces chiffres sont parfaitement connus depuis la Mission d’information parlementaire similaire conduite au Sénat en 2012.[4] .

Les troubles musculo-squelettiques : neuf cas de maladies professionnelles sur dix.
En mai 2015, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a publié une monographie intitulée « Cancers, pesticides, maladies professionnelles Parlons-en… vraiment ! ». Début 2017, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a actualisé les données collectées à partir des mêmes sources et les a synthétisées sous la forme d’un baromètre.

Plusieurs chiffres clés en ressortent :
–    Les troubles musculo-squelettiques représentent neuf cas de maladies professionnelles sur dix. Les parties du corps les plus fréquemment touchées chez les agriculteurs sont les membres supérieurs (mains, épaules, coudes, poignets) et le dos.
–    Les accidents du travail chez les producteurs sont pour l’essentiel liés aux activités avec les animaux et le matériel agricole. En effet, 20,5 % des accidents recensés sont dus aux animaux et 18,8 % aux machines et matériels utilisés, très loin devant les produits chimiques et de traitement, l’électricité et les éléments atmosphériques (poussières, fumées, etc.). Cet ensemble de risques représentant 3,3 % des accidents du travail des exploitants agricoles.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France, focaliser encore une fois l’attention du parlement sur les pesticides constitue une communication démagogique pour masquer les vrais enjeux auxquels ils sont confrontés quotidiennement : perte de compétitivité de leurs exploitations, déconsidération de leur profession, problèmes de santé récurrent dus à des conditions de travail particulièrement difficiles.

[1]http://www.sudouest.fr/2017/11/15/les-pesticides-responsables-d-au-moins-2-des-maladies-des-agriculteurs-3950158-4720.php
[2]http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/wp-content/uploads/2015/01/BarometresanteCSFL2016.pdf
[3]http://www.msa.fr/lfr/documents/98830/11180475/Statistiques+des+risques+professionnels+des+NSA+et+des+chefs+d%E2%80%99exploitation+agricole+Donn%C3%A9es+nationales+2013.pdf
[4] http://www.senat.fr/presse/cp20171106.html

 

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Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne doit assurer la cohérence de ses règlements

 Paris, le 3 juillet 2017 Alors que la Commission européenne s’apprête à présenter à nouveau au vote des Etats membres une nouvelle définition des critères d’identification des perturbateurs endocriniens, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France s’inquiète que le volet dérogatoire indispensable au maintien de la compétitivité de l’agriculture française ait disparu de la proposition européenne.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, l’adoption de la nouvelle proposition définissant les critères d’identification des perturbateurs endocriniens, en mettant de côté toute notion d’évaluation scientifique du risque réel pour les populations, serait préjudiciable à la pérennité économique et à la qualité de la production agricole française compte-tenu de la disparition potentielle de solutions pour la protection des cultures.

Plus encore, le rejet de la dérogation scientifique par la Commission ne présente aucun bénéfice en terme de santé publique puisqu’une même molécule répondant aux Règlements Biocides (produits de lutte contre les parasites qui impactent la santé humaine ou animale) ou Phytosanitaires serait traitée différemment selon le Règlement considéré ! Cette position est d’autant plus surprenante que l’exposition de la population aux produits biocides (ex. anti-puces appliqués sur les animaux domestiques, anti-poux…) est plus élevée que celle relative aux substances phytosanitaires. Où est la cohérence ?

A la veille d’un vote crucial, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle les autorités françaises à assumer une position claire et cohérente en demandant à la Commission européenne de réassocier à la définition, comme cela était le cas dans les premières propositions, la possibilité de dérogation scientifique basée sur un risque négligeable. Il en va de l’avenir des quelques solutions de protection actuellement employées sur les cultures dites « mineures » et donc de l’avenir économique de ces filières.

 

 

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Elections présidentielles : les propositions du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

Communiqué de presse

 

Elections présidentielles :

les propositions du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

Paris, le 20 avril 2017 – Alors que la compagne présidentielle bat son plein, la plupart des candidats se sont contentés de quelques heures au salon de l’agriculture et de proposer des mesures « médiatiquement correctes ». Un peu faible pour les producteurs de fruits et légumes. Le Collectif « Sauvons les Fruits et Légumes de France » propose une séance de rattrapage en publiant ses propositions pour le prochain mandat.

 

Filière Fruits et légumes : chasser les banalités médiatiques

Trop souvent, notre secteur d’activité est vu uniquement sous l’angle des modes et des tendances du moment (bio/non-bio/local, etc). La filière fruits et légumes, ce sont d’abord des entreprises ayant des débouchés sur les marchés locaux, nationaux et internationaux et qui répondent à des demandes spécifiques suivant la clientèle visée.… Les producteurs sont donc des entrepreneurs à part entière. Comme pour les autres secteurs d’activités, ils sont immédiatement impactés par de nombreuses décisions politiques en matière sociale, fiscale, commerciale, sanitaire… C’est dans ce contexte que l’on doit situer la problématique de la protection des cultures.

La protection des cultures est une nécessité quel que soit le marché ou le mode de production (bio ou conventionnel). Les producteurs constatent que les mesures visant à interdire totalement un certain nombre de solutions se multiplient, sans que soient prises en compte les contraintes réelles.

Prendre le temps d’écouter ceux qui produisent

– La réglementation ne doit pas plonger les producteurs dans des impasses techniques. Variation des volumes produits, fragilité accrue des opérateurs, se traduisent par une production plus faible, plus irrégulière et plus chère, et donc par une baisse de la consommation de fruits et légumes frais, dommageable à la santé publique. Les impasses techniques doivent être analysées en amont. C’est l’objectif des études d’impact.

– La tendance actuelle, la suppression de toute protection pour de nombreuses cultures, fait prendre le risque de réduire à néant la production de fruits et légumes certaines années. L’exemple de la gestion brutale et sans concertation du dossier Drosophila suzukii (cerise) en est un exemple flagrant. Ce risque est en totale contradiction avec les efforts conduits par les professionnels pour assurer un approvisionnement régulier des marchés d’une année sur l’autre. Cet approvisionnement régulier ou la présence dans la durée sur les marchés constitue la base des liens contractuels entre les acteurs du marché (production/distribution).

– A cela s’ajoute une lourde propension de la France à imposer une règlementation nationale plus restrictive que celle qui est réellement appliquée dans d’autres pays européens. Cette situation entraine des distorsions de concurrence inadmissibles. La décision franco-française d’interdire les insecticides de la famille des néonicotinoïdes sans se soucier de la réalité des solutions alternatives et de leurs impacts parfois plus négatifs en est une illustration récente.

– La réglementation européenne est en constante évolution. Celle-ci doit être construite sur des bases scientifiques fortes et sur une analyse bénéfices/risques. Une réglementation uniquement basée sur le danger sans appréciation objective du risque, c’est-à-dire de l’exposition, est absurde. Elle peut conduire à la suppression d’outils nécessaires à la production agricole y compris en agriculture biologique. A ce titre, le processus de définition des perturbateurs endocriniens en cours est primordial. L’adoption par l’Union Européenne de la position soutenue par les autorités françaises serait très impactante pour la compétitivité des productions de fruits et légumes européennes et sans bénéfices pour la santé publique.

Les enjeux pour le prochain mandat présidentiel

Le futur président de la République se doit de tracer un horizon atteignable et mobilisateur pour la filière fruits et légumes et pour l’ensemble des Français. Les enjeux sont :

  • Economiques : la préservation de l’excellence d’une filière employant plus de 600 000 personnes.
  • Sanitaire et alimentaire : « manger 5 fruits et légumes par jour » (PNNS). Les consommateurs ont besoin de filières compétitives capables de produire à un coût raisonnable. La dichotomie et l’opposition démagogique entre le bio et le conventionnel masque les modes de production responsables développés par la majorité des producteurs de fruits et légumes : agroécologie, production fruitière et légumière intégrée…

Nos propositions :

  1. La prise en compte de la spécificité des fruits et légumes en matière de protection phytosanitaire : faibles surfaces et contraintes techniques particulières. Il faut en particulier résoudre au plus vite la question des « usages non ou mal pourvus » (insuffisance de solutions efficaces).
  2. L’Application systématique de la procédure de reconnaissance mutuelle pour l’utilisation de produits phytosanitaires. Quand un usage est autorisé dans un pays européen, la France doit pouvoir lever les obstacles à celui-ci sur le territoire national le plus rapidement possible.
  3. Pour chaque projet de suppression de substances phytosanitaires : une étude d’impact complète prenant en compte tous les données : économiques, sociales et environnementales doit être réalisée avant toute décision. Aucune suppression ne doit être décidée sans proposition d’une solution alternative efficace.
  4. Une réglementation plus équilibrée à partir d’une analyse scientifique et objective des bénéfices/risques de la protection des plantes quel que soit le mode de production.
  5. L’augmentation des moyens de recherche de produits de protection des plantes et des techniques alternatives qui répondent aux dernières exigences de santé publique et d’environnement.
  6. CEPP : revenir sur le mécanisme des CEPP, véritable usine à gaz, mise en place contre l’avis des producteurs et qui conduit à un renchérissement de la protection des cultures spéciales, sans bénéfice pour l’environnement ou la santé humaine.

 

 

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