Perturbateurs endocriniens dans l’eau : Les 4 péchés par omission de Générations Futures


Communiqué de presse

 

Perturbateurs endocriniens dans l’eau :

Les 4 péchés par omission de Générations Futures

 

Pourquoi la dernière « enquête » de l’ONG militante ne vaut rien sur le plan scientifique.

 

Paris, le 13 janvier 2017 – L’association environnementaliste Générations Futures vient de publier un énième volet de son enquête EXPPERT portant sur les perturbateurs endocriniens dans l’eau. Résultat : une position caricaturale du fait de l’omission sciemment pensée de données clés.

Donnant comme d’habitude une ampleur médiatique disproportionnée à son enquête, Générations Futures ne fait que reprendre des données déjà existantes et publiques mais en les sélectionnant soigneusement. Résultat : un discours tronqué.

L’analyse (qui tient sur seulement 5 pages !) pèche par 4 omissions majeures :

1- Générations Futures ne retient tout d’abord que les « pesticides de synthèse » et omet les substances préoccupantes pour l’environnement ou la santé des Français : résidus de médicaments, contraceptifs, métaux lourds (comme le zinc, le plomb, le cuivre, chrome, le nickel[1]), PCB, dont on peut directement observer la présence dans tous les types d‘eau.

2- L’ONG « oublie » également des molécules naturelles aux propriétés endocriniennes reconnues utilisées en agriculture biologique comme l’azadirachtine (huile de neem, insecticide à large spectre et perturbateur endocrinien) qui est susceptible de rejoindre très facilement les ressources en eau et est toxique pour les organismes aquatiques.

3-Toujours dans le ton catastrophiste, dans les quelques lignes concernant l’eau du robinet (celle que nous buvons tous les jours !), Générations Futures ne fait un zoom que sur les eaux épisodiquement « non conformes », qui concernent au maximum 6 % de la population française[2].

4- En septembre 2016, le ministère de l’environnement observait une amélioration structurelle de la qualité des eaux sur le critère « pesticides »[3], aucune trace dans le dossier de Générations Futures.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France, le sujet de la qualité des eaux est trop complexe pour le laisser à quelques associations militantes, qui s’en servent pour faire de l’agro-bashing en quelques pages de dossier de presse et non pour protéger la population contre les perturbateurs endocriniens. L’information essentielle est simple : la qualité des eaux en France qu’elles soient souterraines, de surface ou potable s’améliore depuis des années, fruit notamment du travail concerté des autorités sanitaires et des agriculteurs.

 

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rassemble des producteurs travaillant en agriculture biologique et raisonnée. Membres de toutes les filières et de toutes les associations professionnelles, ils sont confrontés à un même problème majeur : protéger leur récolte de manière efficace et dans le respect de l’environnement. En 2007, ils ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics à cette menace qui pèse sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence les organisations professionnelles ; il n’a que pour but de les compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité

[1] Ineris, Les substances dangereuses pour le milieu aquatique dans les rejets industriels.

[2] Ministère des Affaires sociales et de la santé, Bilan de la qualité de l’eau au robinet du consommateur vis-à-vis des pesticides en 2014, p12. « Au cours de l’année 2014, l’eau distribuée en France a été de bonne qualité, eu égard aux teneurs en pesticides mesurées : 94 % de la population a été alimentée en 2014 par une eau dont la qualité respectait en permanence les limites de qualité fixées par la réglementation »

[3] Commissariat général au développement durable, Pesticides dans les cours d’eau, légère baisse de 2008 à 2013.

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Pesticides : Michel-Edouard Leclerc atteint de cécité

 

Communiqué de presse

 

Pesticides : Michel-Edouard Leclerc atteint de cécité

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce l’incurie du géant                                          de la grande distribution

 

Paris, le 12 décembre 2016 – Michel-Edouard Leclerc, affiche dans une tribune publiée* le 8 décembre sa volonté de « déclarer » la guerre aux pesticides » dans ses magasins. Derrière ce slogan choc, le PDG des enseignes E. Leclerc annonce un plan d’actions qui révèle surtout son ignorance totale des pratiques agricoles. Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce les trois aveuglements du géant de la grande distribution.

Le PDG souhaiterait en effet :

1-      L’établissement d’un « comité scientifique »

Or celui-ci existe déjà. C’est le rôle de l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes (APRIFEL) qui réunit un conseil scientifique avec des experts nationaux indépendants et un conseil de consommateurs (avec des associations de consommateurs agréées).

Pourquoi donc Michel-Edouard Leclerc veut-il alors créer un comité qui dépendra surtout de la grande distribution ?! Les producteurs sont surtout soucieux de l’indépendance scientifique vis-à-vis de la grande distribution !

  • La «valorisation des pratiques alternatives »

Sans doute peut-on amplifier ces valorisations mais comment passer sous silence le travail considérable réalisé dans le réseau de fermes Dephy qui rassemble plus de 1 900 exploitations agricoles engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage de pesticides ?! Comment balayer d’un revers de la main les bonnes pratiques développées par les instituts techniques depuis tant d’années ? Comment oublier les efforts réalisés par les producteurs dans le cadre du plan Ecophyto ?

3- Une évolution des « cahiers des charges qualitatifs du Groupement dachat dE. Leclerc et de la Scamark »

Pourquoi vouloir durcir des contraintes alors que les cahiers des charges auxquels se soumettent les paysans existent déjà et sont nombreux ! C’est le cas de GlobalGap qui est le référentiel rédigé au départ uniquement pour la filière fruits et légumes à l’initiative de la grande distribution d’Europe du nord en 1997. Quid du label Agriconfiance ? De l’agriculture raisonnée ?  Sans parler du cahier des charges spécifiques à chaque filière de production ?! De qui se moque Michel-Edouard Leclerc ? Imposer de nouvelles normes reviendrait à décrédibiliser l’ensemble de ces cahiers des charges existants.

Comment Michel-Edouard Leclerc peut-il oser dire que les fruits et légumes seraient « gavés » aux pesticides ? Selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), les fruits et légumes que l’on trouve sur les étals sont sains et de qualité. Plus de 97% des productions présentent des niveaux de résidus se situant dans les limites européennes légales. Ajoutons que des organismes indépendants réalisent également des tests de contrôle avant la mise sur marché des denrées. Laisser entendre le contraire de la part du PDG d’une enseigne aussi connu est stupéfiant.

Dans son ignorance, Michel-Edouard Leclerc laisse entendre que le bio ne contiendrait pas de résidus alors qu’environ 15 000 tonnes de soufre et de cuivre sont utilisées chaque année en France pour traiter entre autres ces productions ! D’ailleurs, le dernier rapport de l’EFSA publié en octobre 2016 précise que la présence de résidus de pesticides a été quantifiée dans 12,4% des 4 792 aliments bio analysés – ce qui ne suscite en soi aucune inquiétude en termes de santé publique – et que 1,2% d’entre eux dépassaient les Limites Maximales de Résidus (LMR) réglementaires.

Bien au-delà de l’image « verte » et « ONG compatible » qu’il peut retirer d’une telle communication, Michel-Edouard Leclerc pense avant tout à la valeur de la marge qu’il sera susceptible de dégager avec les produits bio par rapport à la vente de denrées issues de l’agriculture conventionnelle pourtant tout aussi saines et sûres. Mais attention, céder au chantage d’ONG, c’est mettre la main dans un engrenage qui ne peut que les encourager à aller plus loin encore dans les exigences…

 *http://www.huffingtonpost.fr/micheledouard-leclerc/je-declare-la-guerre-aux-pesticides-dans-mes-magasins-et-voici-c/

**http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4611/epdf

 

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Espèces invasives : Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France tire la sonnette d’alarme

« Espèces invasives : l’onde de choc » – Colloque du 8 décembre 2016 à Paris

Communiqué de presse

 

Espèces invasives :

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

tire la sonnette d’alarme

 

Des conséquences économiques et environnementales catastrophiques :

 il est temps pour les pouvoirs publics de sortir des incantations et de la naïveté

 

Paris, le 8 décembre 2016 – A l’occasion du colloque sur les espèces invasives organisé aujourd’hui à l’initiative du « Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives », le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France alerte les pouvoirs publics sur les menaces immédiates pesant sur les productions françaises.

Des productions au bord du gouffre

S’il y a encore quelques années, le risque « espèces invasives » était maîtrisé par un arsenal complet et collectif associant recherche, innovation et réglementation adaptée, ces bonnes pratiques ont désormais laissé place au règne du flou. Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, le principe de précaution et la recherche permanente du consensus avec des acteurs sans aucune responsabilité économique sont synonymes d’un véritable laissez-passer pour les espèces invasives. Conséquence : des impacts économiques majeurs dont on commence à peine à prendre conscience.

Des paradoxes dont il faut sortir

-1er paradoxe : alors que les producteurs sont empêtrés dans le mille-feuilles réglementaire, leur panoplie d’outils de protection se réduit année après année. Dans le secteur fruits et légumes, on dénombre plus de 80 impasses techniques majeures[1].

-2ème paradoxe : l’individualisme poussée à outrance. Des « groupuscules » souhaitent la libéralisation la plus complète sur le commerce des semences, des plants…Alors même que la profession a besoin de matériel végétal certifié sur le plan sanitaire. Ces mêmes groupuscules remettent en cause les mesures de précaution et de gestion du risque notamment collectives (ex : flavescence dorée).

-3ème paradoxe : les atermoiements des pouvoirs publics par l’écoute complaisante de certaines ONG environnementalistes diffusant des thèses contestables et naïves telles que : « La nature est bonne et répare par elle-même le déséquilibre biologique provoqué par une espèce envahissante » ; « les solutions de bio-contrôle permettent d’éviter complètement l’utilisation de produits de synthèse ».

Drosophila suzukii : un exemple de gestion désastreuse

Apparue en France en 2009, la mouche Drosophila suzukii est devenue très rapidement un véritable fléau pour les producteurs de cerises face auquel une seule substance active, le diméthoate avait prouvé son efficacité. C’était sans compter la décision brutale et infondée du gouvernement de l’interdire au 1er janvier 2016, laissant les producteurs de cerise sans réelle alternative autre que l’’utilisation plus fréquente d’autres substances de moindre efficacité (neuf traitements au lieu d’un !). Faute de temps pris pour mesurer l’impact des solutions alternatives, les producteurs ont connu en 2016 de 20 à 30 % de perte en moyenne, avec pour corollaire l’augmentation des prix à 8/9 € du kilo ! Et à plus long terme, quel avenir pour la filière ? Des jeunes vont-ils prendre le risque d’investir ?

Enfin, cette décision nationale va à l’encontre de la volonté affichée d’harmonisation et de simplification de la réglementation de l’Union européenne. Interdit en France, le diméthoate reste autorisé dans les autres pays européens producteurs de cerises…

« Il est très facile de faire des discours incantatoires sur les espèces invasives », observe le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Mais lorsqu’on arrive aux mesures concrètes de lutte, il semble que la plus grande naïveté gagne les pouvoirs publics, aidés en cela par un certain nombre d’ONG environnementalistes qui s’autoproclament « spécialiste ». Sauf que ce sont les producteurs qui sont en première ligne pour en subir les impacts économiques ou techniques. »

 

[1] usages orphelins

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Communiqué de presse

Primaires Les Républicains :

Des promesses alléchantes mais encore un effort pour aller à l’essentiel :

sauver notre production nationale de fruits et légumes.

 

Paris, le 17 novembre 2016 – A l’occasion de la campagne des primaires « Les Républicains » en vue de l’élection présidentielle, le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France analyse les pré-programmes agricoles de chacun des candidats. Et attend des actes.

Stop aux normes : leitmotiv de tous candidats

Sur les sept candidats en lice à la primaire, cinq ont publié jusqu’à maintenant des propositions ayant trait directement au monde agricole. Et sans surprise, ces propositions convergent dans un même sens, qui pourrait se résumer dans cette formule : « la fin du trop-plein de normes »

« La multiplication des textes et des contrôles, mais aussi des recours en justice qui frappent de nombreux projets d’investissement, pénalise toute notre économie », déclare ainsi Alain Juppé dans son programme. En ajoutant : « Sur le plan sanitaire et environnemental, il sera immédiatement mis fin à la sur-transposition des règles définies au niveau européen, qui produit des distorsions de concurrence incompatibles avec la logique européenne. Notre pays ne peut sans cesse s’imposer des contraintes plus sévères que ses voisins. Un audit sera par ailleurs engagé en vue de revenir sur l’ensemble des règles sur-transposées qui pénalisent les agriculteurs. » Même principe partagé par Nicolas Sarkozy (« pas de surtransposition des normes européennes »).

De son côté, François Fillon est le seul à aborder l’utilisation des produits phytosanitaires « Comment ne pas comprendre votre exaspération quand vous découvrez que des produits phytosanitaires interdits en France sont autorisés en Europe ? » Et de s’engager à « abroger par ordonnance toutes les normes ajoutées aux textes européens. »

Un regret : dans les différentes approches rien de très ambitieux sur la protection des cultures contre les ravageurs, un enjeu prioritaire de sécurité sanitaire pour tous les Français.

Le coût du travail : il faut aller plus loin

Sujet politiquement plus « correct », tous les candidats posent clairement l’enjeu du coût du travail qui impacte fortement les productions de fruits et légumes, encore faut-il être précis dans les mesures proposées ce qui est loin d’être les cas pour le moment. S’il faut revaloriser les prix, l’allègement des charges fiscales, sociales et réglementaires qui pèsent sur les exploitations est une priorité. Il en va de la compétitivité du secteur agricole affirment de façon unanime les candidats.

Répondre aux enjeux spécifiques de la filière française

Rappelons que notre balance commerciale en fruits et légumes est déficitaire (1,2 milliard d’euros) et se dégrade continuellement sauf pour les productions reconnues pour leur qualité à l’étranger (ex : pomme). La raison en est simple : nous ne produisons pas assez !

Avec des écarts raisonnables de compétitivité, la filière française peut déjà reprendre des couleurs mais uniquement aux conditions suivantes :

  • Ne pas entraver la recherche, l’innovation y compris dans la protection des cultures, l’innovation variétale, etc.
  • Reconnaître l’utilité de la protection phytosanitaire, sans impasses techniques et usages non pourvus.
  • Poursuivre l’amélioration des pratiques et la recherche de nouvelles substances y compris de synthèse.
  • Baser les décisions politiques selon des données étayées sur le plan scientifique et technique et non pas sur les élucubrations d’ONG payées par nos impôts.
  • Ne pas décourager les projets et les porteurs de projets en stoppant « l’agri-bashing ».

Quel avenir pour ces propositions ?

Ces anciens responsables politiques, aujourd’hui candidats, ont pour la majorité d’entre eux occupé des postes à haute responsabilité et pouvant influencer directement le travail des agriculteurs et des producteurs de fruits et légumes : Président de la République, Ministre de l’écologie, Ministre de l’agriculture, Premier Ministre… Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France constate que ce n’est pas pendant ces quelques années au pouvoir que la filière fruits et légumes « made in France » s’en est le mieux sortie. Bien au contraire ! Tous les candidats actuels en portent une lourde responsabilité, à travers le Grenelle de l’Environnement puis par le plan Ecophyto. Les producteurs prennent acte des bonnes intentions mais attendent de voir une véritable rupture de politique, avec entre-temps la campagne présidentielle et son lot de compromis puis de campagnes de pression médiatiques !

« La pérennisation d’une filière forte de production de fruits et légumes français est capitale pour notre économie. C’est aussi un enjeu sanitaire (lutte contre l’obésité, maladies cardiovasculaires), » observe le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Si le slogan « mangez 5 fruits et légumes par jour » est populaire, les études montrent que les Français ne traduisent pas encore cet adage en acte d’achat. Le facteur prix influence fortement ce comportement, preuve que les efforts de compétitivité et de développement de la filière ne sont pas des objectifs strictement corporatistes. »

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F&L

 

 

Communiqué de presse


« Limite maximale globale de pesticides dans les aliments » :

Une escroquerie intellectuelle pour une efficacité nulle

 

 

Paris, le 17 octobre 2016 – L’annonce jeudi dernier au Sénat par Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé‎ d’une consultation de l’ANSES pour déterminer une « limite maximale globale » de résidus de pesticides dans l’alimentation relève plus de l’escroquerie intellectuelle que d’une véritable démarche scientifique. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle le gouvernement à la raison et à ne pas caler sa politique en fonction « d’enquêtes » douteuses de telle ou telle ONG médiatique.

 

Pour le contrôle des résidus de produits phytosanitaires, les autorités sanitaires se basent actuellement sur un seuil réglementaire appelé « Limite Maximale de Résidus » ou LMR, défini au niveau européen. Fixé pour chaque couple substance / végétaux, celui-ci ne constitue pas un seuil de sécurité pour la population, mais une norme agronomique. Cette norme très sécuritaire se situe d’ailleurs largement en-dessous des niveaux d’exposition qui présenteraient potentiellement un risque pour la santé. Le projet du gouvernement qui consisterait simplement à additionner ces LMR les unes aux autres pour parvenir à une « limite globale » est tout simplement absurde, certaines substances ayant des LMR beaucoup plus élevées que d’autres.

Une absurdité y compris pour la filière biologique, grande utilisatrice de cuivre, qui a en moyenne une LMR 100 fois supérieure aux produits phytosanitaires de synthèse. L’ enquête VIGIE F&L 2015 du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes[1] avait notamment démontré la présence plus importante du cuivre dans les salades et tomates bio. On imagine la valeur fantaisiste à laquelle on aboutirait pour une simple salade composée si l’on ajoutait les valeurs de cuivre de ces deux aliments. Dans le même d’ordre d’absurdité, il conviendrait d’établir un indicateur global sur la toxicité pour le muesli bio intégrant les risques mycotoxine, bactériologique et métaux lourds. Tout cela évidemment sans aucun bénéfice pour la sécurité sanitaire des consommateurs.

Connivence entre gouvernement et associations écologistes

Les interventions médiatiques de ces derniers jours montrent très clairement une concertation entre les milieux écologistes, certains parlementaires et certains membres du gouvernement. La protection de la santé de nos concitoyens ne se décide pas au travers du prisme de la presse à scandale. La France et sa gastronomie méritent mieux que ça !

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France suggère au gouvernement de demander, avant tout engagement (qui plus est ultra-médiatisé), l’avis des experts scientifiques. Leur avis sera très probablement plus rationnel et plus professionnel sur la question des risques sanitaires pour les consommateurs. Rappelons aussi que la réglementation européenne actuelle est l’une des plus protectrices au monde.

[1] http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/wp-content/uploads/2015/01/Dossier-VIGIE-FL-2015.pdf

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F&L

Communiqué de presse

 

Attaque de Générations Futures contre la consommation de Muesli :

Les intérêts commerciaux, priorité du lobby bio…

Et grand silence sur les risques mycotoxine et bactériologique, qui eux, sont bien réels !

 

Paris, le 12 octobre 2016 – Le lobbying de l’association Générations Futures n’a plus de limite. Sa nouvelle enquête EXPPERT d’analyse d’échantillons de muesli est l’exemple type d’une opération marketing visant à servir des intérêts privés, en l’occurrence des entreprises de la filière bio, et non l’intérêt général.

Cette enquête qui ne révèle absolument rien d’alarmant (aucun dépassement des normes) a été orchestrée par Générations Futures, association étroitement liée à certaines entreprises de la filière bio et au Synabio (Syndicat National des transformateurs de produits naturels et de culture biologique) puisque la Présidente de l’organisation militante Générations Futures est également administratrice de ce syndicat. Comment alors être objectif ?

Si Générations Futures avait réellement le souci de la vérité, ses responsables auraient également demandé au laboratoire responsable des analyses de rechercher la présence de salmonelles et de mycotoxines qui constituent des dangers réels et immédiats pour les consommateurs. Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France rappelle ainsi deux alertes sur ces sujets d’importance ces derniers mois (parmi beaucoup d’autres !) :

  • Le retrait en septembre 2016 par Auchan de sésame complet bio (fournisseur : S.A.S Moulin Meckert Diemer) contaminé par des salmonelles[1].
  • Ou encore le retrait en octobre 2015, toujours par la société Auchan, de « son de blé » bio, contaminé par la mycotoxine ochratoxine A[2].

Dans les deux cas, il s’agit de substances « naturelles ». Les salmonelles peuvent provoquer fièvre, diarrhée, vomissements… L’ochratoxine A est une mycotoxine    ayant des propriétés cancérigènes, néphrotoxiques, tératogènes, immunotoxiques et éventuellement neurotoxiques ! Certaines mycotoxines naturelles sont de puissants Perturbateurs Endocriniens avérés (ex. zéaralénone3). Les autorités françaises ne s’y trompent d’ailleurs pas. Dans sa dernière EAT (Etude alimentation totale) infantile, l’ANSES appelle plus particulièrement à surveiller les mycotoxines T-2 & HT-24.

« Les producteurs de fruits et légumes, déjà soumis à une très forte pression ne peuvent plus supporter ce genre d’enquête approximative et partiale », souligne le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Les règlements sont de plus en plus drastiques et nous nous efforçons de les appliquer. Comment allons-nous faire si en plus, la grande distribution, sous l’injonction de quelques associations écologistes, nous rajoutent des normes inutiles ? »

 

[1] https://www.auchan.fr/assets/images/pdf/Moulin_Meckert.pdf

[2] http://www.auchan.fr/assets/images/pdf/affichette-son-de-ble2.pdf

3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9aral%C3%A9none

4 https://www.anses.fr/fr/lexique/eat-etude-de-lalimentation-totale

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F&L

Communiqué de presse

 

Certification bio :

les producteurs bio ayant eu recours à des produits phytosanitaires de synthèse ne doivent pas être pénalisés

 

 

Paris, le 7 octobre 2016 – Alors que les producteurs de fruits et légumes bio connaissent une année particulièrement difficile (printemps pluvieux puis période de sécheresse), nombre d’entre eux ont été contraints de recourir à des traitements phytosanitaires non homologués bio pour sauver leurs récoltes. Conséquence : une perte de la labellisation au minimum pour 3 ans. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle les pouvoirs publics à faire preuve de souplesse dans l’application de la règlementation.

 

Dès le printemps dernier, la presse s’était fait l’écho de viticulteurs ayant dû utiliser des produits phytosanitaires non autorisés en bio pour lutter contre le mildiou[1]. Une décision difficile à prendre mais rendue nécessaire pour sauvegarder à minima les productions. Contrecoup : chacun d’entre eux doit recommencer à zéro la démarche de conversion et devra attendre 3 ans avant de pouvoir retrouver la labellisation bio. De nombreux cas similaires ont été relevés par le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes dans d’autres secteurs. Dans certaines exploitations légumières, ce sont même toutes les productions qui se sont vues retirer la certification Agriculture Biologique (AB) alors que seulement l’une d’entre elles avait fait l’objet d’un traitement à base d’un produit phytosanitaire de synthèse.

Dans une exigence de transparence vis-à-vis des consommateurs, il est normal que les productions concernées et uniquement celles-ci soient retirées des circuits certifiés bio. Ce qu’il est l’est moins, c’est de pénaliser toutes les productions d’une exploitation et pire, retirer pour 3 ans minimum la certification bio au producteur.

Une certaine souplesse bienvenue

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que la démarche de certification bio est longue, fastidieuse et coûteuse. Il appelle donc les autorités compétentes à faire preuve de souplesse en maintenant cette certification aux producteurs qui ont parfois traité seulement une fois leur production avec des produits phytosanitaires de synthèse. Cette exclusion est d’autant plus absurde au regard de l’application de la règlementation du bio en France dans le secteur de l’élevage. Dans le contexte de forte pluviosité au printemps et de sècheresse en fin d’été, des dérogations sont accordées à des éleveurs en bio pour s’approvisionner en maïs fourrage produit par des exploitations conventionnelles. Dans ces cas précis, les productions de lait ou de viande bénéficient toujours de la certification et l’homologation est maintenue pour l’ensemble de l’exploitation.

La même logique devrait être également appliquée aux traitements autorisés en bio. Cela fait par exemple plusieurs années que la lutte contre le mildiou en bio nécessite l’utilisation de quantités importantes de cuivre. Même si les producteurs de fruits et légumes AB sont conscients des faiblesses de ce type de traitement au regard de son impact négatif pour la vie biologique du sol et aquatique, ils demandent à pouvoir déplafonner le seuil maximum de 6 kg/ha/an calculé en moyenne sur 5 ans, en attendant que la recherche trouve des solutions alternatives.

Le segment bio dans le secteur fruits et légumes constitue une opportunité de développement pour des exploitants. Une certification en AB induit une augmentation de la prise de risque technique et économique. Cette prise de risque se traduit par une forte variabilité de production et particulièrement lors des années climatiques chaotiques. Le développement du bio demande donc à être sécurisé. Ne vaut-il pas mieux accroitre les possibilités de dérogation et de déplafonnement en toute transparence que de maintenir des principes intenables dans la réalité et qui ne peuvent qu’accroitre les acrobaties techniques pour conserver la certification bio ?

[1] Et encore maintenant : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/rester-bio-ou-traiter-chimiquement-pour-ne-pas-etre-ruines-des-viticulteurs-bourguignons-ont-du-choisir-1474053154

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Définition des critères finaux des perturbateurs endocriniens par la Commission européenne : faudra-t-il bientôt interdire l’huile de neem ?

 F&L

 

 

Communiqué de presse

Définition des critères finaux des perturbateurs endocriniens par la Commission européenne : faudra-t-il bientôt interdire l’huile de neem ?

Paris, le 17 juin 2016 – La Commission européenne a présenté mercredi dernier les critères finaux qui permettront de caractériser les molécules phytosanitaires actuellement sur le marché comme « perturbateurs endocriniens » ou non. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France alerte les pouvoirs publics sur les conséquences d’une définition « hors-sol » de ces critères mettant à mal le peu de solutions de protection à disposition des producteurs.

Suite à la consultation lancée au 2ème semestre 2014, à laquelle a participé le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, la Commission européenne a présenté mercredi dernier les critères finaux de définition des molécules à effet perturbateur endocrinien. Cette annonce pourrait avoir des conséquences majeures sur le panel d’outils de protection des plantes mis à disposition de la filière fruits et légumes.

L’enjeu est important. Il ne serait en effet pas raisonnable de vouloir bannir, sur la base d’une application excessive du principe de précaution et sans une approche scientifique approfondie, toutes les molécules présentant une action endocrine mais n’ayant pas d’effets néfastes sur la santé humaine. C’est le cas de l’azadirachtine, plus connue sous le nom de « huile de neem » couramment utilisée comme insecticide en agriculture biologique, sur des productions telles que pommes, pêches, cerises et prunes. Celle-ci pourrait, en effet, être interdite du jour au lendemain alors même que les producteurs prennent toutes les précautions d’usage requises ! Cet exemple démontre qu’il y a un véritable risque de voir disparaitre du marché de nombreuses substances actives et de réduire ainsi à nouveau le nombre et la diversité des solutions de protection des plantes.

Pour Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, l’approche de la Commission européenne aurait dû fournir une base solide pour une prise de décision réglementaire permettant de s’assurer que ces critères sont suffisamment discriminants pour séparer les substances qui sont préoccupantes et qui doivent être gérées avec des mesures spécifiques voire être interdites, de celles qui ne le sont pas. La considération de la notion de puissance endocrinienne est fondamentale. En faisant l’analogie avec la puissance d’un moteur, si l’éthinylestradiol contenu dans la quasi-totalité des formulations modernes des pilules contraceptives combinées est évalué à 1 000 000 cv, alors la puissance du coumestrol que l’on retrouve dans les épinards ou encore dans les choux de Bruxelles serait de 10 000 cv (et celle des pesticides aujourd’hui autorisés de l’ordre de quelques chevaux !!!).

L’enjeu est de placer le curseur au bon endroit : suffisamment protecteur de la population sans qu’une application extrême et inappropriée du principe de précaution soit à l’origine d’entraves, notamment pour le secteur des fruits et légumes.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issu de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées. Il obtient le soutien de scientifiques, de médecins, mais également de chefs cuisiniers, etc. Il est soutenu par des élus (maires, conseillers généraux et régionaux, députés et sénateurs).

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Certificats d’économie de produits phytosanitaires: Qui paiera vraiment ? On attend (toujours) la réponse du Ministère de l’agriculture.

Certificats d’économie de produits phytosanitaires:

Qui paiera vraiment ?

On attend (toujours) la réponse du Ministère de l’agriculture.

 

Paris, le 14 mars 2016 – Alors que le décret d’application de mise en place des Certificats d’Economie de Produits Phytosanitaires (CEPP) est actuellement en discussion entre le ministère de l’agriculture et les acteurs du monde agricole, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France pose une question fondamentale : qui paiera in fine la taxe-sanction ?

Les CEPP, c’est sur le papier une belle idée pour obliger les acteurs du monde agricole à réduire leur consommation de produits phytosanitaires. Concrètement, les « obligés » (les distributeurs agricoles c’est-à-dire les coopératives et négociants), seront tenus d’obtenir un certain nombre de CEPP justifiant leurs actions en faveur de la réduction de l’usage de pesticides, sous peine d’une pénalité financière. Une fois le quota de certificats atteint, les obligés peuvent vendre leur surplus aux autres obligés afin qu’ils atteignent leurs objectifs.

A première vue, aucun problème : les producteurs de fruits et légumes ne seront donc pas pénalisés. Mais ceux-ci ne peuvent s’empêcher de regarder un peu plus loin : les distributeurs ne vont-ils pas répercuter le surcoût des CEPP sur les prix des produits phytosanitaires ? Certaines productions ne risquent-elles pas d’être privées de solutions phytosanitaires les années à forte pression du fait de distributeurs ayant atteint leur limite de quota ?

Ces questions plongent l’ensemble de la filière fruits & légumes dans une grande incertitude. Les producteurs ne peuvent en aucun cas supporter une nouvelle taxe sanction. Il appartient donc au ministère de clarifier urgemment ce dispositif. Tant qu’il ne l’aura pas fait, celui-ci restera une véritable « usine à gaz » incontrôlable.

La filière fruits & légumes, déjà en grave difficultés, est elle-même déjà engagée, depuis des années dans des démarches de progrès. Les producteurs rappellent que l’indicateur de la baisse de l’usage des produits phytosanitaires est loin d’être suffisant pour apprécier l’amélioration de leurs pratiques. Avoir à disposition des solutions innovantes, continuer à être conseillés au sein même de leurs exploitations par des professionnels expérimentés, et être encouragés à tester de nouveaux itinéraires techniques répondant aux objectifs de l’agro-écologie sont également des éléments clés. Le vrai progrès passe donc par l’expérimentation et la démonstration et non par une fiscalité punitive telle que les CEPP, qui sont un aveu d’incompétence de l’administration et de la recherche publique dont la seule devise semble être : surveiller et punir.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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Pesticides et poussières dans les maisons : Marketing de la peur, 6e édition !

Pesticides et poussières dans les maisons :

Marketing de la peur, 6e édition !

La pseudo enquête « EXPPERT » de l’association militante Générations Futures.

 

 

Paris, le 1er mars 2016 – En moins d’un an, l’association militante écologiste Générations Futures publie sa… 4ème étude sur le dossier des Perturbateurs Endocriniens (ou PE) (et le numéro 6 dans sa collection intégrale !). Une publication tous les trois mois, c’est une cadence de publication effrénée incompatible avec le temps nécessaire et la rigueur scientifique attendue par les Français. La créativité marketing des militants de Générations Futures n’a plus de limite.

Tempête dans un verre d’eau : pour l’association militante elle-même, cette étude ne signifie pas grand-chose sur le plan scientifique

« Cette enquête est basée sur l’analyse d’un nombre restreint de foyers. Elle ne prétend pas être parfaitement représentative de l’exposition à des pesticides agricoles de l’ensemble des personnes vivant en zone agricole cultivée de manière intensive ». Bienvenue donc dans la série « coucou, fais-moi peur » largement reprise par certains journalistes peu regardants sur la fiabilité scientifique de leur source.

Mais …quel est le problème ?

Générations Futures ne trouve que des « nanogrammes de gramme » de pesticides et roule au final les consommateurs dans la poussière !

Fort est de constater que les résultats de l’association militante sur les résidus de pesticides sont en réalité rassurants et conformes aux contenus des études des dossiers d’homologation des pesticides. En effet, de quoi parle-t-on ? De 17 milligrammes de pesticides par kilogramme de poussière ! Or, ce sont les éventuels niveaux de résidus de pesticides retrouvés dans les aliments et pour lesquels les évaluations de risque démontrent une absence de risque pour le consommateur. Surtout ne demandez pas à Générations Futures de vous parler des évaluations de risque, ce débat-là ne l’intéresse pas ! Concrètement pour avoir ces substances dites PE dans l’organisme, nos enfants doivent :

  • soit inhaler un kilo de poussière. Cela revient à respirer le contenu complet d’un sac aspirateur, sérieusement de qui se moque-t-on ?
  • soit ingérer un kilo de poussière. Cela a-t-il un rapport quelconque avec la réalité ?
  • soit se frotter à un kilo de poussière sur le sol en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il y a dedans rentre en contact avec la peau puis pénètre à l’intérieur de l’organisme ! Générations Futures se garde bien de faire un lien avec l’exposition réelle des résidents, cela détruirait complétement ses démonstrations.

Les marges de sécurité sont telles que les riverains des parcelles agricoles n’ont rien à craindre de ces traces de pesticides. Mais si Générations Futures avait voulu réellement faire une étude fiable pour protéger les riverains, pourquoi avoir omis de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme les résidus d’acariens, de pollen, les résidus de nicotine, de plomb, de cadmium, de fumée (de cheminée, de barbecue) ? Pourquoi l’étude ne se penche-t-elle pas sur les résidus de benzène issus des pots d’échappement de nos voitures ? Rien non plus sur les traces de pesticides bio comme les résidus de cuivre ou de soufre qui représentent 30% des volumes de pesticides utilisés en France !!! Générations Futures aurait-il caché des résultats ?

Générations Futures « oublie » de chercher les perturbateurs endocriniens avérés !

Pourquoi Générations Futures a « omis » de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme le cannabis ou les insectides bio (Huile de Neem ou Quassine) largement utilisés en agriculture biologique et qui sont des perturbateurs endocriniens bien plus présents et à risque ? Générations Futures souligne pourtant dans son rapport que « les Perturbateurs Endocriniens sont des substances d’origine naturelle ou artificielle » : il est ainsi curieux de constater qu’aucune substance naturelle n’ait été recherchée dans l’étude de l’association militante !

Bref, Générations Futures aime les coups de com’. Mener des études sérieuses sur des échantillons représentatifs et sur des substances inquiétantes et réellement présentes serait autrement plus utile pour la communauté scientifique et pour la santé de nos concitoyens.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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