Communiqué de presse

 

Enquête « EXPPERT 9 » sur les perturbateurs endocriniens : Générations Futures prend en otage l’opinion

 

A quand une réaction des autorités sanitaires et politiques face à ces publications sans aucun fondement scientifique ?

Paris, le 23 février 2017 – Alors que l’association écologiste Générations Futures vient de publier une énième « enquête » sur la présence de perturbateurs endocriniens présents dans les cheveux de 7 personnalités politiques et écologistes, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France exige des autorités sanitaires une réaction ferme afin de rétablir la vérité scientifique auprès des Français.

Sur cette enquête, voici les faits que nous pouvons d’ores et déjà dénoncer :

- La liste des substances phytosanitaires qualifiées de « perturbateurs endocriniens », servant de base à cette analyse, n’est aucunement reconnue par la communauté scientifique (base militante et d’origine américaine Tedx). Plus précisément, les 150 pesticides recherchés par Générations Futures sont loin d’être tous des perturbateurs endocriniens, comme le sous-entend l’association.

- Contrairement à ce qui est annoncé, la plupart des substances recherchées sont, soit non détectées, soit en dessous de la limite de quantification.

-Les substances qui se retrouvent en « plus grande » quantité sont :

  • L’allethrine qui est un anti-moustique à faible toxicité pour l’homme.
  • La permethrine qui est un produit médical pour lutter contre la gale chez l’homme.
  • Le fipronil et le propoxur qui sont à usage vétérinaire pour lutter contre les puces et tiques chez le chien et le chat. Ajoutons que le fipronil n’est plus utilisé en agriculture depuis 2004.

- Il manque à cette analyse la recherche de substances unanimement reconnues comme dangereuses comme le tabac, les stupéfiants, l’alcool, etc. Faut-il rappeler que les analyses de cheveux sont parfaitement pertinentes pour la recherche de ce type de composants ?

« Alors qu’en Allemagne, le BfR (équivalent de l’ANSES) a réagi très clairement il y a quelques semaines face à de fausses allégations lancées par un journal allemand, le collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France demande au plus vite une prise de position forte de la part de l’ANSES sur ces pseudos enquêtes sans aucun fondement scientifique et qui trompent le grand public.

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Communiqué de presse

 

« Interdiction totale des perturbateurs endocriniens » : Benoît Hamon mesure t-il les conséquences sur l’agriculture biologique ?

 

Paris, le 13 février 2017 – Alors que Benoît Hamon, candidat à l’élection présidentielle vient d’annoncer son intention d’interdire tous « les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux » dans l’alimentation, le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France s’interroge sur la portée d’une telle mesure, si elle était appliquée, notamment pour les producteurs de fruits et légumes bio.

 

Contrairement à un préjugé largement répandu, les producteurs de fruits et légumes bio ont recours, pour protéger leurs cultures, à de nombreux produits phytosanitaires. L’azadirachtine plus connue sous le nom d’« huile de neem » en fait partie. Cet insecticide naturel est utilisé dans les vergers de pommiers, pêchers, cerisiers ou encore pruniers. Les propriétés « perturbatrices endocriniennes » de l’azadirachtine sont connues depuis des siècles. Cela n’empêche pas les producteurs de fruits et légumes bio de l’utiliser en prenant toutes les précautions d’usage.

Quelle serait la cohérence à faire, dans le même discours, la promotion de l’agriculture bio et à interdire dans le même temps les substances comme l’huile de nem, insecticide bio ? Si cette promesse de Benoit Hamon était appliquée à la lettre, quelle solution alternative serait proposée aux agriculteurs ?

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes s’inquiète de la surenchère écologiste de la campagne présidentielle.  Il demande aux candidats de bien mesurer la portée de leurs déclarations et se tient à disposition de tous pour faire part de l’expérience sur le terrain des producteurs.

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Protéger ses cultures deviendra-t-il bientôt un acte illicite ?

Communiqué de presse

 

Consultation publique nouvelle mouture de l’arrêté du 12 septembre

Protéger ses cultures deviendra-t-il bientôt un acte illicite ?

 

Paris, le 2 février 2017 – Alors que la nouvelle mouture de « l’arrêté du 12 septembre » est ouverte à consultation depuis quelques jours sur le site du Ministère de l’agriculture[1],  le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce l’inapplicabilité et l’absurdité de cette réglementation imposée aux producteurs biologiques et conventionnels.

En dehors de quelques modifications à la marge, le « projet d’arrêté relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants » n’est qu’une actualisation des dispositions de l’arrêté du 12 septembre 2006.

Déjà dénoncées par la filière fruits et légumes en son temps, ces dispositions ne changent rien fondamentalement aux règles absurdes déjà existantes. Personne n’a par exemple envisagé au ministère de l’agriculture que dans certaines régions françaises, un producteur qui commence à traiter ses cultures par un vent en deçà de 19 km/h peut soudainement être confronté à un vent à 20 km/h…et donc se retrouver dans l’illégalité. Faut-il également rappeler l’expérimentation de l’Association Nationale Pommes Poires conduite en 2009 [2], qui concluait à la perte totale de récolte en appliquant strictement l’ensemble de la réglementation.

Pour le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France, ce projet d’arrêté ne reflète qu’une vision franco-française restrictive de l’usage des produits phytosanitaires. Notre pays considère que l’utilisation d’un produit phytosanitaire de synthèse ou agréé en l’agriculture biologique est à priori un acte potentiellement illicite.  Unique au sein de l’Union Européenne, ce type de règles juridiques est l’exemple même de surrèglementation, fruit de campagnes de dénigrement et d’une vision idéaliste de la production de fruits et légumes.

[1] http://agriculture.gouv.fr/projet-darrete-relatif-la-mise-sur-le-marche-et-lutilisation-des-produits-phytopharmaceutiques-et-de

[2] Association Nationale Pommes Poires, Le verger témoin :  expérimentation grandeur nature entre la législation et les pratiques, 2009

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Perturbateurs endocriniens dans l’eau : Les 4 péchés par omission de Générations Futures


Communiqué de presse

 

Perturbateurs endocriniens dans l’eau :

Les 4 péchés par omission de Générations Futures

 

Pourquoi la dernière « enquête » de l’ONG militante ne vaut rien sur le plan scientifique.

 

Paris, le 13 janvier 2017 – L’association environnementaliste Générations Futures vient de publier un énième volet de son enquête EXPPERT portant sur les perturbateurs endocriniens dans l’eau. Résultat : une position caricaturale du fait de l’omission sciemment pensée de données clés.

Donnant comme d’habitude une ampleur médiatique disproportionnée à son enquête, Générations Futures ne fait que reprendre des données déjà existantes et publiques mais en les sélectionnant soigneusement. Résultat : un discours tronqué.

L’analyse (qui tient sur seulement 5 pages !) pèche par 4 omissions majeures :

1- Générations Futures ne retient tout d’abord que les « pesticides de synthèse » et omet les substances préoccupantes pour l’environnement ou la santé des Français : résidus de médicaments, contraceptifs, métaux lourds (comme le zinc, le plomb, le cuivre, chrome, le nickel[1]), PCB, dont on peut directement observer la présence dans tous les types d‘eau.

2- L’ONG « oublie » également des molécules naturelles aux propriétés endocriniennes reconnues utilisées en agriculture biologique comme l’azadirachtine (huile de neem, insecticide à large spectre et perturbateur endocrinien) qui est susceptible de rejoindre très facilement les ressources en eau et est toxique pour les organismes aquatiques.

3-Toujours dans le ton catastrophiste, dans les quelques lignes concernant l’eau du robinet (celle que nous buvons tous les jours !), Générations Futures ne fait un zoom que sur les eaux épisodiquement « non conformes », qui concernent au maximum 6 % de la population française[2].

4- En septembre 2016, le ministère de l’environnement observait une amélioration structurelle de la qualité des eaux sur le critère « pesticides »[3], aucune trace dans le dossier de Générations Futures.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France, le sujet de la qualité des eaux est trop complexe pour le laisser à quelques associations militantes, qui s’en servent pour faire de l’agro-bashing en quelques pages de dossier de presse et non pour protéger la population contre les perturbateurs endocriniens. L’information essentielle est simple : la qualité des eaux en France qu’elles soient souterraines, de surface ou potable s’améliore depuis des années, fruit notamment du travail concerté des autorités sanitaires et des agriculteurs.

 

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rassemble des producteurs travaillant en agriculture biologique et raisonnée. Membres de toutes les filières et de toutes les associations professionnelles, ils sont confrontés à un même problème majeur : protéger leur récolte de manière efficace et dans le respect de l’environnement. En 2007, ils ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics à cette menace qui pèse sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence les organisations professionnelles ; il n’a que pour but de les compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité

[1] Ineris, Les substances dangereuses pour le milieu aquatique dans les rejets industriels.

[2] Ministère des Affaires sociales et de la santé, Bilan de la qualité de l’eau au robinet du consommateur vis-à-vis des pesticides en 2014, p12. « Au cours de l’année 2014, l’eau distribuée en France a été de bonne qualité, eu égard aux teneurs en pesticides mesurées : 94 % de la population a été alimentée en 2014 par une eau dont la qualité respectait en permanence les limites de qualité fixées par la réglementation »

[3] Commissariat général au développement durable, Pesticides dans les cours d’eau, légère baisse de 2008 à 2013.

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Pesticides : Michel-Edouard Leclerc atteint de cécité

 

Communiqué de presse

 

Pesticides : Michel-Edouard Leclerc atteint de cécité

Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce l’incurie du géant                                          de la grande distribution

 

Paris, le 12 décembre 2016 – Michel-Edouard Leclerc, affiche dans une tribune publiée* le 8 décembre sa volonté de « déclarer » la guerre aux pesticides » dans ses magasins. Derrière ce slogan choc, le PDG des enseignes E. Leclerc annonce un plan d’actions qui révèle surtout son ignorance totale des pratiques agricoles. Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce les trois aveuglements du géant de la grande distribution.

Le PDG souhaiterait en effet :

1-      L’établissement d’un « comité scientifique »

Or celui-ci existe déjà. C’est le rôle de l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes (APRIFEL) qui réunit un conseil scientifique avec des experts nationaux indépendants et un conseil de consommateurs (avec des associations de consommateurs agréées).

Pourquoi donc Michel-Edouard Leclerc veut-il alors créer un comité qui dépendra surtout de la grande distribution ?! Les producteurs sont surtout soucieux de l’indépendance scientifique vis-à-vis de la grande distribution !

  • La «valorisation des pratiques alternatives »

Sans doute peut-on amplifier ces valorisations mais comment passer sous silence le travail considérable réalisé dans le réseau de fermes Dephy qui rassemble plus de 1 900 exploitations agricoles engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage de pesticides ?! Comment balayer d’un revers de la main les bonnes pratiques développées par les instituts techniques depuis tant d’années ? Comment oublier les efforts réalisés par les producteurs dans le cadre du plan Ecophyto ?

3- Une évolution des « cahiers des charges qualitatifs du Groupement dachat dE. Leclerc et de la Scamark »

Pourquoi vouloir durcir des contraintes alors que les cahiers des charges auxquels se soumettent les paysans existent déjà et sont nombreux ! C’est le cas de GlobalGap qui est le référentiel rédigé au départ uniquement pour la filière fruits et légumes à l’initiative de la grande distribution d’Europe du nord en 1997. Quid du label Agriconfiance ? De l’agriculture raisonnée ?  Sans parler du cahier des charges spécifiques à chaque filière de production ?! De qui se moque Michel-Edouard Leclerc ? Imposer de nouvelles normes reviendrait à décrédibiliser l’ensemble de ces cahiers des charges existants.

Comment Michel-Edouard Leclerc peut-il oser dire que les fruits et légumes seraient « gavés » aux pesticides ? Selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), les fruits et légumes que l’on trouve sur les étals sont sains et de qualité. Plus de 97% des productions présentent des niveaux de résidus se situant dans les limites européennes légales. Ajoutons que des organismes indépendants réalisent également des tests de contrôle avant la mise sur marché des denrées. Laisser entendre le contraire de la part du PDG d’une enseigne aussi connu est stupéfiant.

Dans son ignorance, Michel-Edouard Leclerc laisse entendre que le bio ne contiendrait pas de résidus alors qu’environ 15 000 tonnes de soufre et de cuivre sont utilisées chaque année en France pour traiter entre autres ces productions ! D’ailleurs, le dernier rapport de l’EFSA publié en octobre 2016 précise que la présence de résidus de pesticides a été quantifiée dans 12,4% des 4 792 aliments bio analysés – ce qui ne suscite en soi aucune inquiétude en termes de santé publique – et que 1,2% d’entre eux dépassaient les Limites Maximales de Résidus (LMR) réglementaires.

Bien au-delà de l’image « verte » et « ONG compatible » qu’il peut retirer d’une telle communication, Michel-Edouard Leclerc pense avant tout à la valeur de la marge qu’il sera susceptible de dégager avec les produits bio par rapport à la vente de denrées issues de l’agriculture conventionnelle pourtant tout aussi saines et sûres. Mais attention, céder au chantage d’ONG, c’est mettre la main dans un engrenage qui ne peut que les encourager à aller plus loin encore dans les exigences…

 *http://www.huffingtonpost.fr/micheledouard-leclerc/je-declare-la-guerre-aux-pesticides-dans-mes-magasins-et-voici-c/

**http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4611/epdf

 

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Espèces invasives : Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France tire la sonnette d’alarme

« Espèces invasives : l’onde de choc » – Colloque du 8 décembre 2016 à Paris

Communiqué de presse

 

Espèces invasives :

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

tire la sonnette d’alarme

 

Des conséquences économiques et environnementales catastrophiques :

 il est temps pour les pouvoirs publics de sortir des incantations et de la naïveté

 

Paris, le 8 décembre 2016 – A l’occasion du colloque sur les espèces invasives organisé aujourd’hui à l’initiative du « Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie et autres espèces invasives », le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France alerte les pouvoirs publics sur les menaces immédiates pesant sur les productions françaises.

Des productions au bord du gouffre

S’il y a encore quelques années, le risque « espèces invasives » était maîtrisé par un arsenal complet et collectif associant recherche, innovation et réglementation adaptée, ces bonnes pratiques ont désormais laissé place au règne du flou. Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, le principe de précaution et la recherche permanente du consensus avec des acteurs sans aucune responsabilité économique sont synonymes d’un véritable laissez-passer pour les espèces invasives. Conséquence : des impacts économiques majeurs dont on commence à peine à prendre conscience.

Des paradoxes dont il faut sortir

-1er paradoxe : alors que les producteurs sont empêtrés dans le mille-feuilles réglementaire, leur panoplie d’outils de protection se réduit année après année. Dans le secteur fruits et légumes, on dénombre plus de 80 impasses techniques majeures[1].

-2ème paradoxe : l’individualisme poussée à outrance. Des « groupuscules » souhaitent la libéralisation la plus complète sur le commerce des semences, des plants…Alors même que la profession a besoin de matériel végétal certifié sur le plan sanitaire. Ces mêmes groupuscules remettent en cause les mesures de précaution et de gestion du risque notamment collectives (ex : flavescence dorée).

-3ème paradoxe : les atermoiements des pouvoirs publics par l’écoute complaisante de certaines ONG environnementalistes diffusant des thèses contestables et naïves telles que : « La nature est bonne et répare par elle-même le déséquilibre biologique provoqué par une espèce envahissante » ; « les solutions de bio-contrôle permettent d’éviter complètement l’utilisation de produits de synthèse ».

Drosophila suzukii : un exemple de gestion désastreuse

Apparue en France en 2009, la mouche Drosophila suzukii est devenue très rapidement un véritable fléau pour les producteurs de cerises face auquel une seule substance active, le diméthoate avait prouvé son efficacité. C’était sans compter la décision brutale et infondée du gouvernement de l’interdire au 1er janvier 2016, laissant les producteurs de cerise sans réelle alternative autre que l’’utilisation plus fréquente d’autres substances de moindre efficacité (neuf traitements au lieu d’un !). Faute de temps pris pour mesurer l’impact des solutions alternatives, les producteurs ont connu en 2016 de 20 à 30 % de perte en moyenne, avec pour corollaire l’augmentation des prix à 8/9 € du kilo ! Et à plus long terme, quel avenir pour la filière ? Des jeunes vont-ils prendre le risque d’investir ?

Enfin, cette décision nationale va à l’encontre de la volonté affichée d’harmonisation et de simplification de la réglementation de l’Union européenne. Interdit en France, le diméthoate reste autorisé dans les autres pays européens producteurs de cerises…

« Il est très facile de faire des discours incantatoires sur les espèces invasives », observe le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Mais lorsqu’on arrive aux mesures concrètes de lutte, il semble que la plus grande naïveté gagne les pouvoirs publics, aidés en cela par un certain nombre d’ONG environnementalistes qui s’autoproclament « spécialiste ». Sauf que ce sont les producteurs qui sont en première ligne pour en subir les impacts économiques ou techniques. »

 

[1] usages orphelins

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Communiqué de presse

Primaires Les Républicains :

Des promesses alléchantes mais encore un effort pour aller à l’essentiel :

sauver notre production nationale de fruits et légumes.

 

Paris, le 17 novembre 2016 – A l’occasion de la campagne des primaires « Les Républicains » en vue de l’élection présidentielle, le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France analyse les pré-programmes agricoles de chacun des candidats. Et attend des actes.

Stop aux normes : leitmotiv de tous candidats

Sur les sept candidats en lice à la primaire, cinq ont publié jusqu’à maintenant des propositions ayant trait directement au monde agricole. Et sans surprise, ces propositions convergent dans un même sens, qui pourrait se résumer dans cette formule : « la fin du trop-plein de normes »

« La multiplication des textes et des contrôles, mais aussi des recours en justice qui frappent de nombreux projets d’investissement, pénalise toute notre économie », déclare ainsi Alain Juppé dans son programme. En ajoutant : « Sur le plan sanitaire et environnemental, il sera immédiatement mis fin à la sur-transposition des règles définies au niveau européen, qui produit des distorsions de concurrence incompatibles avec la logique européenne. Notre pays ne peut sans cesse s’imposer des contraintes plus sévères que ses voisins. Un audit sera par ailleurs engagé en vue de revenir sur l’ensemble des règles sur-transposées qui pénalisent les agriculteurs. » Même principe partagé par Nicolas Sarkozy (« pas de surtransposition des normes européennes »).

De son côté, François Fillon est le seul à aborder l’utilisation des produits phytosanitaires « Comment ne pas comprendre votre exaspération quand vous découvrez que des produits phytosanitaires interdits en France sont autorisés en Europe ? » Et de s’engager à « abroger par ordonnance toutes les normes ajoutées aux textes européens. »

Un regret : dans les différentes approches rien de très ambitieux sur la protection des cultures contre les ravageurs, un enjeu prioritaire de sécurité sanitaire pour tous les Français.

Le coût du travail : il faut aller plus loin

Sujet politiquement plus « correct », tous les candidats posent clairement l’enjeu du coût du travail qui impacte fortement les productions de fruits et légumes, encore faut-il être précis dans les mesures proposées ce qui est loin d’être les cas pour le moment. S’il faut revaloriser les prix, l’allègement des charges fiscales, sociales et réglementaires qui pèsent sur les exploitations est une priorité. Il en va de la compétitivité du secteur agricole affirment de façon unanime les candidats.

Répondre aux enjeux spécifiques de la filière française

Rappelons que notre balance commerciale en fruits et légumes est déficitaire (1,2 milliard d’euros) et se dégrade continuellement sauf pour les productions reconnues pour leur qualité à l’étranger (ex : pomme). La raison en est simple : nous ne produisons pas assez !

Avec des écarts raisonnables de compétitivité, la filière française peut déjà reprendre des couleurs mais uniquement aux conditions suivantes :

  • Ne pas entraver la recherche, l’innovation y compris dans la protection des cultures, l’innovation variétale, etc.
  • Reconnaître l’utilité de la protection phytosanitaire, sans impasses techniques et usages non pourvus.
  • Poursuivre l’amélioration des pratiques et la recherche de nouvelles substances y compris de synthèse.
  • Baser les décisions politiques selon des données étayées sur le plan scientifique et technique et non pas sur les élucubrations d’ONG payées par nos impôts.
  • Ne pas décourager les projets et les porteurs de projets en stoppant « l’agri-bashing ».

Quel avenir pour ces propositions ?

Ces anciens responsables politiques, aujourd’hui candidats, ont pour la majorité d’entre eux occupé des postes à haute responsabilité et pouvant influencer directement le travail des agriculteurs et des producteurs de fruits et légumes : Président de la République, Ministre de l’écologie, Ministre de l’agriculture, Premier Ministre… Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France constate que ce n’est pas pendant ces quelques années au pouvoir que la filière fruits et légumes « made in France » s’en est le mieux sortie. Bien au contraire ! Tous les candidats actuels en portent une lourde responsabilité, à travers le Grenelle de l’Environnement puis par le plan Ecophyto. Les producteurs prennent acte des bonnes intentions mais attendent de voir une véritable rupture de politique, avec entre-temps la campagne présidentielle et son lot de compromis puis de campagnes de pression médiatiques !

« La pérennisation d’une filière forte de production de fruits et légumes français est capitale pour notre économie. C’est aussi un enjeu sanitaire (lutte contre l’obésité, maladies cardiovasculaires), » observe le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Si le slogan « mangez 5 fruits et légumes par jour » est populaire, les études montrent que les Français ne traduisent pas encore cet adage en acte d’achat. Le facteur prix influence fortement ce comportement, preuve que les efforts de compétitivité et de développement de la filière ne sont pas des objectifs strictement corporatistes. »

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F&L

 

 

Communiqué de presse


« Limite maximale globale de pesticides dans les aliments » :

Une escroquerie intellectuelle pour une efficacité nulle

 

 

Paris, le 17 octobre 2016 – L’annonce jeudi dernier au Sénat par Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé‎ d’une consultation de l’ANSES pour déterminer une « limite maximale globale » de résidus de pesticides dans l’alimentation relève plus de l’escroquerie intellectuelle que d’une véritable démarche scientifique. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle le gouvernement à la raison et à ne pas caler sa politique en fonction « d’enquêtes » douteuses de telle ou telle ONG médiatique.

 

Pour le contrôle des résidus de produits phytosanitaires, les autorités sanitaires se basent actuellement sur un seuil réglementaire appelé « Limite Maximale de Résidus » ou LMR, défini au niveau européen. Fixé pour chaque couple substance / végétaux, celui-ci ne constitue pas un seuil de sécurité pour la population, mais une norme agronomique. Cette norme très sécuritaire se situe d’ailleurs largement en-dessous des niveaux d’exposition qui présenteraient potentiellement un risque pour la santé. Le projet du gouvernement qui consisterait simplement à additionner ces LMR les unes aux autres pour parvenir à une « limite globale » est tout simplement absurde, certaines substances ayant des LMR beaucoup plus élevées que d’autres.

Une absurdité y compris pour la filière biologique, grande utilisatrice de cuivre, qui a en moyenne une LMR 100 fois supérieure aux produits phytosanitaires de synthèse. L’ enquête VIGIE F&L 2015 du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes[1] avait notamment démontré la présence plus importante du cuivre dans les salades et tomates bio. On imagine la valeur fantaisiste à laquelle on aboutirait pour une simple salade composée si l’on ajoutait les valeurs de cuivre de ces deux aliments. Dans le même d’ordre d’absurdité, il conviendrait d’établir un indicateur global sur la toxicité pour le muesli bio intégrant les risques mycotoxine, bactériologique et métaux lourds. Tout cela évidemment sans aucun bénéfice pour la sécurité sanitaire des consommateurs.

Connivence entre gouvernement et associations écologistes

Les interventions médiatiques de ces derniers jours montrent très clairement une concertation entre les milieux écologistes, certains parlementaires et certains membres du gouvernement. La protection de la santé de nos concitoyens ne se décide pas au travers du prisme de la presse à scandale. La France et sa gastronomie méritent mieux que ça !

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France suggère au gouvernement de demander, avant tout engagement (qui plus est ultra-médiatisé), l’avis des experts scientifiques. Leur avis sera très probablement plus rationnel et plus professionnel sur la question des risques sanitaires pour les consommateurs. Rappelons aussi que la réglementation européenne actuelle est l’une des plus protectrices au monde.

[1] http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/wp-content/uploads/2015/01/Dossier-VIGIE-FL-2015.pdf

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F&L

Communiqué de presse

 

Attaque de Générations Futures contre la consommation de Muesli :

Les intérêts commerciaux, priorité du lobby bio…

Et grand silence sur les risques mycotoxine et bactériologique, qui eux, sont bien réels !

 

Paris, le 12 octobre 2016 – Le lobbying de l’association Générations Futures n’a plus de limite. Sa nouvelle enquête EXPPERT d’analyse d’échantillons de muesli est l’exemple type d’une opération marketing visant à servir des intérêts privés, en l’occurrence des entreprises de la filière bio, et non l’intérêt général.

Cette enquête qui ne révèle absolument rien d’alarmant (aucun dépassement des normes) a été orchestrée par Générations Futures, association étroitement liée à certaines entreprises de la filière bio et au Synabio (Syndicat National des transformateurs de produits naturels et de culture biologique) puisque la Présidente de l’organisation militante Générations Futures est également administratrice de ce syndicat. Comment alors être objectif ?

Si Générations Futures avait réellement le souci de la vérité, ses responsables auraient également demandé au laboratoire responsable des analyses de rechercher la présence de salmonelles et de mycotoxines qui constituent des dangers réels et immédiats pour les consommateurs. Le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France rappelle ainsi deux alertes sur ces sujets d’importance ces derniers mois (parmi beaucoup d’autres !) :

  • Le retrait en septembre 2016 par Auchan de sésame complet bio (fournisseur : S.A.S Moulin Meckert Diemer) contaminé par des salmonelles[1].
  • Ou encore le retrait en octobre 2015, toujours par la société Auchan, de « son de blé » bio, contaminé par la mycotoxine ochratoxine A[2].

Dans les deux cas, il s’agit de substances « naturelles ». Les salmonelles peuvent provoquer fièvre, diarrhée, vomissements… L’ochratoxine A est une mycotoxine    ayant des propriétés cancérigènes, néphrotoxiques, tératogènes, immunotoxiques et éventuellement neurotoxiques ! Certaines mycotoxines naturelles sont de puissants Perturbateurs Endocriniens avérés (ex. zéaralénone3). Les autorités françaises ne s’y trompent d’ailleurs pas. Dans sa dernière EAT (Etude alimentation totale) infantile, l’ANSES appelle plus particulièrement à surveiller les mycotoxines T-2 & HT-24.

« Les producteurs de fruits et légumes, déjà soumis à une très forte pression ne peuvent plus supporter ce genre d’enquête approximative et partiale », souligne le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France. « Les règlements sont de plus en plus drastiques et nous nous efforçons de les appliquer. Comment allons-nous faire si en plus, la grande distribution, sous l’injonction de quelques associations écologistes, nous rajoutent des normes inutiles ? »

 

[1] https://www.auchan.fr/assets/images/pdf/Moulin_Meckert.pdf

[2] http://www.auchan.fr/assets/images/pdf/affichette-son-de-ble2.pdf

3 https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9aral%C3%A9none

4 https://www.anses.fr/fr/lexique/eat-etude-de-lalimentation-totale

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F&L

Communiqué de presse

 

Certification bio :

les producteurs bio ayant eu recours à des produits phytosanitaires de synthèse ne doivent pas être pénalisés

 

 

Paris, le 7 octobre 2016 – Alors que les producteurs de fruits et légumes bio connaissent une année particulièrement difficile (printemps pluvieux puis période de sécheresse), nombre d’entre eux ont été contraints de recourir à des traitements phytosanitaires non homologués bio pour sauver leurs récoltes. Conséquence : une perte de la labellisation au minimum pour 3 ans. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle les pouvoirs publics à faire preuve de souplesse dans l’application de la règlementation.

 

Dès le printemps dernier, la presse s’était fait l’écho de viticulteurs ayant dû utiliser des produits phytosanitaires non autorisés en bio pour lutter contre le mildiou[1]. Une décision difficile à prendre mais rendue nécessaire pour sauvegarder à minima les productions. Contrecoup : chacun d’entre eux doit recommencer à zéro la démarche de conversion et devra attendre 3 ans avant de pouvoir retrouver la labellisation bio. De nombreux cas similaires ont été relevés par le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes dans d’autres secteurs. Dans certaines exploitations légumières, ce sont même toutes les productions qui se sont vues retirer la certification Agriculture Biologique (AB) alors que seulement l’une d’entre elles avait fait l’objet d’un traitement à base d’un produit phytosanitaire de synthèse.

Dans une exigence de transparence vis-à-vis des consommateurs, il est normal que les productions concernées et uniquement celles-ci soient retirées des circuits certifiés bio. Ce qu’il est l’est moins, c’est de pénaliser toutes les productions d’une exploitation et pire, retirer pour 3 ans minimum la certification bio au producteur.

Une certaine souplesse bienvenue

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que la démarche de certification bio est longue, fastidieuse et coûteuse. Il appelle donc les autorités compétentes à faire preuve de souplesse en maintenant cette certification aux producteurs qui ont parfois traité seulement une fois leur production avec des produits phytosanitaires de synthèse. Cette exclusion est d’autant plus absurde au regard de l’application de la règlementation du bio en France dans le secteur de l’élevage. Dans le contexte de forte pluviosité au printemps et de sècheresse en fin d’été, des dérogations sont accordées à des éleveurs en bio pour s’approvisionner en maïs fourrage produit par des exploitations conventionnelles. Dans ces cas précis, les productions de lait ou de viande bénéficient toujours de la certification et l’homologation est maintenue pour l’ensemble de l’exploitation.

La même logique devrait être également appliquée aux traitements autorisés en bio. Cela fait par exemple plusieurs années que la lutte contre le mildiou en bio nécessite l’utilisation de quantités importantes de cuivre. Même si les producteurs de fruits et légumes AB sont conscients des faiblesses de ce type de traitement au regard de son impact négatif pour la vie biologique du sol et aquatique, ils demandent à pouvoir déplafonner le seuil maximum de 6 kg/ha/an calculé en moyenne sur 5 ans, en attendant que la recherche trouve des solutions alternatives.

Le segment bio dans le secteur fruits et légumes constitue une opportunité de développement pour des exploitants. Une certification en AB induit une augmentation de la prise de risque technique et économique. Cette prise de risque se traduit par une forte variabilité de production et particulièrement lors des années climatiques chaotiques. Le développement du bio demande donc à être sécurisé. Ne vaut-il pas mieux accroitre les possibilités de dérogation et de déplafonnement en toute transparence que de maintenir des principes intenables dans la réalité et qui ne peuvent qu’accroitre les acrobaties techniques pour conserver la certification bio ?

[1] Et encore maintenant : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/rester-bio-ou-traiter-chimiquement-pour-ne-pas-etre-ruines-des-viticulteurs-bourguignons-ont-du-choisir-1474053154

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