Marine Tondelier ou l’indignation opportuniste

Le 30 juillet 2026Marine Tondelier s’est feint de s’alarmer hier sur les réseaux sociaux du sort des maraîchers et des arboriculteurs frappés par la sécheresse. Aussi tardif qu’indécent, le réveil de la secrétaire nationale des Écologistes ne fera pas oublier que son parti a largement contribué à créer la situation qu’elle dénonce aujourd’hui.

Déplorer les effets, chérir les causes

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » La célèbre formule de Bossuet trouve ici sa parfaite application chez Marine Tondelier. À coups de surtranspositions, d’inflation normative, d’interdictions de solutions de protection des cultures, de refus dogmatique du stockage de l’eau, d’accumulation de contraintes, de pression « militante » sur les producteurs, les écologistes ont méthodiquement affaibli les filières agricoles françaises et en particulier les fruits et légumes.

Aujourd’hui, ils feignent d’en découvrir les conséquences. Pourtant, le constat est sans appel : depuis vingt ans, la France perd progressivement sa capacité à produire ses propres fruits et légumes. Pour le secteur, le solde agricole de la France s’effondre : son déficit commercial atteint désormais 4,4 milliards d’euros pour les fruits et 2 milliards d’euros pour les légumes !  

Drapée dans les oripeaux de la vertu, Marine Tondelier distribue les bons et les mauvais points au sein du monde agricole, opposant les maraîchers et les arboriculteurs aux céréaliers. Une ficelle bien commode pour faire oublier que les dogmes écologistes ont pénalisé ces dernières années indistinctement toutes les productions françaises.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que les maraîchers et les arboriculteurs, comme tous leurs confrères agriculteurs, veulent tout simplement qu’on les laisse produire.