Trop de pesticides ?

Depuis longtemps déjà, nous avons parfaitement assimilé l’adage : « les pesticides, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique ». D’autant que ces produits ont un coût financier. N’oublions pas le bon sens paysan ! Entre 1999 et 2011, le tonnage total des pesticides vendus en France a baissé de 50%. La consommation nationale est actuellement d’environ 60 000 tonnes dont 20% sont des produits utilisables en agriculture biologique (le cuivre et le souffre notamment).

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En bleu : consommation totale de produits phytosanitaires
En orange : consommation totale de produit phytosanitaire de synthèse
En gris : consommation totale de cuivre et de souffre.

Source : http://www.senat.fr/rap/r12-042-1/r12-042-17.html (UIPP)

Contrairement à une rumeur bien répandue, la France n’est pas le premier utilisateur européen de pesticides par hectare mais ce situe au 9ème rang. Mais du fait de sa surface et du poids de la production viticole, la France est bien l’un des premiers pays utilisateurs européen en volume global.

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Source :http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/images/7/75/Pesticide_sales_by_UAA%2C_by_country%2C_2013.png

 Ces chiffres traduisent l’engagement des professionnels dans des démarches de progrès. Pour la culture de nos fruits et légumes, nous avons recours aux produits phytosanitaires suivant les observations sur le terrain. En bonne intelligence ! Depuis de nombreuses années, l’agriculture conventionnelle a mis en place des chartes de qualité exigeantes et a développé, en lien avec la recherche (notamment l’INRA) des solutions alternatives. Action préventive pour anticiper le développement des maladies, préparation des sols, rotation des cultures, utilisation de variétés résistantes, protection biologique intégrée… ces pratiques constituent des outils que nous avons d’ores et déjà mis en place. Ces solutions apparaissent comme complémentaires aux produits phytosanitaires.

Pour limiter le risque de tavelure dans les vergers de pommier (la principale maladie du pommier), de plus en plus de producteurs procèdent au broyage des feuilles à l’automne pour favoriser la décomposition de ces dernières et éliminer les zones de « refuges » des spores de la tavelure.


L’innovation génétique 

La recherche publique française est à l’origine d’une pomme résistante à la tavelure commercialisée sous différents noms (Ariane, Joliet,…). Cette innovation génétique a permis de conforter le développement de la filière de production bio. En culture conventionnelle, elle permet une réduction significative du nombre de traitements contre la tavelure.

http://arboriculture.ecophytopic.fr/sites/default/files/arboriculture/DEPHY_SCEP_Arboriculture_PommePFI_ARRX0409.pdf


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