Vers la dépendance alimentaire ?

La balance commerciale en fruits et légumes est structurellement déficitaire. L’excellence de quelques productions l’export comme la pomme ne compense pas la décroissance régulière de la production de fruits et légumes en France. Hors fruits et légumes tropicaux, la France est soumise à une double concurrence sur son marché intérieur par le nord et le sud.

La filière fruits et légumes est fortement dépendante des aléas climatiques, tant pour la production que pour la consommation. Elle se situe, en outre, dans un contexte commercial ouvert au niveau international et européen, qui se traduit par une forte concurrence sur les prix. Toutefois, les fruits et légumes sont des produits peu échangés et la consommation des produits sur des lieux proches de la production reste la règle.

La consommation de produits frais

La valeur de la consommation des ménages est estimée à 15,5 milliards d’euros pour les fruits et légumes frais (hors pomme de terre). La consommation en restauration hors domicile s’élève, quant à elle, à 1,1 milliard d’euros. S’y ajoute l’autoconsommation des producteurs, estimée à 1,5 milliard d’euros. Les ménages français achètent en moyenne chaque année autour de 85 kg de fruits frais et autant de légumes frais, pour un budget de 350 euros. La décroissance de notre production devrait donc avoir pour conséquence une diminution de l’offre en produit frais et donc une part plus importantes des importations.

Un solde du commerce extérieur déficitaire

La majorité des exportations/importations se réalise au sein de l’Union européenne.

Par ordre d’importance en volume, la France exporte des pommes de terre, des pommes de table, des bananes, des tomates, des choux-fleurs et des carottes. Elle importe des tomates, des bananes, des pommes de terre, des oranges, des clémentines, des pommes de table et des melons.

La balance commerciale française est déficitaire en fruits et légumes frais (- 1,83 milliard d’euros pour les fruits et – 717 000 millions d’euros pour les légumes, en 2012).

À l’inverse, la balance commerciale est largement excédentaire pour la pomme de terre (+ 311 millions d’euros).

La concurrence des autres pays (Espagne, Maroc, Pays-Bas…) a de fortes répercussions sur l’équilibre de la filière.

Les commentaires sont fermés.