Pesticides et poussières dans les maisons : Marketing de la peur, 6e édition !

Pesticides et poussières dans les maisons :

Marketing de la peur, 6e édition !

La pseudo enquête « EXPPERT » de l’association militante Générations Futures.

 

 

Paris, le 1er mars 2016 – En moins d’un an, l’association militante écologiste Générations Futures publie sa… 4ème étude sur le dossier des Perturbateurs Endocriniens (ou PE) (et le numéro 6 dans sa collection intégrale !). Une publication tous les trois mois, c’est une cadence de publication effrénée incompatible avec le temps nécessaire et la rigueur scientifique attendue par les Français. La créativité marketing des militants de Générations Futures n’a plus de limite.

Tempête dans un verre d’eau : pour l’association militante elle-même, cette étude ne signifie pas grand-chose sur le plan scientifique

« Cette enquête est basée sur l’analyse d’un nombre restreint de foyers. Elle ne prétend pas être parfaitement représentative de l’exposition à des pesticides agricoles de l’ensemble des personnes vivant en zone agricole cultivée de manière intensive ». Bienvenue donc dans la série « coucou, fais-moi peur » largement reprise par certains journalistes peu regardants sur la fiabilité scientifique de leur source.

Mais …quel est le problème ?

Générations Futures ne trouve que des « nanogrammes de gramme » de pesticides et roule au final les consommateurs dans la poussière !

Fort est de constater que les résultats de l’association militante sur les résidus de pesticides sont en réalité rassurants et conformes aux contenus des études des dossiers d’homologation des pesticides. En effet, de quoi parle-t-on ? De 17 milligrammes de pesticides par kilogramme de poussière ! Or, ce sont les éventuels niveaux de résidus de pesticides retrouvés dans les aliments et pour lesquels les évaluations de risque démontrent une absence de risque pour le consommateur. Surtout ne demandez pas à Générations Futures de vous parler des évaluations de risque, ce débat-là ne l’intéresse pas ! Concrètement pour avoir ces substances dites PE dans l’organisme, nos enfants doivent :

  • soit inhaler un kilo de poussière. Cela revient à respirer le contenu complet d’un sac aspirateur, sérieusement de qui se moque-t-on ?
  • soit ingérer un kilo de poussière. Cela a-t-il un rapport quelconque avec la réalité ?
  • soit se frotter à un kilo de poussière sur le sol en partant de l’hypothèse que tout ce qu’il y a dedans rentre en contact avec la peau puis pénètre à l’intérieur de l’organisme ! Générations Futures se garde bien de faire un lien avec l’exposition réelle des résidents, cela détruirait complétement ses démonstrations.

Les marges de sécurité sont telles que les riverains des parcelles agricoles n’ont rien à craindre de ces traces de pesticides. Mais si Générations Futures avait voulu réellement faire une étude fiable pour protéger les riverains, pourquoi avoir omis de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme les résidus d’acariens, de pollen, les résidus de nicotine, de plomb, de cadmium, de fumée (de cheminée, de barbecue) ? Pourquoi l’étude ne se penche-t-elle pas sur les résidus de benzène issus des pots d’échappement de nos voitures ? Rien non plus sur les traces de pesticides bio comme les résidus de cuivre ou de soufre qui représentent 30% des volumes de pesticides utilisés en France !!! Générations Futures aurait-il caché des résultats ?

Générations Futures « oublie » de chercher les perturbateurs endocriniens avérés !

Pourquoi Générations Futures a « omis » de rechercher des substances que l’on retrouve dans l’air de nos maisons comme le cannabis ou les insectides bio (Huile de Neem ou Quassine) largement utilisés en agriculture biologique et qui sont des perturbateurs endocriniens bien plus présents et à risque ? Générations Futures souligne pourtant dans son rapport que « les Perturbateurs Endocriniens sont des substances d’origine naturelle ou artificielle » : il est ainsi curieux de constater qu’aucune substance naturelle n’ait été recherchée dans l’étude de l’association militante !

Bref, Générations Futures aime les coups de com’. Mener des études sérieuses sur des échantillons représentatifs et sur des substances inquiétantes et réellement présentes serait autrement plus utile pour la communauté scientifique et pour la santé de nos concitoyens.

Né en novembre 2007, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs issus de l’agriculture biologique et raisonnée de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a pour but que de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées.

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