Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

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Actualité de la filière

- Les maladies face au réchauffement climatique - Viti, février 2010

- Un réchauffement inférieur à 3°C reste gérable - Réussir Grandes Cultures, février 2010, n°233

- Les tordeuses migrent sur le pommier - Réussir Fruits et Légumes, janvier 2010, n°291

- La discrétion du carpocapse profite aux autres tordeuses - Réussir Fruits et Légumes, janvier 2010, n°291

- Quitter l’agriculture pour rester debout - Les Enjeux, décembre 2009

- “Se passer des pesticides, pas si simple” - L’Expansion, 25 février 2009

Le collectif dans les médias

On en parle dans les médias et vous pouvez réagir

- “Sauvons les Fruits et Légumes : les distorsions phytosanitaires contribuent à plomber la compétitivité” - Agrapresse Hebdo, 29 avril 2010

- “Avancées récentes en France” - Agrihebdo.ch, 29 avril 2010

- “Des distorsions de concurrence pointées du doigt” - La France Agricole.fr, 28 avril 2010

- “Fruits et légumes à l’Assemblée nationale”- Sud-Ouest, 27 avril 2010

- “Un colloque sur les produits phytos” - FLD Hebdo, 27 avril 2009

- “Pesticides sur les fruits et légumes : des producteurs déplorent les distorsions de concurrence” - Enviscope, 23 avril 2010

- “Sauvons les “f&l” à l’Assemblée nationale” - FLD Hebdo, 20 avril 2009

- Le Collectif « Sauvons les fruits et légumes » entend lutter contre les impasses techniques et les distorsions de concurrence” - Agriavis.com, 15 avril 2010

-” Moyens de lutte en Agriculture conventionnelle et biologique : Les producteurs affaiblis face à la concurrence européenne” - Agriavis.com, 22 mars 2010

- “Le collectif “Sauvons les fruits et légumes” dénonce des distorsions de concurrence” - La France Agricole.fr, 22 mars 2010

- “Agriculture conventionnelle et biologique, les producteurs se disent affaiblis face à la concurrence européenne” - Ouest France, 20 mars 2010

- “Agriculture conventionnelle et biologique, les producteurs affaiblis face à la concurrence européenne” - Enviro2b, 19 mars 2010 (Une et article)

- “Agriculture conventionnelle et biologique, les producteurs se disent affaiblis face à la concurrence européenne” - Agrisalon.com, 19 mars 2010

- “Réhabilitons les épluchures” - Elle.fr, 14 décembre 2009

- “Jacques Remiller invite ses collègues à déguster des épluchures” - Le Dauphiné Libéré, 11 décembre 2009

- “Des députés vantent les épluchures françaises” - Le Parisien, 10 décembre 2009

- “Réhabilitons les épluchures” - Le Blog Minceur, 9 décembre 2009

- “Sauvons les fruits et légumes mène l’enquête” - FLD Hebdo, 10 novembre 2009

- “Pour continuer à manger cinq fruits et légumes par jour…” - Le Blog d’Albert Amgar, 9 novembre 2009

- “Fruits et légumes : les producteurs consultés sur la protection des cultures” - France Agricole, 4 novembre 2009

- “Le collectif Sauvons les fruits et légumes lance une grande consultation auprès des producteurs” - Agrisalon, 3 novembre 2009

- Journal de France 2 - 13H - 23 mars 2009

- Journal de TF1 - 20H - 22 février 2009

- “Sortir les fruits et légumes de l’impasse” - Campagnes et Environnement, février 2009

- “Le syndicalisme majoritaire défavorable au collectif Sauvons les Fruits et Légumes” - Agra Presse Hebdo, 12 janvier 2009

- “Sortir de l’impasse réglementaire” - Anjou Agricole, 9 janvier 2009

- “Sauvons les fruits et légumes” - Rustica, 6 janvier 2009

- “Réduction des phytos : l’étude qui “tue” !” - La Viticulture en Val de Loire - Janvier 2009 (1 et 2)

- “Produits phytos : vers une impasse en pommes de terre et melons” - Terre Net, 22 décembre 2008

- “Pesticides : les raisins de la colère” - L’Express, 4 décembre 2008

- “La filière fruits et légumes inquiète” - Agra Presse, 1er décembre 2008

- “Fruits et légumes : la réduction des pesticides doit être progressive, selon un collectif” - Agra Presse, 27 novembre 2008

- “Des producteurs en avocat des pesticides” - Libération, 27 novembre 2008

- “De nombreux fruits et légumes vont disparaître” - Interview de Daniel Sauvaitre, porte-parole du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, www.lefigaro.fr, 27 novembre 2008

- “La lutte contre les pesticides pourrait menacer la production française de fruits et légumes” - La Croix, 26 novembre 2008

- ” Sauvons les fruits et légumes ” - Valeurs Vertes (N°94 – octobre 2008)

- ” Comment produire sans produits phytosanitaires ? ” (JT de France 2, 28 octobre 2008)

- “Les légumes biscornus, une idée tordue” - L’Union, 9 octobre 2008

Actualité du collectif

- Communiqué : “Pesticides et fruits et légumes  : l’excellence des productions européennes selon les experts” (Réaction au rapport annuel de l’EFSA - European Food Safety Authority - sur les résidus de pesticides dans les aliments, 22 juillet 2010 (version française)

- Synthèse de l’étude d’impact, présentation à l’Assemblée Nationale, 28 avril 2010 (version française)

- Étude d’impact actualisée du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France : Impasses techniques & Distorsions de concurrence ”, 28 avril 2010 (version française)

- Communiqué : ” Présentation de l’étude d’impact actualisée du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France le 28 avril 2010 à l’Assemblée Nationale “, 15 avril 2010 (version française)

- Dossier de presse : ” Réhabilitons les épluchures” - Le Collectif « Sauvons les Fruits et Légumes » organise une dégustation à l’Assemblée Nationale, 1er décembre 2009 (version française)

- Communiqué : ” La protection des cultures dans l’impasse” - Le Collectif « Sauvons les Fruits et Légumes » lance une grande consultation, 3 novembre 2009 (version française)

- Communiqué : “La fin programmée de la production de fruits et légumes en France” - Invitation à la réunion d’information scientifique et économique à l’Assemblée Nationale, 25 novembre 2008 (version française)

-A propos du film Nos enfants nous accuseront, 1er novembre 2008

- Compte-rendu de la conférence de presse du 15 octobre 2008 (version française)

- Conférence de presse à Bruxelles le 15 octobre 2008 (version française - version anglaise)

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Le dessin du mois

Retrouvez régulièrement notre dessin du mois. Il est libre de droit.

Alors, n’hésitez pas :  diffusez le largement autour de vous !

Le dessin du mois de juin

l’Expansion

Lexpansion

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Le film « Nos enfants nous accuserons »

Quelle production de fruits et légumes laisserons-nous à nos enfants ?

Le film « Nos enfants nous accuserons » qui sera diffusé à partir du 5 novembre est le fruit d’une démarche militante de M Jean-Paul Jaud, le réalisateur comme il l’affirme lui-même.

La présentation d’éléments scientifiques partiels ou détournés étaye la démonstration du réalisateur sur le risque pris par les consommateurs. Cette présentation à charge et excessive ne tient pas compte des rapports établis tant par l’Académie de médecine ou bien par le récent rapport de l’INSERM . Pour le Collectif « Sauvons les fruits et légumes », l’utilisation de la peur pour démontrer à charge ne permet pas un débat serein et basé sur des données scientifiques et admis par tous. Le Collectif note que le film met l’accent sur la responsabilité des acteurs de la restauration hors foyer pour la conception des repas en accordant plus de place aux fruits et légumes. Si ce film permettait cette nécessaire évolution, il constitue le seul point intéressant.

Le Collectif souhaite rappeler que l’usage des produits phytosanitaires est un moyen parmi tant d’autres pour obtenir des productions alimentaires diversifiées, de qualité, avec un haut niveau de sécurité alimentaire et accessible à tous. Les producteurs estime que la suppression des produits phytosanitaires de la panoplie des outils pour lutter contre les ravageurs des cultures menace la production Depuis plusieurs années, le nombre de molécules disponibles a considérablement diminué. Actuellement les producteurs sont souvent démunis et sans solution alternative. Le revenu des producteurs est en jeu ainsi que le maintien du potentiel français de production. Pour les professionnels du secteur des fruits et légumes, la thèse développée par le réalisateur –suppression des phytosanitaires – constitue une voie dangereuse et incertaine pour assurer à l’avenir un approvisionnement régulier et diversifié des marchés européens en produits frais.

L’utilisation des produits phytosanitaire concourre à maintenir les prix des fruits et légumes à des niveaux raisonnables. La suppression de matières actives ne peut pas s’envisager sans solutions alternatives viables sur le plan économique. Le recours à plus de main d’œuvre en compensation de la suppression des produits phytosanitaires aura une conséquence sur le prix payé par les consommateurs. À moins de considérer que le travail des exploitants ne doit pas être rémunéré ………

Selon le réalisateur, l’initiative de la mairie de Barjac d’assurer un approvisionnement exclusivement en bio pour la restauration hors foyer (cantines scolaires,…) est une voie à privilégier pour promouvoir une agriculture de proximité. Il se situe dans le prolongement de positions développées par des organisations environnementalistes, faisant fi de toutes contraintes économiques. Le réalisateur utilise la FAO pour étayer l’argumentation sur la capacité du « bio » à nourrir la planète. La FAO a démenti.

A partir d’un exemple local, le film propose une vision de l’agriculture qui est en totale contradiction avec la réalité des marchés alimentaires et de l’attente et des besoins des consommateurs.

La force des mots et le poids des images masquent les insuffisances techniques et scientifiques. Les producteurs de fruits et légumes souhaitent léguer à leurs enfants une production dynamique qui innove pour trouver des solutions techniques alternatives, avec des revenus en parité avec l’ensemble des français, en phase avec la société française,…

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Poires

Usage clef : Le Psylle (insecte)
Description
Les piqûres des larves et des adultes perturbent la circulation de la sève et entraînent des cicatrices sur les extrémités des pousses. Le miellat provoque des nécroses des feuilles et des jeunes pousses et coule sur tous les organes, y compris sur les fruits. La fumagine se développe sur le miellat, limitant la photosynthèse. Elle provoque la chute du feuillage, des bourgeons et réduit l’induction florale. Elle rend les fruits in-commercialisable.
Matière active
Usage vide.
Les producteurs utilisaient des produits à base d’argile qui ne sont plus homologués.
Solution alternative
Une lutte biologique est possible à l’aide de l’auxiliaire Anthocoris nemoralis. Cette punaise prédatrice est attirée par le miellat secrété et pond ses œufs sur les feuilles. Les larves consomment à la fois les œufs et les larves de psylle. Cet auxiliaire est plutôt efficace à partir de la mi juin (variable selon les zones et années).
Limite : aucune solution alternative complémentaire n’existe pour assurer la protection qui doit être efficace en amont de cette période.
Indicateurs économiques

Poire 2005
2006
2007
Surface ha 9 147 8 541 8 119
Volumes (tonnes)
221 061 223 171 200 875

La production régresse régulièrement et la balance commerciale française est déficitaire.
Note
Développement d’un ravageur émergeant : la Cecidomyie du poirier

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Poireaux primeurs

Usage clef : la Mouche de l’oignon
Description
Parmi les ravageurs des alliacées (oignon, ail, échalote, poireau), ce diptère peut être considéré comme l’un des plus préjudiciable en culture de poireau primeur. Ponctuellement, les dégâts peuvent être très importants. Sur poireau de saison, la pépinière constitue le stade de plus grande sensibilité, tout comme les premières semaines après la plantation. Au-delà, les risques sont faibles.
Matière active
Carbofuran et chlorfenvinphos
Situation
Ces molécules sont interdites depuis fin 2008.
Usage vide.
Lutte alternative
Lutte biologique.
De nombreux auxiliaires existent et ont été énumérés dès 1924. On citera un staphylin présent dans nos régions, Aleochara sp. et de nombreux Hyménoptères Baconides. Il existe également des prédateurs des mouches adultes : Coenosia tigrina (Diptère Anthomyidae).
Moyens mécaniques.
Le bâchage, avec utilisation de voiles adaptés, limite très sensiblement le niveau des infestations. Pour des raisons d’ordre économique, il est praticable sur des parcelles de petite surface, comme les pépinières
Détection des vols.
Il n’existe pas de méthode fiable à ce jour pour donner des prévisions de vol de la mouche de l’oignon.
Autres matières actives.
Travail avec d’autres substances actives : travaux avec Téfluthrine en cours, abandon du Benfuracarbe qui vient d’être inscrit à annexe 1 de la Directive.
Indicateurs économiques
Volume de la production : 30 000 tonnes en région Val de Loire en poireau primeur
Superficie : 550 ha
Un certain nombre de producteurs produisant de la mâche produisent aussi du poireau qui rentre bien dans la rotation. Les problèmes phytosanitaires sur l’une ou l’autre des cultures peut remettre en cause ce bassin de production.

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Poireaux

Usage clef : Fusarium
Description
Dépérissement racinaire. Cette maladie se rencontre fréquemment à travers l’Europe. L’appréciation de sa nuisibilité est difficile car il est souvent associé à d’autres champignons tels Fusarium oxysporum, Fusarium roseum et Rhizoctonia solani, agents de fontes de semis et de pourritures des plateaux racinaires. Pratiquement, on parle de complexe pathogène des racines.
Matière active
Propamocarbe
Situation
Usage couvert par une seule molécule.
Risque de développement de résistance de l’agent pathogène.
Usage essentiel : Mildiou du poireau
Description
Cette maladie cryptogamique se rencontre dans l’ensemble des régions européennes en culture de poireau. Elle constitue un problème important : lorsque les conditions climatiques lui sont favorables, de novembre à mars, les attaques de cette maladie peuvent déprécier considérablement la qualité des productions et générer des pertes de rendement.
Matière actives
Mancozèbe, Cuivre du sulfate, Chlorothalonil, Azoxystrobine
Les producteurs sont à la recherche d’une matière active de type contact afin d’assurer une protection plus durable notamment en cas de lessivage.
Indicateurs économiques
Production stabilisée à environ 180 000 Tonnes par an.
Superficie : 6 000 ha
Déficit de la balance commerciale française de 17 000 tonnes par an.

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Pêches /Nectarines/Abricots

Usage clef 1 : Monilia
Description
Les monilioses sont des maladies responsables de dégâts au verger et en conservation. Sur les espèces à pépins, Monilia fructigena infecte surtout les fruits et Monilia laxa les fleurs et les rameaux. Ces deux espèces s’attaquent aussi aux arbres fruitiers à noyaux.
Sur fleurs, on observe le dessèchement du corymbe qui prend une teinte brune. Les fleurs et les quelques feuilles sous-jacentes restent agglomérées en une masse sèche caractéristique. Les rameaux se dessèchent et laissent apparaître un chancre en écusson non évolutif.
En conservation, l’apparition des symptômes est rapide après la récolte. La pourriture est ferme, marron foncé, à contour régulier. Le fruit complètement nécrosé prend une couleur noire.
Matière active
Myclobutanil, Cyproconazole, Bitertanol, Difénoconazole, Myclobutanil
Situation
L’ensemble de ces molécules est en suspens (révision Directive).
Pas de solution alternative et risque très important pour la production française sur l’ensemble du territoire.
Indicateurs économiques
Superficie : 29 000 ha en 2007
Diminution du verger français d’environ 10 000 ha en 10 ans

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Pommes de Terre Primeurs

Usage clef 1 : Nématode de la pomme de terre
Description
Les nématodes à kystes (Globodera pallida) de la pomme de terre sont particulièrement dommageables et sont classés parasites de quarantaine. Par ses capacités de multiplication, de dissémination, d’adaptation et de survie, ce parasite pose d’importants problèmes aux producteurs pour la gestion de leurs itinéraires culturaux. Pour des raisons de surface agricole disponible et de systèmes économiques non modifiables, la rotation des cultures de pomme de terre primeur est limitée. En occasionnant des pertes de rendement (parfois considérables) et en dépréciant la qualité, ils provoquent des pertes économiques importantes.
Cette problématique concerne la plupart des zones de production de pomme de terre primeur.
Matières actives
1,3 dichloropropène (Télone 2000, DD92, Dorlone 2000)
Situation
Retrait de la liste Annexe 1 de la Directive 91/414CEE. Un délai d’utilisation a été fixé jusqu’au 20/03/2009. Un nouveau dossier a été déposé pour son inscription annexe 1 de la Directive.
Matières actives en remplacement
Ethoprophos (MOCAP 10G RP) du fait de son classement toxicologique (classement toxicologique T+) risque de disparaître dans un avenir proche.
Fosthiazate (Némathorin 10 G) a un délai avant récolte de 120 jours difficilement compatible avec la culture de pomme de terre primeur.
Dans un avenir proche, il n’y aura donc plus de solution chimique contre les nématodes à kystes.
Solutions alternatives
Solarisation : efficacité insuffisante les années à faible rayonnement.
Culture piège : mise en place d’une culture de pomme de terre à l’automne et destruction avant la multiplication du nématode. L’efficacité est satisfaisante, mais la technique est “lourde” à mettre en place et peut être difficilement envisageable sur un grand nombre d’hectare.
Recherche de variétés résistantes : en cours par l’INRA de Rennes (UMR 1099 BiO3P).
Une variété résistante n’a pas été inscrite au catalogue officiel (CTPS).
Il faut 5 à 10 ans de sélection pour disposer d’une variété résistante avec une précocité suffisamment intéressante pour son utilisation dans les bassins primeuristes. Les risques de contournement par le parasite de la résistance variétale sont aussi à prendre en compte.
Indicateurs économiques
En raison des systèmes de production en place (spécialisation liée au contexte), c’est la survie même de l’agriculture sur Noirmoutier qui est en cause.
Pour les autres bassins de production, une chute des volumes de production est à envisager. Les surfaces, de pomme de terre primeur, sont en baisse constante depuis une quinzaine d’année.
Les surfaces de pomme de terre primeur sont d’environ 7700 ha (contre 18 820 ha 15 ans plus tôt). La production française totale a été de 176 860 t contre 423 980 t en 1992 : ainsi, en 15 ans, près de 60% de la production a disparu !
L’avenir de cette culture en France pourrait être définitivement compromis ?

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Oignons

Usage clef : la Mouche de l’oignon
Description
Parmi les ravageurs des alliacées (oignon, ail, échalote, poireau), ce ravageur peut être considéré comme l’un des plus préjudiciables. Il peut provoquer des dégâts lors de l’implantation de la culture au printemps et à l’automne pour les semis de jours courts.
Les bulbes atteints peuvent complètement pourrir ou se momifier en cours de conservation.
Matière active
Chlorpyriphos-éthyl
Situation
Molécule en suspens (directive)

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Une réponse

Bonjour nous sommes un collectif de riverains de noyeraies dans l'Isère nous

annie canut | 18 octobre 2009

Bonjour
nous sommes un collectif de riverains de noyeraies dans l’Isère
nous cherchons a obtenir que les agriculteurs traitent leurs noyers près des maisons le moins souvent possible, qu’ils coordonnent leur travail et qu’ils préviennent les riverains des jours prévus de traitement
pouvez vous me dire en quoi consiste le traitement mécanique des noyers
et où je peux trouver l’écrit concernant l’obligation d eprévenir les riverains avant traitement
merci
ac

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Noix

Usage clef  1 : Bactériose
Description
C’est la principale maladie du noyer. Elle peut provoquer jusqu’à 60% de perte de récolte. La bactérie est présente dans toute la noyeraie.
La bactérie attaque tous les organes verts de l’arbre : les fruits, les rameaux et les feuilles. Elle provoque une nécrose des jeunes tissus, ce qui se traduit :
- sur fruits, par des chutes précoces et des noix dépréciées et inconsommables à la récolte : coques tachées, cerneaux secs…,
- sur rameaux, les nécroses peuvent entraîner le dessèchement de la partie apicale,
- sur feuilles, des ponctuations translucides apparaissent puis deviennent brunes.
Matière active
La lutte chimique est réalisée avec des produits cupriques. Le cuivre, seul produit homologué est utilisé préventivement pour limiter la prolifération des bactéries et les contaminations mais son action est très partielle, et la réglementation européenne va limiter son utilisation à des quantités qui seront trop limitées pour être efficaces
Pour les techniciens, seule l’association Cuivre + Mancozèbe est efficace.
Situation
Le Mancozèbe = est autorisé contre l’ANTHRACNOSE sur la culture mais pas pour l’usage Bactériose.

Usage clef 2 : Mouche du brou
Description
La mouche du Brou du noyer (Rhagoletis Completa Cresson) appartient à la famille des Tephritidae (comme la mouche de la cerise) et atteint la taille de 6 mm à l’âge adulte.
De l’oeuf au dernier stade larvaire, le cycle de la mouche se déroule dans le brou. Les jeunes larves se nourrissent du brou et celui-ci devient mou et visqueux.
Matière active
Usage Vide
Usage clef 3 : Phytopes
Description
Cet acarien, anciennement dénommé Vasates, est spécifique du noyer. Il appartient à la famille des Eriophyides.
Les piqûres répétées des acariens provoquent un brunissement de la face inférieure des folioles. D’abord diffus dans les angles au niveau de l’insertion des nervures secondaires sur la nervure principale, il s’étend ensuite le long des nervures (stade arête de poisson). Le dessous de la feuille devient totalement brunâtre. Au stade ultime, la feuille jaunit et tombe.
Matière active
Usage couvert mais non efficace : le soufre à la dose homologuée est inefficace.
Lutte alternative
Recherche actuelle en lutte biologique avec nématodes ou champignons sur larves.
Résultat recherche : 30 à 40 % résultat en expérimentation (lieu confiné).
Développement en culture : en cours

Indicateurs économiques
Au niveau national, deux pôles de production comparables : le sud-ouest et le sud-est.
La France est le premier producteur européen avec 30 000 tonnes de noix par an. La Noix de Grenoble bénéficie depuis 1938 d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC) qui protège sa provenance et sa qualité. La Noix du Périgord a également obtenu une AOC en 2002.

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Radis

Usage clef 1 : la Mouche

Description
Présence de galeries et de vers dans le radis.
Nom matière active
Chlorfenvinphos
Situation : Homologué jusqu’au 31 Décembre 2007

Pas de molécule alternative, ni de solutions alternatives.


Conséquences sur la production
La présence de radis atteint est tolérée par la distribution jusqu’à 1 %.
Les possibilités de tri sont très limitées voir impossible.
L’arrêt de la production pendant la saison commerciale est le risque commercial le plus important. Il est variable selon les années et il est dépendant des conditions d’humidité et de chaleur.
Indicateurs économiques
La France est au second rang européen pour la production de radis de consommation. L’Allemagne était le premier producteur, avec 73 000 tonnes, suivie par la France, avec 48 000 tonnes. Viennent ensuite les Pays-Bas (35 000 tonnes) et l’Italie (27 000 tonnes). Ces 4 pays rassemblent plus de 88% de la production européenne.
Etendue sur 3 500 ha, la production française de radis de consommation représente 21% des surfaces européennes. En France, le radis est cultivé toute l’année, avec une prédominance de mars à juin. Le type « demi-long à bout blanc » est leader par rapport au type « rond rouge » puisqu’environ 10 000 ha lui sont consacrés en Europe, dont 200 Ha en France.
Le bassin du Val de Loire (régions Pays de Loire et Centre) produit à lui seul 50 millions de bottes de radis longs à bout blanc soit environ 1100 ha correspondant à un marché d’environ 25 millions d’euros (environ 0,5 €/botte conditionnée).

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Noisettes

Usage clef 1 : Balanin
Description
Ce petit charançon est l’ennemi le plus important des noisettes dans les noiseraies européennes. D’avril à juillet, les adultes mâles et femelles s’alimentent activement aux dépens des jeunes feuilles, des involucres foliacés, mais aussi des très jeunes noisettes, pouvant provoquer des chutes prématurées de fruits assez importantes. Les dégâts les plus visibles sont provoqués par les larves qui se développent en se nourrissant de l’amande puis percent un orifice circulaire dans la coque pour s’en échapper.
La production sans traitement contre ce parasite conduit à la décroissance des rendements.
-15 % en année 1 -60% en année 2 -100 % en année 3
Matière active
Endosulfan jusque en 2004
Carbaryl après 10 ans de travail pour obtenir l’homologation en 2004, décision de retrait en 2008.
Situation
En 2008 : usage vide, dérogation à l’utilisation du CALYPSO en 2008 pour 120 jours.
En attente de l’homologation CALYPSO (Thiacloprid, utilisé pour le carpocapse pomme).

Lutte alternative
Recherche lutte biologique avec nématodes et/ou avec champignons entomopathogènes sur larves dont le cycle se situe dans le sol.
Résultat de 5 ans d’expérimentation : 30 à 40 % en lieu confiné.
Recherche en culture en cours mais sans perspectives d’application pratique à échéance de 20 ans.

Indicateurs économiques

Production localisée dans le sud-ouest.
Une part importante de la production est exportée sur l’Allemagne.

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Melons

Usage clef 1 : Sclérotinia (et botrytis)
Description
Le sclérotinia sur melon est en très forte augmentation dans les créneaux de productions précoces du Sud-ouest et du Centre-ouest. Le S. Slerotiorum provoque des dégâts sur tiges et fruits. Certaines parcelles sont très touchées et ne sont pas être récoltables.
Les producteurs adoptent des rotations généralement longues (de 5 à 10 ans). Ce champignon se conserve très longtemps et il est présent sur d’autres cultures de l’assolement (colza, tournesol, luzerne, …). Les producteurs spécialisés en melons échangent leurs terres avec des collègues céréaliers (contrat à l’année avec des céréaliers voisins).
Une préparation biologique en traitement du sol est autorisée (spores d’un champignon Coniothyrium minitans, marque commercial : CONTANS WG), mais son positionnement doit être fait idéalement deux ans avant la culture de melon. Cette solution est d’une mise en œuvre difficile
Matière active
Cyprodinil + Fludioxonil. Le produit commercial (Switch) n’est pas homologué pour cette culture.
Cyprodinil est inscrite sur la liste positive 91/414/CE
Procymidone
Matière active retirée au 30 juin 2008
Situation
Usage vide
Certaines productions seront compromises si les producteurs ne disposent pas de solutions phytosanitaires efficaces.

Les entreprises positionnées sur le créneau d’une production précoce (généralement des cours plus rémunérateurs) seront fragilisées.
Solution alternative
Il n’existe pas de variétés résistantes.
Possibilité : choix de variétés moins sensibles, mais aussi moins précoces.
Vis-à-vis de ce champignon, il y a peu de travaux en cours et peu de pistes alternatives en vue.

Usage clef 2 : Taupins
Description
Ce parasite est très préoccupant avec une montée en puissance de nouvelles souches (Agriotes Sordidus) avec un cycle de multiplication plus rapide.
Deux périodes de dégâts : à la plantation (destruction partielle des plants) et à l’approche de la maturité des fruits (perforations des fruits). Dans le sud de la France, des cas de parcelles non récoltables sont de plus en plus fréquent.
Dans le centre-ouest, la préoccupation est surtout au moment de la plantation.
Situation
Pas de solution globale pour l’ensemble du cycle de culture.
Pour une protection limitée au plant lors de la plantation, une solution existe avec la matière active (Téfluthrine = FORCE 1,5 G) qui n’est pas homologuée pour cette culture.
Pour la protection du fruit (perforations), avec les retraits des matières actives -Ethoprophos (MOCAP 20), de Carbofuran (CURATER) et de Benfuracarbe (ONCOL S)- l’usage est vide à partir de la campagne 2009.

Luttes alternatives
Piègeage de masse des adultes par attraction avec des phéromones (des résultats très contrastés). Amélioration du piégeage de masse et de la lutte avec champignons et nématodes parasites des taupins (Ctifl Lanxade, CEHM à Marsillagues, HORTIS Aquitaine).
Lutte biologique envisagée avec l’utilisation de champignons et nématodes entomopathogènes.
Cette méthode n’est pas au point à court ou moyen terme.
Nécessité de disposer de solutions pour produire maintenant !
Indicateurs économiques
Superficie : environ 15 000 ha
Balance commerciale française déficitaire : développement des importations en provenance du Maroc.

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Une réponse

L'essentiel des dégâts de taupins sur melon a lieu sur

Xavier Dubreucq | 19 octobre 2009

L’essentiel des dégâts de taupins sur melon a lieu sur fruit au moment de la maturité. Une lutte chimique fiable nécessite de disposer de produit ayant une rémanence longue d’au moins 3 mois, ce qui été le cas avec le lindane ou l’éthoprophos. Faute de produits suffisamment rémanents, il faudrait pouvoir utiliser les insecticides anti-taupins par le goutte à goutte. A ce jour, aucun produit n’est homologué pour la lutte contre les taupins sur melon. Et aucune solution alternative n’est à ce jour validée.

Xavier Dubreucq
Technicien indépendant Melon.

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Mâche

Usage clef 1 : Désherbage
La présence d’herbe dans le produit, entraîne le refus des marchandises par les acheteurs de la distribution.
Matière active
Métobromuron
Il permet un désherbage efficace avec large spectre (crucifères).
Situation
Ce produit classé en usage essentiel a été retiré au 31/12/2007.
Solution alternative
Les solutions alternatives du type binage ne sont pas opérationnelles du fait de la densité sauf à détruire une grande partie de la production et pour un coût exorbitant.
Le tri mécanique n’est pas opérationnel sauf à coût exorbitant par ajout de tri manuel.
Le tri manuel imposera une diminution des cadences de lavage par 5 et multipliera par 2 l’augmentation des charges en personnel dans les stations de conditionnement, occasionnant un surcoût de 0,60 euros/kg pour la main d’œuvre (200 kg/heure avec 8 personnes) sans compter l’amortissement de chaînes de lavage et des bâtiments supplémentaires nécessaires pour absorber la production actuelle (32 000 t/an).
Comment être compétitif avec une augmentation de plus de 30% du prix de revient face à la concurrence internationale (le prix de revient pour le producteur passant de 1,80 euros le kg en moyenne à 2,40 euros) ?
Il n’y a qu’une autre solution « chimique qui ne donne pas complète satisfaction (cruciféres non détruites).
Indicateurs économiques
La production totale est de 32 000 tonnes dont 45 % sont exportés vers l’Allemagne.
En région nantaise, 140 exploitations se sont spécialisées dans cette production spécifique (sol, climat, technicité des exploitants) et représentent 85 % de la production européenne. Dans ce bassin de production, 3 100 emplois (équivalent temps plein) seront impactés.

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Laitues

Usage clef : Mildiou
Description
Le mildiou de la laitue est une maladie cryptogamique dont les attaques, généralement graves, peuvent compromettre la récolte. Elle sévit dans toutes les régions productrices de laitues.

Solution alternative
Il existe de nombreuses variétés résistantes aux différentes races de mildiou (BL 1 à 25) de la laitue connues à ce jour. Néanmoins, de nouvelles races apparaissent régulièrement, rendant sensibles les variétés au Bremia. Pour préserver les résistances, il faut adopter une stratégie d’utilisation de ces variétés avec une gestion des rotations dans le temps (un gène de résistance par rotation).
Indicateurs économiques
Sur la période du 1er novembre au 30 avril on estime la production française à 500 millions de têtes, toutes salades confondues (laitue, batavia, feuille de chêne, chicorée…).
Les surfaces en laitue d’hiver : environ 6.500 ha.
Les surfaces en chicorées d’hiver, environ 2.100 ha
Commerce extérieur : 18 % de la production commercialisée à l’export dont 79 % Allemagne,
8 % Grande Bretagne, 4 % Suisse.

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Fraises

Usage clef 1 : Puceron Vert
Description
D’autres espèces de pucerons telles que le puceron noir du melon et du cotonnier ou le puceron jaune du fraisier peuvent être rencontrées sur fraisier avec le puceron vert. Ces ravageurs sont très fréquemment présents mais ne constituent pas un problème majeur quand la fraiseraie est bien suivie. Cependant, la présence du puceron vert est de plus en plus fréquente sur fraisier, et les capacités de résistance de ce dernier à de nombreux aphicides peuvent conduire à des situations difficilement contrôlables.
Matières actives
Endosulfan. Cette S.A. permettait aussi de lutter efficacement contre l’acarien (Tarsonème du fraisier). Cet acarien est enfort développement.
Situation
Cette matière active est interdite d’usage depuis le 30 mai 2007. Sa suppression n’a pas été compensée par des matières actives ayant une efficacité réelle et avérée.
La profession est en attente de l’homologation de Calypso. Ce produit est déjà homologué dans différents pays européens.

Notes
La lutte contre la Verticilliose notamment en pépinière est un usage vide suite au retrait de la dernière matière active efficace fin 2007.
La lutte contre les nématodes foliaires est aussi devenue délicate par l’absence de matière active.
Indicateurs économiques
La France est déficitaire. Pour couvrir ses besoins, elle importe plus de 50 % de sa consommation. Les importations proviennent essentiellement d’Espagne et du Maroc mais aussi de Belgique.
La production de fraises en France est répartie par bassin de production :
Bassin Grand Sud-ouest : principalement Aquitaine, Midi-Pyrénées et Limousin
Bassin Rhône Méditerranée : Provence, Rhône-Alpes et Roussillon
Bassin Val de Loire : Centre et Pays de Loire
Bassin Bretagne et l’Alsace

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4 réponses

je suis super content de vous lire sur la fraise.

le cann albert | 5 juin 2009

je suis super content de vous lire sur la fraise. Pluriactif et producteur vendeur depuis 12 ans je suis en installation fruits rouges c’est a dire producteur tout l’année et là on m’interdit l’endosulfan et bientot le dicofol. Résultat attaque de tarso sur remontante virulente, de plus pucerons vert et brun resistant au talstar flo, au karate, au pirimor. Je m’interroge sur l’avenir du metier en plein champ, et je ne connais pas le calypso dont vous parlez sur votre page d’acceuil concernant la fraise.
Merci de me repondre, bien cordialement.
ALBERT.

Salut, j'ai bien aime ce que vous avez ecrit, il renseigne

Jamila | 30 janvier 2010

Salut,
j’ai bien aime ce que vous avez ecrit, il renseigne sur le deficit en terme de recherche de la toxicite des matieres actives utilisees sur le fraise. le but aujourd’hui sera focalise sur les details les plus importatntes qui nous interressent en tant qu’agriculteurs que des consommateurs telque le delai avant recolte des matieres actives qu’elles soient homologuees ou retirees du marche. Merci de me repondre sur le delai avant recolte en ce qui concerne l’endosulfan sur le fraise.
Cordialement
Jamila

Reponse a jamila endosulfan était utilise non pas en recolte mais

LE CANN ALBERT | 19 juillet 2010

Reponse a jamila
endosulfan était utilise non pas en recolte mais sur des plants de 2iéme année après fauchage au mois de janvier pour éliminer le tarsoneme.
EN SACHANT QUE LA Recolte commence au mois de mai en pleine terre et que le délai avant récolte est de 15 jours. Ma réponse est tardive mais je ne suis pas souvent sur cette page.
POUR FINIR SI VOUS VOULEZ PLUS D’infos n’hésitez pas.
CORDIALEMENT ALBERT.

Message aux modérateurs : Bonjour, J'aimerais pourvoir entrer en contact direct avec

LE CANN ALBERT | 20 juillet 2010

Message aux modérateurs :
Bonjour,
J’aimerais pourvoir entrer en contact direct avec Jamila. Je vous remercie de me faire savoir comment cela pourrait se faire. Le cas échéant, il vous sera possible de lui communiquer mon e-mail.
Cordialement,
Albert

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Endives

Usage clef 1 : désherbage
Matière active
Triflusulfuron-méthyl
Efficace principalement contre les dicotylédones annuelles.
Situation
En cours de révision
Les producteurs doivent faire face à une nouvelle problématique qui est le développement de l’Armoise biannuelle.

Usage clef 2 : Phytophtora
Description
Le phytophtora provoque actuellement de gros dégâts dans l’ensemble des zones de production d’endives. Les pertes, sur les parcelles touchées, dépassent les 50% et peuvent atteindre 100% lorsque tout n’est pas mis rapidement en œuvre pour réduire la contamination au forçage.
Matière active
Phosétyl-aluminium
Situation
Usage couvert par une seule molécule.
Lutte chimique : traiter systématiquement avant conservation, et retraiter à la plantation si attaque, sur le lot précédent.

Indicateurs économiques
Production stable à 245 000 Tonnes par an
Balance commerciale française excédentaire de 22 000 Tonnes environ.
Superficie 13 000 ha.

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Pommes

Usage clef 1 : Eclaircissage

Description
Cette opération consiste à éliminer avant grossissement, une partie des fruits produits par un arbre trop chargé, qui s’épuiserait avec une telle production. Elle permet d’équilibrer la production d’une année sur l’autre. L’absence d’éclaircissage nuit au bon développement des fruits. Non seulement les fruits vont demeurer de petite taille (car ils se partagent une quantité de sève fixe), mais en plus les maladies se développent (fruits plus fragiles, “cachettes” pour les insectes, transmission de proche en proche…). L’éclaircissage chimique est souvent accompagné d’un éclaircissage manuel afin de « fignoler ».
Matières actives
Alpha-naphtyle acétamide, Alpha-naphtyle acétique, Ethéphon
Situation
Les deux premières molécules seraient retirées.
Seule la molécule Ethéphon sera utilisable mais uniquement sur 4 variétés (Elstar, Fuji, Gala et Ariane). Celles-ci correspondent à 24 % de la superficie consacrée à la pomiculture. Par la suppression des deux premières molécules, l’éclaircissage chimique devra être abandonnée sur 33 000 ha.
Une solution alternative : l’éclaircissage manuelle

Substitution totale par de la main d’œuvre.Conséquence pour le producteur. Cette solution se traduira par une augmentation des charges de personnel d’environ 1 800 € par ha (250 à 450 h de travail par ha). Cette hausse des charges en personnel, qui représente aujourd’hui 44 % des charges, se traduira par une diminution du revenu des producteurs. Le résultat moyen par ha sur la période 2000-2006 s’établit à 808 €/ha (écart -791 €/ha à 2914 €/ha).
Conséquence pour le consommateur :
La main d’œuvre passera de 50-80 heures/hectare à 300-500 heures par ha.
Le prix de revient d’un kilo de pomme pour le producteur augmentera de 25% l’année 1 et de 50% l’année 2 (en raison du phénomène d’alternance). Le prix de revient actuel est de 40 centimes pour le producteur (hors frais de conditionnement). Il passera à 50 centimes l’année 1 et à 60 centimes l’année 2.
Conséquences au niveau de la filière
La production sera sujette au phénomène d’alternance au niveau du volume récolté et placerait l’ensemble des acteurs de la filière dans une position défavorable dans les relations commerciales avec la distribution et les principaux clients des pays européens, importateurs de la production française.
Indicateurs économiques
Le volume de production s’établit en 2007 à 4 368 400 Tonnes et a baissé régulièrement de 4% par an sur les 5 dernières années. Cette situation serait d’autant plus catastrophique, que
42% des vergers ont été arrachés en France entre 1992 et 2007. Pour la seule période 2006-2007, 10% des vergers ont été rayés du territoire.

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Echalotes

Usage clef 1 : Fusariose
Description
Matière active
Thiophanate-méthyl
Traitement des semences

Usage clef 2 : sclerotinium
Description
Matière active
Usage vide
Démarche pour homologation en cours pour HORIZON EW (Tébuconazole)
Usage clef 3 : Mildiou
Description
On rencontre sur Allium deux mildious différents : l’un, Peronospora destructor, qui attaque Allium cepa et l’autre, Phytophtora porri, qui attaque surtout le poireau et occasionnellement l’oignon en Hollande.
La maladie se manifeste par foyer visuellement plus clair que le reste de la culture, à la faveur d’une humidité persistante dans ces zones (ronds d’arrosage par exemple).
Matière active
Peu de solution
Démarche pour homologation en cours pour (Acrobat MDG : Diméthomorphe et Mancozèbe)

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Carottes

Usage clef 1: Nématodes
Description
Ils peuvent, dans certaines parcelles, compromettre la récolte. Ils peuvent se rencontrer dans les différents bassins de production français.
Plusieurs espèces de Meloidogyne peuvent attaquer la carotte.
Elles provoquent l’apparition de grosses galles sur le pivot et sur les racines secondaires.
L’impact de ce ravageur est particulièrement important dans les zones sableuses.
Etant donné la très vaste gamme d’hôtes de ces espèces, il est très difficile d’intervenir au niveau de la rotation, en cherchant à employer des plantes qui n’abritent pas ces parasites.

Matiére active
1,3-dichloropropène
Situation
Pertes de 40 à 100% de la récolte.

Solution alternative et notes

Une alternative chimique existe: Dazomet. Elle est trop onéreuse (6 000 à 8 000€ de l’ha contre 850 € pour le Dichloropropène). 10 fois plus!

Le manque de produits pour la lutte contre la mouche (retraits du Carbofuran, Benfuracarbe, pour traitement microgranulés dans la raie de semis, Diéthion et Chlorfenvinphos pour traitement des parties aériennes).
La Téfluthrine homologuée en 2008 en dérogation 120 j.

Indicateurs économiques
Superficie :14 000 ha

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Aubergines et Tomates

Usage clef 1 : Oïdium
Description
Deux espèces d’oïdium sont rencontrées sur tomate, Leveillula taurica et Oïdium neolycopersici.. Lorsque les conditions climatiques sont favorables, ces deux pathogènes se développent très rapidement et sont difficiles à contrôler.
La dissémination des oïdiums est assurée par le vent, parfois sur de longues distances. Il n’est pas impossible que certains insectes ou acariens véhiculent les pathogènes dans la culture.
Matière active
Bupirimate, Myclobutanil, Azoxystrobine, Soufre micronisé
Situation
Les matières actives Bupirimate et Myclobutanil sont en révision.
L’usage ne sera couvert que par deux molécules.
Lutte alternative
Une fois déclarées, ces maladies sont difficiles à contrôler. La détection des premiers symptômes est donc très importante.
Des interventions chimiques avec des spécialités commerciales avec une action stoppante (peu toxiques sur les auxiliaires) doivent être réalisées. Deux traitements à cinq-huit jours d’intervalle sont généralement conseillés pour “bloquer” la maladie.
Il est nécessaire d’alterner les familles de substances actives pour limiter les risques de développement de résistance.

Indicateurs économiques : Aubergines
Surface : 400 ha environ.
Indicateurs économiques : Tomates
Surface en 2007 : 4 200 ha
Diminution de la surface en 3 ans de 700 ha soit environ 15 %.

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Asperges

Usage clef 1 : la Mouche de l’asperge
Description
Très présente surtout dans les bassins traditionnels de production, la mouche de l’asperge peut causer de graves dégâts, principalement dans les jeunes aspergeraies où l’émergence des turions correspond aux périodes de vol les plus intenses.
Matière active
Déltaméthrine et Diméthoate
Usage vide en 2009
Usage clef 2 : la Mouche des semis
Description
Cette mouche grise de quatre à six mm est très répandue. Elle s’attaque à de nombreuses cultures (haricot, cornichon, melon, glaïeul, épinard…). Elle a été identifiée sur turions d’asperge pour la première fois en 1969.
Il est donc nécessaire d’éliminer les turions atteints, au moment de la récolte et du tri. Cependant, il n’est pas toujours possible de repérer les attaques. Les dégâts journaliers peuvent atteindre 50% des turions. Ces derniers présentent un goût amer.
Indicateurs économiques
Superficie France : 5 500 ha
En 10 ans, la production a baissé de 6 000 tonnes
Notre balance commerciale est déficitaire.

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Artichauts

Usage clef 1 : Mildiou
Description
Cette maladie se développe sur l’artichaut en conditions humides. Bien que le mildiou soit présent dans toutes les zones de production, il est plus fréquent en Bretagne.
Les symptômes peuvent être observés sur les feuilles et les bractées des capitules. Il s’agit de taches anguleuses, limitées par les nervures. Elles virent ensuite au jaune, puis se nécrosent. Les dégâts provoquent des dommages non visibles lors de la récolte sur les capitules qui deviennent non commercialisables.
De fortes attaques peuvent avoir lieu en fin d’été, par temps doux et humide. Le reste de l’année, le mildiou est freiné par des conditions trop froides ou trop sèches.
Matière active
Usage mal pourvu : des matières actives ayant uniquement un rôle préventif (mancozèbe).
En cas d’attaque, les producteurs sont désarmés.
Jusqu’en 2007, le produit commercial PULSAN (Mancozèbe et Oxadixyl) permettait une action curative en cas d’attaque.
La molécule Oxadixyl est depuis non autorisée en France.
Solution alternative
Des variétés résistantes ou tolérantes font l’objet de recherche.
Usage clef : désherbage
Matière active
Métobromuron
Situation
Ce produit classé en usage essentiel a été retiré au 31/12/2007.
Il avait une efficacité contre les dicotylédones. Actuellement, les matières actives autorisées ont une efficacité contre les graminées, qui ne constituent pas une difficulté particulière pour les producteurs.
Trois dossiers ont été déposés pour homologation. Toujours en attente.
Indicateurs économiques
La production en 2007 était d’environ 50 000 Tonnes contre 83 000 tonnes en 1998.
Les exportations se sont réduites de moitié sur la même période.
Superficie en 2007 : environ 9 000 ha

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Le problème des alternatives aux pesticides

Reportage JT 13H de France 2, 23 mars 2009

Des filières menacées

Reportage du JT de 20H de TF1 du 22 février 2009



Impacts

Une «base de données» sur les enjeux majeurs pour la production

Identifier et rendre « lisible » auprès des leaders d’opinion et de la presse les secteurs de production impactés par les projets européen et national de réduction du nombre de molécules phytosanitaires.

L’approche juridique privilégie « l’entrée » par matière active. Cette « entrée » est adoptée par l’Union Européenne et par le gouvernement français notamment pour la mise en œuvre des mesures nationales de réduction des produits phytosanitaires (PRIPP, …).

À l’inverse, le Collectif Sauvons les Fruits et légumes a choisi de privilégier l’approche culture par culture et de recenser pour chacune la ou les usages clefs de protections phytosanitaires stratégiques ou essentielles, susceptibles de remettre en cause la production française.

L’objectif est de communiquer d’une manière simple et précise sur les impacts.

Un outil simple = une fiche = une production = un ou des usages clefs

Synthèse

Réduction du nombre de produits phytosanitaires
La fin programmée des fruits et légumes en France !

La France et l’Europe se sont engagées dans une réduction drastique des pesticides. Les maladies et les parasites qui attaquent les cultures n’ont pas pour autant disparu ! Certaines productions se trouvent même déjà sans molécule pour lutter contre les agressions. Cette situation s’avère catastrophique à l’heure où le climat est propice au développement des maladies fongiques (mildiou, tavelure…). Pour pallier le manque de molécules, il est parfois question dans les débats de « solutions alternatives ». De quoi s’agit-il précisément ?

C’est dans cette optique que le Collectif Sauvons les Fruits et légumes a réalisé une étude d’impact. Les conséquences de la réduction des molécules pour les cultures maraîchères et arboricoles françaises y sont recensées. Production par production, l’étude établit un état des lieux des enjeux stratégiques ou essentiels pour la protection des cultures. Leurs contraintes techniques, agronomiques et économiques sont analysées.

La réduction du nombre de molécules ne peut s’envisager qu’avec une approche pragmatique qui part du champ. L’objectif est de donner aux producteurs une palette de solutions diversifiées et performantes.

Présentation Etude Impact

Objectif de l’étude impact Collectif Sauvons les fruits et légumes
Évaluer les problèmes majeurs et les enjeux majeurs pour la protection des cultures rencontrés par les producteurs français
Pour chaque culture, il a été repéré une ou plusieurs absences majeures de solution technique pour assurer la protection contre une maladie ou un ravageur.

Objectif secondaire de l’étude
Évaluer les solutions alternatives existantes ainsi que les projets. Si certains produits phytosanitaires sont supprimés, quelles sont les solutions que le producteur peut mettre en place et à quel coût ?

La méthodologie

  1. Culture
  2. Description de l’enjeu de production
  3. Solution phytosanitaires
  4. Solutions alternatives
  5. Enjeux économiques et impacts pour les producteurs

Pour une même culture plusieurs enjeux de protection peuvent être présentés.

Comment vous pouvez participer ?

Vous pouvez proposer des modification de textes, des ajouts et nous transmettre vos avis et suggestions. Vous pouvez aussi par ailleurs nous transmettre les difficultés que vous rencontrez pour d’autres productions. Les  messages pour les fiches par productions sont modérés et sont validés avant mise leurs mise en ligne définitive.

Définition
Usage vide : aucune solution pour une maladie ou un ravageur sur une culture.
Usage mal pourvu : solution limitée à une molécule pour une maladie ou un ravageur sur une culture.

Pourquoi cette démarche ?

Les études réalisées à ce jour correspondent à une approche juridique qui privilégie « l’entrée » par matière active. Cette « entrée » est adoptée par l’Union Européenne et par le gouvernement français notamment pour la mise en œuvre des mesures nationales de réduction des produits phytosanitaires (PRIPP, …).
À l’inverse, le Collectif Sauvons les Fruits et légumes a choisi de privilégier l’approche culture par culture et de recenser pour chacune la ou les enjeux de protections phytosanitaires stratégiques ou essentielles, susceptible de remettre en cause la production française.
Cette approche qui part de la production est, pour le Collectif, la seule méthode qui permettra de réduire dans la durée l’utilisation des phytosanitaires d’une manière réaliste sur le plan technique et économique. C’est par cette entrée que doit être évalué les projets de solutions alternatives complémentaires.

Liste des productions étudiées

Poires

Pommes

Radis
Mâche
Pêches /Nectarines/Abricots
Fraises
Poireaux
Artichauts
Poireaux primeurs
Endives
Laitues
Aubergines et Tomates
Carottes
Echalotes
Asperges
Oignons
Noisettes
Noix
Pommes de Terre Primeurs
Melons

Comment produire sans produits phytosanitaires ?

La réponse en image avec un reportage du JT de France 2 le 28 octobre 2008

« Sauvons les fruits et légumes » - Valeurs Vertes (N°94 – octobre 2008)

Médias





Protection des données

Notre proposition : inciter les firmes phytosanitaires à ne pas abandonner le marché des fruits et légumes.

Comment : en leur envoyant un signal fort, les encourageant à développer la Recherche et l’Innovation.

Constat : L’homologation des produits phytopharmaceutiques est un processus d’ors et déjà très contraignant. Ils font partie des produits les plus encadrés, au même titre que les médicaments et même plus sur les aspects environnementaux. L’homologation comporte la mise en place de nombreuses études lourdes et coûteuses dont certaines sont confiées à des laboratoires externes et à des instituts de recherche.

Ces études pour homologuer un produit phytosanitaire contenant une nouvelle substance durent 10 ans et coûtent 200 millions d’euros dont 100 millions pour les études sur la santé et 80 millions pour l’environnement [1].

Aujourd’hui, une fois que la firme obtient une homologation pour un produit, elle peut le commercialiser pour une période de 10 ans puis 5 ans lors de la ré-homologation. Les autres firmes ne peuvent le commercialiser. C’est ce qu’on appelle la protection des données. Cette protection est indispensable pour permettre aux firmes de rentabiliser leur investissement. Quelle entreprise prendrait le risque de lancer de coûteux programmes de recherche si elle n’a ensuite pas la possibilité de les rentabiliser ?

Dans le projet de révision en cours de la 91.414, la Commission européenne propose 10 ans de protection des données pour la demande initiale (les firmes pourraient donc commercialiser un produit pendant 10 ans) mais enlève toute protection des données pour une demande de ré-homologation (les autres firmes pourraient alors commercialiser le produit). La Commission environnement du Parlement européen propose, quant à elle, de rajouter 3 ans maximum pour la ré-homologation (3 mois de protection supplémentaire par demande l’homologation sur usage mineur).

Conséquence : le raccourcissement du délai de protection des données constitue un obstacle critique au développement de nouveaux produits. Les firmes vont se désengager de la Recherche et de la commercialisation de molécules toujours plus respectueuses de l’environnement, de l’utilisateur et du consommateur.

La protection des données est une nécessité pour permettre à la société qui a développé une innovation dans la protection des cultures de rentabiliser son investissement.

Notre demande concernant la discussion sur la protection des données :
A l’instar de REACH : 12 ans de protection pour la demande initiale. A ce délai, s’ajoute une protection de 1 an par demande d’homologation pour une utilisation sur fruits et légumes (la protection supplémentaire étant limitée à 3 ans). La demande d’homologation concernant les usages fruits et légumes doit avoir lieu dans la période de protection initiale de 12 ans.

Justification de notre demande : le niveau accru d’exigence va limiter le nombre de substances actives ou de produits susceptibles d’être homologués et augmenter les investissements nécessaires. Le passage à 12 ans serait un signal fort envoyé aux firmes pour les inciter à développer la Recherche et l’Innovation. Pour la protection supplémentaire, une protection de 3 mois par usage mineur (= pour une production de fruits et de légumes) n’est pas suffisante pour motiver les sociétés à investir.


[1] Source : magazine Valeurs Vertes - n°88, sept-oct 2007

Révision de la directive 91/414/CE

2 problèmes majeurs

> Problème n°1 : Protection des données & usages mineurs
> Problème n°2 : les critères d’exclusion (ou cut-off criteria)

les critères d’exclusion (ou cut-off criteria)

Discussion en cours : la Commission Européenne souhaite réduire drastiquement le nombre de solutions disponibles sur la base de critères de danger. Cette intention apparemment noble va entraîner la suppression de matière active qui en réalité ne présente pas de risque. En effet, le risque est la résultante d’une exposition à un danger. Quelle que soit la nature du danger, s’il n’y a pas exposition (par exemple grâce à des systèmes de protection), le risque est nul. A titre d’exemple, la poussière de bois est dangereuse car classé cancérigène par inhalation par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). Le fait de scier une planche le week-end n’entraîne pas pour autant l’apparition de cancer. Il n’y a donc pas de risque.

Conséquence : 33% des substances actives sont susceptibles d’être concernées par au moins un critère de danger entrainant ipso facto l’exclusion de la substance (80% si on prend en compte le critère danger pour les abeilles).[1] Pourtant, le critère de danger pour les abeilles est très bien maîtrisé par les producteurs puisque ceux-ci font appel aux apiculteurs pour le service de pollinisation des abeilles (en louant leurs ruches).

La notion de « critères d’exclusion » amènerait immanquablement la filière fruits et légumes à ne plus être en mesure de combattre tous les parasites et toutes les maladies[2] avec pour conséquence un impact sur la qualité et sur la sécurité sanitaire. En effet, les produits phytopharmaceutiques permettent d’empêcher le développement de mycotoxines (toxines naturels produits par les champignons comme par exemple la patuline très préjudiciable pour la santé humaine que l’on peut trouver dans les jus de pomme, compotes de pommes).[3] Supprimer les produits phytosanitaires pourrait remettre en cause la possibilité de produire certaines cultures en France et en Europe.

Notre proposition : la mise sur le marché doit être fondée sur une évaluation scientifique des risques et non sur la prise en compte du danger (qui ne tient pas compte des conditions d’emploi). Si ces critères étaient adoptés, un nombre considérable de substances actives disparaîtrait du marché. La production de fruits et légumes s’effondrerait. Le risque d’apparition de résistances serait accrue…. Il est indispensable que les producteurs aient recours à un nombre de solutions diverses et variées adaptées aux différents besoins (à ce sujet, l’exemple de la technique de l’éclaircissage dans les vergers est significative). Dès lors que l’évaluation conduit à un risque acceptable, les substances doivent pouvoir être autorisées comme le prévoit l’actuelle directive 91/414/CEE qui se base sur une évaluation des risques.

Oui à un renforcement de la protection des consommateurs avec une gestion efficace des risques (directive utilisation durable des pesticides : COM 2002 349).

Non à un règlement 91.414 qui pourrait diminuer la sécurité sanitaire des aliments en Europe.

En un mot, « plutôt que les maladies et les organismes parasites, ce sont les agriculteurs, les économies nationales et l’environnement qui seront bientôt asphyxiés par le nouveau règlement. »[4]


[1] A ce sujet, les arboriculteurs font régulièrement appel à des apiculteurs pour leur service de pollinisation et travaillent de concert.[2] cf les cas concrets ci-dessous de la production de pomme, de mâche et de radis.[3] DGCCRF / PREFECTURE DE SEINE MARITIME : La PATULINE : un risque sanitaire à maîtriser (8 octobre 2007)[4] Magazine Valeurs vertes, n°88, sept-oct 2007

Révision de la directive 91/414/CE

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Un moratoire pour produire

Du verger au consommateur

L’amour du métier

Vidéos

Le Collectif en vidéo

Enjeux

  1. Une grande cause nationale
  2. Opinion publique
  3. Enjeux politiques

Notre philosophie

La production de fruits et légumes doit faire face, depuis toujours, à de multiples attaques (ravageurs, champignons, maladies…). Les producteurs protègent leur culture en s’engageant dans des démarches de progrès et de qualité. Celles-ci visent à garantir aux consommateurs des produits bons, beaux, sains et respectueux de l’environnement.

Des exigences réglementaires déconnectées de la réalité du terrain

Les décisions politiques européennes et nationales entraînent dès 2008 l’interdiction, sans discernement, de produits de protection des plantes pourtant indispensables à la production. Ces décisions sont prises sans aucune solution de remplacement. Elles touchent l’agriculture conventionnelle comme biologique (à titre d’exemple, l’insecticide Roténone utilisé par l’agriculture biologique est interdite depuis novembre 2007 sans proposition alternative). Les exigences réglementaires actuelles ne correspondent ni à la réalité du terrain, ni aux exigences agronomiques, ni mêmes aux demandes du consommateur et du citoyen.

Comme le souligne WWF : « Les pesticides, c’est comme « les antibiotiques … c’est pas automatique ». Mais il ne viendrait à l’idée de personne d’interdire purement et simplement ces médicaments. Il est normal de les utiliser pour soigner un être humain. Sa guérison est une affaire d’équilibre : le patient fait alors confiance au juste dosage du médecin. Pour les végétaux comme les fruits et légumes, il en va de même, sous peine de perdre toute la récolte. Si la préservation de la qualité des fruits et légumes est un engagement de tous les jours pour le producteur, l’utilisation de produits de protection n’est, en revanche, pas systématique et doit continuer à être toujours plus raisonnée grâce à l’innovation (outils d’aide à la décision, recherche de nouvelles molécules, formation des producteurs).

Interdire sans discernement et en l’absence de solutions alternatives les molécules efficaces, respectueuses de l’environnement et de la santé humaine condamne la production française de fruits et légumes.

Son effondrement est assuré !

Focus : 91/414

La directive européenne 91/414/CEE du 15 juillet 1991 concerne la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. C’est elle qui donne l’autorisation, permet la mise sur le marché, l’utilisation et le contrôle à l’intérieur de l’Union européenne des produits phytopharmaceutiques sous leur forme commerciale.

L’homologation et la ré-homologation de substances actives font l’objet d’un double processus.

Européen : chaque substance active est évaluée par les Etats membres et l’autorité Européenne de sécurité des Aliments (European Food Safety Authority - EFSA). La décision finale appartient à la Commission Européenne.

National : la Direction du Végétal et de l’Environnement (DIVE- au sein de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments - AFSSA) a pour rôle l’évaluation des produits phytopharmaceutiques.

Bilan : 80% des molécules sur le marché en 1993

ont ainsi été retirées depuis l’application de la directive 91/414


La directive 91/414 est actuellement en cours de révision

> Première lecture au Parlement européen : octobre 2007
> Dépôt d’amendement par les Etats membres de la Commission Européen jusqu’en juin 2008
> Deuxième lecture au Parlement européen : décembre 2008
> Deuxième lecture par les Etats membres de la Commission Européenne : février 2009
> Publication du règlement : juin 2009
> Entrée en application :18 mois après.

Elle encadre strictement les procédures d’autorisation des produits phytosanitaires.

Seuls les produits permettant une utilisation sûre sont autorisés. C’est ce principe de sécurité d’utilisation qui doit demeurer absolument prioritaire.

Révision de la directive 91/414/CE

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Enjeux politiques

L’enjeu des décisions politiques européennes et françaises est vital pour la production de fruits et légumes dans notre pays. Or ces décisions prévoient la suppression de molécules indispensables à la protection des récoltes.

80% des molécules vont être interdites à court et moyen terme (2008-2012)

De quelles décisions s’agit-il ?

1/ Au niveau européen :

Révision de la directive européenne 91.414

  1. Premier vote au Parlement européen : octobre 2007
  2. Dépôt d’amendement par les Etats membres de la Commission Européen jusqu’en juin 2008
  3. Deuxième lecture au Parlement européen : décembre 2008

La directive européenne « Utilisation durable des pesticides »

  1. Premier vote au Parlement : octobre 2007
  2. Vote final : juin 2008.

2/ Au niveau français :

Notre pays s’est engagé dans la voie d’un durcissement des contraintes européennes avec :

Le PIRRP (plan interministériel de réduction des risques phytosanitaires de 2006)

L’arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytosanitaires

Les décisions issues du Grenelle de l’environnement visant à supprimer les molécules : “30 d’ici fin 2008, plus 10 autres d’ici fin 2008, et une réduction de moitié d’ici fin 2012 des produits pour lesquels il n’existe pas de substitution.”


Sans une inflexion politique, les décisions prises auront pour conséquence la disparition des productions de fruits et légumes en France et l’effondrement de l’économie de la filière.

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La production de fruits et légumes doit faire face, depuis toujours, à de multiples attaques (ravageurs, champignons, maladies…). Les producteurs protègent leur culture en s’engageant dans des démarches de progrès et de qualité. Celles-ci visent à garantir aux consommateurs des produits bons, beaux, sains et respectueux de l’environnement.


Une utilisation raisonnable des produits phytosanitaires

Comme le souligne WWF : « Les pesticides, c’est comme « les antibiotiques … c’est pas automatique ». Mais il ne viendrait à l’idée de personne d’interdire purement et simplement ces médicaments. Il est normal de les utiliser pour soigner un être humain. Sa guérison est une affaire d’équilibre : le patient fait alors confiance au juste dosage du médecin. Pour les végétaux comme les fruits et légumes, il en va de même, sous peine de perdre toute la récolte. Si la préservation de la qualité des fruits et légumes est un engagement de tous les jours pour le producteur, l’utilisation de produits de protection n’est, en revanche, pas systématique et doit continuer à être toujours plus raisonnée grâce à l’innovation (outils d’aide à la décision, recherche de nouvelles molécules, formation des producteurs).

Opinion publique

Face aux produits d’importation, l’agriculture française bénéficie d’une image nettement supérieure. Par exemple,

>   87 % des Français pensent qu’un produit agricole français est un gage de meilleure sécurité alimentaire.
>   90 % des Français estiment que la France doit se donner les moyens de préserver son agriculture et son indépendance alimentaire,
>   69 % des Français pensent que les agriculteurs sont nettement plus ou plutôt plus attentifs à l’environnement qu’auparavant.

L’action du Collectif Sauvons les fruits et légumes de France rejoint l’opinion du grand public

(Etude Opinion Way pour Aviva assurances - octobre 2007).

Une cause nationale

La crise qui touche la production française de fruits et légumes rejoint les préoccupations prioritaires du grand public.

Les Français ont peur pour leur pouvoir d’achat. Cette peur atteint un niveau record, surtout dans les foyers les moins aisés. 58% des Français se disent désormais inquiets à ce sujet (soit une hausse de 10 points depuis l’élection présidentielle - sondage TNS Sofres pour le groupe Casino-L’hémicycle - novembre 2007).

Le prix des fruits et légumes français va s’envoler, touchant directement les citoyens en grevant un peu plus leur pouvoir d’achat.

Le chômage reste une des préoccupations majeures des français pour 64% d’entre eux (sondage TNS Sofres pour le groupe Casino-L’hémicycle - novembre 2007).

>  305.500 emplois sont menacés pour la filière fruit
>  209.000 emplois sont menacés pour la filière légume.

Les français sont préoccupés par la qualité de leur alimentation (49% déclarent que cette qualité s’est détériorée pour eux) et par l’équilibre de leur alimentation (la situation s’est détériorée pour 37% d’entre eux - Sondage Sofres pour le Groupe Casino / L’Hémicycle. Octobre 2007)

Il faut craindre un effondrement de la sécurité sanitaire des fruits et légumes (apparition de mycotoxines par exemple).

Biovidersité défigurée

Les vergers et les exploitations horticoles permettent d’offrir une diversité de cultures indispensables à la préservation de la biodiversité mais aussi au tourisme et à valorisation du territoire français à l’étranger. Ils permettent d’éviter ainsi le phénomène des monocultures. Les producteurs de fruits et légumes français entretiennent le paysage. La fin de ces productions entraînerait le transfert de ces exploitations (250.000 ha pour les légumes et 194.000 ha pour les fruits) vers d’autres productions aggravant ainsi le risque d’uniformisation des cultures dans les régions de France. Ce qui signifierait un déséquilibre dans l’aménagement rural, une perte de biodiversité et la création d’un véritable désert végétal.Sources : FNPF (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits) et FNPL (Fédération nationale des producteurs de légumes). Interfel.

P.N.N.S. Programme National Nutrition Santé

Dépendance alimentaire

L’effondrement des exportations va provoquer un déficit gigantesque de la balance commerciale et la dépendance alimentaire

La chute de la production entraînera ipso-facto une augmentation exponentielle et inévitable des importations, alors même que les fruits et légumes constituent une fierté économique nationale aujourd’hui. A ce jour, près d’un million de tonnes de légumes sont exportés. 9 légumes exportés sur 10 partent vers une destination proche (un autre pays de l’Union Européenne). La France importe un peu moins de 1,5 million de tonnes de légumes par an, principalement des tomates. Pour les fruits, la production a représenté 3.150.000 tonnes en 2006. La France est le troisième pays producteur de fruits dans l’Europe communautaire après l’Italie et l’Espagne (U.E. à 15).

Santé publique

Péril sur la santé publique :

le déséquibilibre alimentaire

*

Les Français ne consomment toujours pas assez de fruits et légumes, malgré les recommandations officielles d’en manger au moins cinq par jour selon une expertise scientifique collective (Esco) publiée par de nombreux instituts dont l’INRA (Institut national de la recherche agronomique le 13/11/2007). Les Français, avec 340 grammes en moyenne par jour et par personne, sont encore en-dessous de la recommandation (au moins 400 gr quotidiens) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). “La consommation moyenne n’augmente que très peu et reste caractérisée par de fortes disparités dans la population”, déplore l’INRA.

Produits de luxe ?

Fruits et légumes :

bientôt réservés aux classes favorisés ?

*

Les consommateurs français dépensent 10% de leur budget alimentaire en fruits et légumes frais. Actuellement accessibles à tous, ces produits risquent d’être réservé à une élite qui sera seule capable de s’en procurer. Les quantités achetées par personne varient pratiquement de un à trois entre le quart le plus pauvre et le quart le plus riche de la population. Les quantités achetées par les Français ont baissé de 12% pour les fruits frais et de 14% pour les légumes frais (hors pommes de terre) entre 1997 et 2005, selon Interfel, l’interprofession des fruits et légumes. Compte tenu de l’augmentation des coûts de production, le prix à la consommation des fruits et légumes frais augmente plus rapidement que l’ensemble des produits alimentaires, et ceci, depuis le début des années 60. C’est un des obstacles à l’accroissement de la consommation de ces produits, constate l’INRA.

Menaces sur les emplois

Pour la filière fruits :

>   305.500 emplois en danger dont 210.500 saisonniers sur la sellette
>   42.451 exploitations concernées

*

Pour la filière légumes :

>   40.000 exploitations agricoles françaises produisant des légumes sont touchées
>   209.000 emplois en péril

Qui sommes nous ?

Le Collectif rassemble des maraîchers et des arboriculteurs de terrain. Son objectif : préserver une production de fruits et légumes de qualité dans notre pays.

Né en novembre 2007, le Collectif constitue un mouvement de citoyens. Il vise à sortir les producteurs de l’impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent. Il rassemble des producteurs de la France entière, membres de toutes les filières et de toutes les sections professionnelles qui, confrontés aux mêmes problèmes, ont décidé de réunir leurs efforts pour sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics aux menaces qui pèsent sur la production hexagonale et aux moyens d’y remédier ; il ne se substitue pas plus qu’il ne concurrence l’organisation traditionnelle de la profession ; il n’a que pour but de la compléter avec le souci, partagé par tous, de l’efficacité. Toutes les cultures de fruits et légumes y sont représentées. Il obtient le soutien de scientifiques, de médecins, mais également des chefs cuisiniers… Il est soutenu par des élus (maires, conseillers généraux et régionaux, députés et sénateurs).


Vous aussi, rejoignez le

Collectif “Sauvons les Fruits et Légumes de France”

En savoir +

Collectif « Sauvons les fruits et légumes de France »Contact national (et pour connaître votre correspondant en région) :

Pour les fruits : Daniel Sauvaitre - Tél. 06 81 55 29 68

Pour les légumes : Bernard Gery - Tél. 06 32 54 73 94

La faillite de la mâche

La fin d’une culture terroir

La disparition de la production de mâche en France représenterait une perte inestimable. Car la mâche est un produit local de terroir. La région Pays de la Loire, et plus particulièrement le bassin nantais, est la première productrice européenne de mâche, loin devant l’Allemagne. Elle représente 85% de la production nationale, principalement de septembre à avril, soit environ 24.000 tonnes auxquelles il faut ajouter un peu plus de 6.000 tonnes l’été, pour les structures organisées. La production totale est estimée à 32.000 tonnes, les exportations représentent plus de 45% des débouchés et l’Allemagne est le premier pays destinataire. La mâche est la première production maraîchère en région nantaise. Les surfaces développées concernées par cette production progressent tous les ans. 140 exploitations sont concernées par la production de mâche.

En région nantaise, l’activité maraîchère occupe 3.100 emplois temps plein, dont 1.250 salariés permanents et 4.100 ouvriers saisonniers. Une majorité des producteurs cultivent de la mâche dans leurs exploitations. A ces exploitations, il faut aussi ajouter 23 ateliers de conditionnement.

Constat :

A la vente, la présence de brins d’herbe dans une barquette est considéré comme un corps étranger et déclasse le produit. Il ne peut être vendu.

Le Métobromuron (nom commercial : Patoran) est la seule et dernière molécule autorisée permettant un désherbage efficace et respectueux de l’environnement. Elle sera interdite d’utilisation à partir du 31 décembre 2007.

Conséquences :

1- Les producteurs doivent envisager de désherber en atelier de lavage et conditionnement : le désherbage manuel au champ et le tri automatique étant strictement impossible.

2- La mise en place d’un tri manuel diminue les cadences de lavage par 5 et multiplie par 2 le personnel sur les tables de tri, occasionnant un surcoût d’environ 0.60€/kg pour la main d’œuvre (200kg/heures avec 8 personnes) sans compter l’amortissement de chaînes de lavage et bâtiments supplémentaires nécessaires pour absorber la production actuelle (30.000 T/an).

3- Comment être compétitif avec une augmentation de plus de 30% du prix de revient face à la concurrence internationale (le prix de revient pour le producteur passant de 1,80 euros le kg en moyenne à 2,40 euros !) ?

4- C’est la faillite de production française de mâche.

Pas de radis

La France est le deuxième producteur européen de radis. Le radis est produit toute l’année mais surtout entre mars et juin.

Constat :

La production de radis sans produit de protection contre les mouches (mouches du chou et mouches des semis) est inconcevable.

La molécule Chlorfenvinphos, (nom commercial : Birlane CE 40) est autorisé en usage essentiel jusqu’au 31 décembre 2007. Il ne sera plus homologué sur ces cultures après cette date. L’usage lutte contre les mouches sera alors vide. Aucune autre spécialité n’est homologuée sur radis (la spécialité Dursban à base de la matière active Chlorpyriphos n’est plus formulée).

Conséquences :

1- La présence de galeries ou de vers dans le radis le rend impropre à la commercialisation.

2- La mécanisation, qui se développe, ne permet pas de faire le tri des radis dans les bottes.

3- A la récolte, une qualité irréprochable est exigée. Sans protection, le radis est strictement invendable.

4- C’est la faillite de la production française de radis.

Le feu croisé des interdictions

La molécule Chlorfenvinphos est également utilisée dans la protection de la mâche contre les mouches. Son interdiction provoquera, pour la mâche, un affaissement des rendements.

Les pépins de la pomme

Faut-il le rappeler ? La pomme est le fruit préféré des Français. Ils en consomment près de 20 kg par an et par ménage sous toutes leurs formes ! Environ 35% des pommes produites en France sont destinées au marché français, 35% dont destinées à l’exportation, le reste à la transformation (source : section nationale pomme. www.lapomme.org).

La pomme est la première production fruitière française, avec près de 2 millions de tonnes produites chaque année. A ce jour, la France est le 2° pays producteur de l’UE à 15, derrière l’Italie et le troisième si on prend les 27 Etats membres (Pologne n°1).

L’éclaircissage : une obligation dans les vergers

L’éclaircissage des pommiers est indispensable. Il s’agit une technique utilisée dans toutes les exploitations. Elle vient en complément de la chute naturelle des fruits au printemps. Elle permet d’obtenir une production de pommes de qualité (teneur en sucre), belles (calibre et coloration) et respectueuses de l’environnement.

La technique consiste à :

- faire tomber le nombre nécessaire de fruits pour obtenir un calibre satisfaisant pour le consommateur. On évite ainsi d’obtenir des pommes de trop petit calibre à la récolte.

- garder d’une année sur l’autre des récoltes régulières pour éviter ce que l’on appelle les phénomènes d’alternance (c’est-à-dire une non production l’année suivante).


Constat :

Le producteur met en œuvre un programme en utilisant des molécules et complète l’éclaircissage de manière manuelle. Les molécules Ethéphon (nom commercial PRM12) et Carbaryl (nom commercial Sevin 85) utilisées pour l’éclaircissage seront interdites en 2008. Restent alors deux produits à base d’acide NAD et ANA. Mais ceux-ci ne sont pas efficaces si utilisés seuls.

Conséquences :

1- L’éclaircissage devra être réalisé de manière manuelle. Le temps d’éclaircissage manuel devra alors être augmenté dans des proportions décuplées.

2- La main d’œuvre nécessaire passera de 50-80 heures/hectare à 300-500 heures/hectare.

3- L’année suivante, on assistera à un phénomène d’alternance.

4- Le prix de revient d’un kilo de pomme pour le producteur augmentera de 25% en 2008 et de 50% en 2009 (en raison du phénomène d’alternance). Le prix de revient actuel est de 40 centimes pour le producteur (hors frais de conditionnement), il passera à 50 centimes en 2008 puis à 60 centimes en 2009.

5- Comment être compétitif avec une telle augmentation des prix en face de producteurs issus de pays avec de faibles coûts de main d’œuvre ? Le consommateur français se tournera naturellement vers des importations.

6- C’est la faillite programmée de la production française de pommes.

NB: la production de pomme doit faire face également aux maladies cryptoganiques comme la tavelure ou l’oïdium ainsi que des ravageurs comme les pucerons ou le carpocapse (ver de la pomme). Les nombreuses suppressions de molécules ne permettront plus de protéger les récoltes et conduiront immanquablement à l’anéantissement du verger de pommiers.

Exemples

>   Les pépins de la pomme
>   Pas de radis
>   La faillite de la mâche

Soutien

Si vous êtes d’accord avec ces propositions.

Le Collectif « Sauvons les Fruits et Légumes de France » demande :

Un moratoire permettant la poursuite d’homologations ou de dérogations, en attendant de trouver des techniques alternatives ou des matières actives de « nouvelle génération ».

Le développement de produits de protection des plantes et des techniques alternatives qui répondent aux dernières exigences de santé publique et d’environnement (concernant les débats sur la directive européenne 91.414 : amender la question des critères d’exclusion).

La prise en compte de la spécificité des fruits et légumes en matière de protection phytosanitaire : faibles surfaces et contraintes techniques particulières. Il faut en particulier résoudre au plus vite la question des « usages non pourvus » (maladies orphelines). Le soutien de l’innovation par l’Etat par la création d’un fond d’investissement permettrait le développement de la recherche pour une protection des plantes adaptée à la production de fruits et légumes.

La reconnaissance mutuelle accélérée entre pays européens des dossiers d’homologation pour activer une homologation dans un autre pays. Quand un usage est autorisé dans un pays européen, les autres pays européens doivent pouvoir lever les obstacles pour une utilisation le plus rapidement possible.

Une réglementation plus équilibrée à partir d’une analyse bénéfices/risques complète, rejetant toute influence bureaucratique ou médiatique et s’appuyant sur des données scientifiques fermes.

Alors, rejoignez-nous.

Il vous suffit d’envoyer vos coordonnées par mail à l’adresse suivante

ouijesoutiens@sauvonslesfruitsetlegumes.fr

Un secteur fragile

Un pan entier de l’économie en danger

Des exigences réglementaires déconnectée du terrain

L’Europe s’est engagée sur la voie d’une réduction drastique des produits phytosanitaires. Ainsi, depuis de nombreuses années, le nombre de molécules a considérablement diminué. Si les intentions sont louables, aucune étude d’impact réelle sur filières de production des fruits et légumes n’a été réalisée. Les producteurs de fruits et de légumes partage l’objectif de réduction d’utilisation de produits phytosanitaires. Ils demandent une étude d’impact pour le secteur des fruits et légumes.

Les études d’impact préalables sont indispensables

Les réductions passées ont déjà fait apparaître pour les producteurs des impasses techniques. Si des adaptations ont été possibles, la mise en œuvre d’une nouvelle réduction développerait le nombre d’impasses techniques, avec une conséquence : réduire l’offre de fruits et légumes en frais.
Cette réduction de l’offre conduira à une désorganisation technique et économique des filières au niveau européen. Selon les productions et à des degrés variables, la suppression de matières actives essentielles à la production se traduira par une baisse des rendements et/ou une augmentation des charges de production. Une diminution de la productivité et une augmentation des coûts de production, constitue un scénario économique réaliste avec pour résultat :
- Pour les consommateurs, la hausse des prix
- Pour les producteurs, une baisse de la compétitivité.

La réglementation ne doit pas plonger les producteurs dans des impasses

Variation des volumes produits, fragilité accrue des opérateurs,…, se traduiront dans le temps par une diminution de l’offre (volume et durée) et à détourner les consommateurs de l’approvisionnement en frais. Les impasses doivent être analysés en amont. C’est l’objectif des études d’impact.

La suppression de toute protection pour des productions
Cette orientation fait prendre le risque de réduire à néant la production de fruits et légumes certaine année. Ce risque est en totale contradiction avec les efforts conduits par les professionnels de régularisation de la production pour assurer un approvisionnement régulier ou constant des marchés d’une année sur l’autre. Cet approvisionnement régulier ou présence dans la durée sur les marchés constitue la base des liens contractuels entre les acteurs du marché (production/distribution).

> Menace sur l’emploi

> Fruits et légumes : bientôt réservés aux classes favorisées

> Péril sur la santé publique : vers le déséquilibre alimentaire

> L’effondrement des exportations va provoquer un déficit gigantesque de la balance commerciale et conduire à la dépendance alimentaire

> Une biodiversité défigurée

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