Melons
Usage clef 1 : Sclérotinia (et botrytis)
Description
Le sclérotinia sur melon est en très forte augmentation dans les créneaux de productions précoces du Sud-ouest et du Centre-ouest. Le S. Slerotiorum provoque des dégâts sur tiges et fruits. Certaines parcelles sont très touchées et ne sont pas être récoltables.
Les producteurs adoptent des rotations généralement longues (de 5 à 10 ans). Ce champignon se conserve très longtemps et il est présent sur d’autres cultures de l’assolement (colza, tournesol, luzerne, …). Les producteurs spécialisés en melons échangent leurs terres avec des collègues céréaliers (contrat à l’année avec des céréaliers voisins).
Une préparation biologique en traitement du sol est autorisée (spores d’un champignon Coniothyrium minitans, marque commercial : CONTANS WG), mais son positionnement doit être fait idéalement deux ans avant la culture de melon. Cette solution est d’une mise en œuvre difficile
Matière active
Cyprodinil + Fludioxonil. Le produit commercial (Switch) n’est pas homologué pour cette culture.
Cyprodinil est inscrite sur la liste positive 91/414/CE
Procymidone
Matière active retirée au 30 juin 2008
Situation
Usage vide
Certaines productions seront compromises si les producteurs ne disposent pas de solutions phytosanitaires efficaces.
Les entreprises positionnées sur le créneau d’une production précoce (généralement des cours plus rémunérateurs) seront fragilisées.
Solution alternative
Il n’existe pas de variétés résistantes.
Possibilité : choix de variétés moins sensibles, mais aussi moins précoces.
Vis-à-vis de ce champignon, il y a peu de travaux en cours et peu de pistes alternatives en vue.
Usage clef 2 : Taupins
Description
Ce parasite est très préoccupant avec une montée en puissance de nouvelles souches (Agriotes Sordidus) avec un cycle de multiplication plus rapide.
Deux périodes de dégâts : à la plantation (destruction partielle des plants) et à l’approche de la maturité des fruits (perforations des fruits). Dans le sud de la France, des cas de parcelles non récoltables sont de plus en plus fréquent.
Dans le centre-ouest, la préoccupation est surtout au moment de la plantation.
Situation
Pas de solution globale pour l’ensemble du cycle de culture.
Pour une protection limitée au plant lors de la plantation, une solution existe avec la matière active (Téfluthrine = FORCE 1,5 G) qui n’est pas homologuée pour cette culture.
Pour la protection du fruit (perforations), avec les retraits des matières actives -Ethoprophos (MOCAP 20), de Carbofuran (CURATER) et de Benfuracarbe (ONCOL S)- l’usage est vide à partir de la campagne 2009.
Luttes alternatives
Piègeage de masse des adultes par attraction avec des phéromones (des résultats très contrastés). Amélioration du piégeage de masse et de la lutte avec champignons et nématodes parasites des taupins (Ctifl Lanxade, CEHM à Marsillagues, HORTIS Aquitaine).
Lutte biologique envisagée avec l’utilisation de champignons et nématodes entomopathogènes.
Cette méthode n’est pas au point à court ou moyen terme.
Nécessité de disposer de solutions pour produire maintenant !
Indicateurs économiques
Superficie : environ 15 000 ha
Balance commerciale française déficitaire : développement des importations en provenance du Maroc.



L'essentiel des dégâts de taupins sur melon a lieu sur
Xavier Dubreucq | 19 octobre 2009L’essentiel des dégâts de taupins sur melon a lieu sur fruit au moment de la maturité. Une lutte chimique fiable nécessite de disposer de produit ayant une rémanence longue d’au moins 3 mois, ce qui été le cas avec le lindane ou l’éthoprophos. Faute de produits suffisamment rémanents, il faudrait pouvoir utiliser les insecticides anti-taupins par le goutte à goutte. A ce jour, aucun produit n’est homologué pour la lutte contre les taupins sur melon. Et aucune solution alternative n’est à ce jour validée.
Xavier Dubreucq
Technicien indépendant Melon.