Lutte contre le cancer : mangez des fruits et légumes (bio ou conventionnels) !

Conclusions de l’étude publiée dans la revue Jama Internal Medicine

 

Lutte contre le cancer :

mangez des fruits et légumes (bio ou conventionnels) !

 

Paris, le 23 octobre 2018 Une étude française publiée dans la revue Jama Internal Medicine hier prétend associer la consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique avec une baisse du risque de deux types de cancers. Une conclusion hâtive dénoncée par le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France.

 

Cette étude, largement médiatisée hier et aujourd’hui a toutes les apparences du sérieux : une cohorte très importante de plusieurs milliers de personnes, des chercheurs issus de l’INSERM et de l’INRA, des questionnaires développés, etc.

Cependant, les auteurs relèvent eux-mêmes une limite essentielle à leur étude[1] : les personnes interrogées étaient majoritairement d’une classe sociale et d’un niveau d’éducation supérieure, conscientes qu’une alimentation équilibrée est essentielle pour conserver une bonne santé. Ce qui constitue un biais décisif ! Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, cette étude ne confirme qu’un seul fait, connu de longue date : manger des fruits et légumes, bio ou conventionnels, est bon pour la santé !

« Some limitations of our study should be noted. First, our analyses were based on volunteers who were likely particularly health-conscious individuals, thus limiting the generalizability of our findings. NutriNet-Santé participants are more often female, are well educated, and exhibit healthier behaviors compared with the French general population. These factors may have led to a lower cancer incidence herein than the national estimates, as well as higher levels of organic food consumption in our sample. »

 

L’ONG environnementaliste militante Générations Futures tire des conclusions abusives de cette étude en mettant en avant « les effets protecteurs des aliments biologiques vis-à-vis du cancer » en raison de l’absence de pesticides de synthèse.

Dans un souci de transparence, il est important de rappeler aux consommateurs que tous les agriculteurs – bio ou conventionnels – doivent recourir à des pesticides.

On trouve des résidus de pesticides bio (cuivre, spinosad, azadirachtine ou huile de Neem…) dans les produits alimentaires comme le montrent les derniers résultats de l’étude de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de 2016 publiés en juillet 2018. Ils sont détectés à l’état de traces – bien souvent même pas quantifiables – preuve que les producteurs travaillent de façon responsable. En bio, 98,7% des aliments se situent ainsi dans les limites légales. Plus de 96% pour les produits conventionnels. Concernant les résidus de cuivre, principal antifongique utilisé en agriculture biologique, ils sont même présents dans 100% des vins bio selon une étude menée par Wikiagri et Agriculture&Environnement[2].

L’enjeu pour l’agriculture est surtout de proposer des fruits et légumes bons, sains et produits dans le respect de l’environnement et de l’utilisateur. Ce que font les producteurs français aujourd’hui et qu’ils continueront à faire demain avec de nouveaux progrès.

 

[1] https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2707948

[2] Novembre 2015

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