Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne doit assurer la cohérence de ses règlements

 Paris, le 3 juillet 2017 Alors que la Commission européenne s’apprête à présenter à nouveau au vote des Etats membres une nouvelle définition des critères d’identification des perturbateurs endocriniens, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France s’inquiète que le volet dérogatoire indispensable au maintien de la compétitivité de l’agriculture française ait disparu de la proposition européenne.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, l’adoption de la nouvelle proposition définissant les critères d’identification des perturbateurs endocriniens, en mettant de côté toute notion d’évaluation scientifique du risque réel pour les populations, serait préjudiciable à la pérennité économique et à la qualité de la production agricole française compte-tenu de la disparition potentielle de solutions pour la protection des cultures.

Plus encore, le rejet de la dérogation scientifique par la Commission ne présente aucun bénéfice en terme de santé publique puisqu’une même molécule répondant aux Règlements Biocides (produits de lutte contre les parasites qui impactent la santé humaine ou animale) ou Phytosanitaires serait traitée différemment selon le Règlement considéré ! Cette position est d’autant plus surprenante que l’exposition de la population aux produits biocides (ex. anti-puces appliqués sur les animaux domestiques, anti-poux…) est plus élevée que celle relative aux substances phytosanitaires. Où est la cohérence ?

A la veille d’un vote crucial, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle les autorités françaises à assumer une position claire et cohérente en demandant à la Commission européenne de réassocier à la définition, comme cela était le cas dans les premières propositions, la possibilité de dérogation scientifique basée sur un risque négligeable. Il en va de l’avenir des quelques solutions de protection actuellement employées sur les cultures dites « mineures » et donc de l’avenir économique de ces filières.

 

 

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