Maladies fongiques : les producteurs de fruits et légumes redoutent une nouvelle année compliquée

Maladies fongiques : les producteurs de fruits et légumes redoutent une nouvelle année compliquée

Le 12 juin 2019 Les producteurs de fruits et légumes s’en souviennent : 2017 est une année référence en termes de prolifération des maladies fongiques. Alors que les années chaudes et humides vont être de plus en plus fréquentes, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France pose la question suivante : sera-t-il possible demain, avec de moins en moins d’outils de protection des cultures, de produire des fruits et légumes français à la qualité sanitaire irréprochable ?

Pour les producteurs de fruits et légumes, 2017 reste une année noire : pluies intenses, fortes chaleurs et irrémédiablement la prolifération à un degré inédit de maladies fongiques sur leurs cultures conventionnelles et bio. Approvisionner les Français avec des fruits et légumes bons et sains a constitué un véritable défi.

Dans ces conditions, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France interroge les pouvoirs publics : auront-ils demain à leur disposition l’ensemble des outils nécessaires à la lutte contre les maladies fongiques, qu’ils soient de synthèse (triazoles, strobilurines, SDHI, etc.) ? ou naturels ? (soufre, cuivre, etc.). Seront-ils clairement soutenus dans leurs choix agronomiques ? Auront-ils la visibilité règlementaire nécessaire sur l’emploi des substances phytosanitaires pour se lancer dans de lourds investissements ?

Rappelons-le, les maladies fongiques (mildiou, pourritures, etc.) peuvent occasionner des pertes de rendement considérables ainsi qu’une forte diminution de la qualité des récoltes. Certains champignons comme la tavelure ont même la capacité de s’adapter en contournant les stratégies de lutte mises en œuvre par les agriculteurs : variétés tolérantes, substances phytosanitaires en agriculture conventionnelle ou biologique.

Les mycotoxines associées à la présence de certains champignons peuvent également être très toxiques pour les consommateurs. Une trentaine de ces toxines naturelles émises par des champignons pathogènes sont préoccupantes pour la santé de l’Homme, en particulier pour les populations sensibles (enfants en bas âge, femmes enceintes, etc.) du fait de leurs propriétés cancérigènes, reprotoxiques ou encore perturbatrices endocriniennes.

Les producteurs de fruits et légumes, malgré des conditions de travail, commerciales et réglementaires de plus en plus exigeantes sont toujours prêts à relever le défi. Mais ils ne se contenteront pas de déclarations de bonnes intentions de la part du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. La protection phytosanitaire est l’un des domaines sur lesquels ils attendent des mesures concrètes ! Pour protéger les productions de fruits et légumes françaises, il est donc impératif de soutenir le développement de la recherche scientifique. Objectif : faire émerger de nouvelles solutions et de nouveaux outils pour protéger les récoltes contre les attaques fongiques. Il n’est en effet pas possible de se priver de solutions existantes sans alternatives testées et validées, et à l’innocuité prouvée par les autorités sanitaires.

Perturbateurs endocriniens dans les eaux de surface : une enquête pour rien, sinon juste pour faire peur !

Communiqué de presse

 

Perturbateurs endocriniens dans les eaux de surface :

une enquête pour rien, sinon juste pour faire peur !

 

Le 16 avril 2019 – Dans un « rapport » publié aujourd’hui, l’association anti-pesticides Générations Futures prétend « informer sur la présence de pesticides perturbateurs endocriniens dans notre environnement à travers l’étude de leur quantification dans les eaux de surface ». Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes, ce rapport n’apporte absolument rien au débat scientifique et trompe les consommateurs.

Se basant sur des données officielles des agences de l’eau françaises regroupées dans la base de données Naïades, Générations Futures a, comme à son habitude, extrait des informations certes exactes mais qui, traitées sous un angle militant, ne donnent aucune conclusion probante.

C’est ainsi que l’association environnementaliste s’appuie sur la base TEDX pour qualifier une substance de perturbateur endocrinien. Cette base de données n’a rien d’officielle, ni de scientifique. Qui plus est, l’Union Européenne a publié une définition claire et précise des perturbateurs endocriniens, qui est entrée en vigueur le 10 novembre dernier. On notera que Générations Futures n’en fait aucune mention dans son document et ne se base donc pas sur cette définition pour tirer ses conclusions.

Une approche scientifique de la question des perturbateurs endocriniens dans les eaux de surface aurait dû également s’intéresser aux enjeux clefs que sont le rejet de résidus de médicaments, notamment issus des effluents d’hôpitaux, et de contraceptifs dans l’eau. Rien de tout cela dans le rapport de Générations Futures, ce qui confirme sa visée militante en considérant l’agriculture comme le bouc émissaire de tous les maux.

Pour les producteurs de fruits et légumes, tant que Générations Futures ne s’appuiera pas sur des bases scientifiques et ne livrera pas ses méthodes de traitement des données, ce type de communication ne sera bonne qu’à faire de la « com ‘ » sur le dos des agriculteurs, rien d’autre.

Relations producteurs – voisinage : Les associations environnementalistes choisissent la stratégie de la confrontation

Communiqué de presse

 

Relations producteurs – voisinage

Les associations environnementalistes choisissent la stratégie de la confrontation

 

Le 11 avril 2019 – Alors que les agressions anti-pesticides envers les agriculteurs se multiplient, (la plus récente concernant EGALEMENT un producteur d’olives bio), le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France s’étonne de la communication de certaines associations environnementalistes dont le contenu pourrait pousser à des incidents majeurs ces prochains mois.

Les dernières agressions d’un céréalier début mars dans l’Ain[1] et d’un producteur d’olives bio le 8 avril dans les Bouches-du-Rhône[2], révèlent la situation de plus en plus tendue dans nos campagnes. Certains riverains, trompés par les déclarations partielles ou erronées d’associations environnementalistes en viennent aux mains dès qu’un pulvérisateur est aperçu dans un champ. Peu importe d’ailleurs la substance que l’agriculteur épand : fertilisant, produit phytosanitaire bio ou conventionnel. Cette atmosphère lourde est alimentée quasi-quotidiennement sur les réseaux sociaux par des associations ou des collectifs justifiant ce genre de comportement par des affirmations caricaturales.

Flou magistral sur la réalité et stratégie mortifère

La dernière brochure de l’association environnementaliste Générations Futures « Riverains Victimes des pesticides »[3] en est l’exemple type. Si elle prend bien garde d’appeler à la discussion entre riverains et agriculteurs, son contenu (témoignages non sourcés, données de prévalences de maladies contradictoires et sorties de leur contexte, etc.) est construit afin d’ériger chaque riverain en contrôleur des pratiques agricoles en lieu et place des autorités compétentes. Ainsi, sur la problématique de la maladie de Parkinson, Générations Futures met en avant une étude datant de 2003 pour afficher que l’exposition aux pesticides entraine « 5 fois plus de risques de développement de la maladie de Parkinson ». Cette étude à laquelle il est fait référence est une analyse sur un nombre limité de cas survenus il y a plus de 20 ans[4]. Quant aux données publiques de Santé Publique France qui affirment que l’incidence de la maladie de Parkinson est plus élevée de 13% chez les exploitants agricoles par rapport à la population générale[5], elles sont assorties selon cette agence nationale d’une extrême prudence sur le lien avec l’utilisation de pesticides. Quelle donnée faut-il retenir, « x 5 » ou « + 13 % » ? Générations Futures conforte délibérément une communication anxiogène en choisissant à travers la mise en page de sa brochure : « x 5 ». Rappelons enfin les chiffres de la Mutuelle Sociale Agricole : en 2016, la maladie de Parkinson provoquée par des pesticides représente 2,7% du total des maladies professionnelles[6].

Après l’association Eaux et Rivières de Bretagne qui invite les riverains à la délation de pratiques pourtant parfaitement autorisées,[7] il est à parier que les violences déjà observées vont se multiplier avec un risque d’un incident majeur. Le collectif dénonce cette stratégie délibérée et dangereuse.
Face à des associations souhaitant prendre la place des autorités sanitaires et de contrôle compétentes, le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France appelle l’Etat à réaffirmer son autorité et à ne pas céder aux pressions anxiogènes.

[1] https://www.pleinchamp.com/grandes-cultures/actualites/ain-un-agriculteur-agresse-pour-cause-d-epandage-de-phytos
[2] http://www.lafranceagricole.fr/actualites/cultures/agression-attaque-pour-avoir-epandu-un-produit-bio-1,7,118357529.html
[3] https://www.generations-futures.fr/actualites/riverains-victimes-pesticides-brochure/
[4] Neurodegenerative Diseases and Exposure to Pesticides in the Elderly, I. Baldi et al, Am J Epidemiol. March 2003 1;157(5):409-14.
[5] https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Maladie-de-Parkinson-2-fois-plus-de-cas-en-25-ans
[6] http://www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/?p=1508
[7] https://actu.fr/bretagne/brest_29019/une-appli-recenser-lutilisation-desherbants-totaux-bretagne-demander-leur-interdiction_22575315.html

Carottes : un bassin entier de production menacé

Communiqué de presse

 

Carottes : un bassin entier de production menacé

Paris, le 5 mars 2019 Depuis l’année dernière, les producteurs de carottes de Créances (Manche) alertent le gouvernement. Faute d’alternative crédible à l’utilisation du dichloropropène, la production de cette carotte AOP est menacée de disparition à court terme. Certains maraîchers ont même décidé de cesser leur activité ces prochains mois. Une situation ubuesque que dénonce le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France d’autant plus qu’elle touche une production locale à forte valeur ajoutée.

Les célèbres carottes de Créances, classées AOP et Label Rouge, ont la particularité d’être cultivées dans le sable qui leur donne un goût singulier et une texture très particulière. Pour combien de temps encore ?

Confrontés à un ravageur bien connu, le nématode à kyste de la carotte, spécifique aux terres de sables blancs du littoral occidental de la Manche, les producteurs utilisaient jusqu’en 2009, le dichloropropène, seule substance phytosanitaire efficace. Classé potentiellement cancérigène en 2009, ce produit faisait jusqu’à maintenant l’objet de l’octroi de dérogations annuelles par les pouvoirs publics. Une situation sans risque pour les producteurs qui, en professionnels, se protègent efficacement, tout comme pour les consommateurs puisqu’aucun résidu n’était observé sur les productions concernées.

C’est en 2018 que le gouvernement français décide de ne plus accorder cette dérogation. Conséquence immédiate : les surfaces traitées avec des solutions dites « alternatives » produisent 15 t/ha de carottes non commercialisables contre 60 à 70 t/ha de carottes saines en situation normale. Dés 2018, les surfaces cultivées en carottes ont ainsi chuté de 40 % dans le département de la Manche.

Un millier d’emplois menacés

En 2019, pour la première fois, certaines familles exploitant la carotte de Créances depuis plusieurs générations ont décidé de cesser leur activité. A court terme, ce sont des dizaines d’exploitations qui sont menacées de disparition ainsi qu’un millier d’emplois.

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, cette situation est l’exemple type de décisions totalement déconnectées du terrain. Une filière maraîchère AOP risque d’être totalement anéantie en quelques années faute d’un minimum de réalisme. Les indemnisations n’y feront rien. C’est un pan de l’excellence française et de la diversité de notre production qui tombe. Excellence qui laisse place à des produits importés traités au dichloropropène… Une situation absurde !

La carotte de Créances est l’illustration parfaite de l’évolution de la production de fruits et légumes en France : disparition de productions de niches, baisses des surfaces cultivées et importations massives de produits aux profils sanitaires bien moins favorables. Tout cela au détriment de notre économie rurale et de la santé des consommateurs !

Attaques contre l’ANSES : une remise en cause inacceptable de la science

Communiqué de presse

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France dénonce les dérives de l’appel « nous voulons des coquelicots »

 

Paris, le 14 septembre 2018 A l’occasion de l’appel « nous voulons des coquelicots » visant à interdire tous les « pesticides de synthèse », l’hebdomadaire Charlie Hebdo s’en est pris hier au directeur de l’ANSES, Roger Genet. Une dénonciation calomnieuse et caricaturale que dénonce le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France.

La nouvelle campagne lancée par des personnalités marquées par leur militantisme anti-agriculture est l’occasion de porter les coups les plus bas. C’est ainsi que le journal Charlie Hebdo, porteur médiatique de l’appel, « nous voulons des coquelicots », a publié un long article sur l’autorité française de sécurité sanitaire, l’ANSES. L’occasion de viser directement son directeur, Roger Genet, accusé d’entretenir des liens étroits avec les « industriels ».

Pour le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, ce type d’article est une manière manifeste de saper la confiance que peuvent avoir nos concitoyens dans cette agence chargée depuis 2015 de la délivrance des autorisations de mises sur le marché des produits phytosanitaires. Ce processus d’homologation répond en effet à des processus scientifiques stricts, totalement indépendants du pouvoir politique. Ce travail, l’ANSES l’accomplit avec rigueur, y compris lorsque ses décisions bousculent le travail des producteurs des fruits et légumes.

 

Glyphosate : inversion totale du processus de décision

Dans le même article, Charlie Hebdo reproche également à Roger Genet d’avoir un avis contraire au gouvernement sur le glyphosate. Roger Genet s’est en effet exprimé à de multiples reprises sur cette question, notamment devant des parlementaires au Sénat[1] le 6 juin dernier, en affirmant qu’aucune donnée scientifique actuelle ne justifie le classement cancérogène probable de cette substance. En exigeant de l’ANSES de se ranger à l’avis du gouvernement (interdiction immédiate du glyphosate sans justification), Charlie Hebdo demande à l’agence de sécurité sanitaire française de rompre son indépendance scientifique et à son directeur, Roger Genet, de mentir.

Il est aujourd’hui primordial que les Ministères de tutelle de l’ANSES en charge de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, du Travail et de la Consommation réaffirment tous leur confiance dans les travaux de l’agence et s’appuient sur ses avis scientifiques et non sur le lobbying de personnalités ou d’ONG environnementalistes. Celles-ci ont pris pour habitude de diffamer l’excellence du travail réalisé par l’ensemble de l’organisation sanitaire française (pouvoirs publics compris). Cette pression sur la science et les scientifiques est une nouvelle preuve du populisme écologique qui se développe en France et que l’on a vu à l’œuvre dans les débats sur la vaccination.

[1] https://www.senat.fr/les_actus_en_detail/article/table-ronde-sur-les-produits-phytosanitaires.html

Résidus de pesticides : une étude « fantaisiste » d’une association militante

Rapport annuel de l’EFSA (European Food Safety Authority) sur les résidus de pesticides dans les aliments

Communiqué de presse

Résidus de pesticides : une étude « fantaisiste » d’une association militante

Les fruits et légumes commercialisés dans l’Union Européenne sont sains 

Attention aux lectures hâtives, partiales et partielles !»

 

Paris, le 4 septembre 2018 Le rapport de l’EFSA sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes[1] rend toujours compte pour 2016 de données tout à fait stables : les fruits et légumes consommés par les Européens « sont en grande partie exempts de résidus de pesticides ou en contiennent dans les limites légales », selon l’autorité sanitaire européenne. Des données rassurantes à l’opposé de ce que souhaite nous faire croire l’association militante Générations Futures.

Le calendrier de publication du rapport de l’EFSA (fin juillet au lieu d’avril traditionnellement) explique sans doute les faibles répercussions médiatiques de ses conclusions. En 2016, sur près de 85 000 échantillons analysés et 791 pesticides recherchés, « 96,2 % se situaient dans les limites autorisées par la législation de l’UE et 50,7% ne comportaient aucun résidu quantifiable, contre respectivement 97,2% et 53,3% l’année précédente (2015) ». Selon l’EFSA, cette différence s’explique essentiellement par l’élargissement des analyses à des pesticides jusque-là non pris en compte.

A l’heure où nombre d’acteurs de la grande distribution et des fruits et légumes se lancent dans le « sans résidus de pesticides », le rapport de l’EFSA prouve que cet objectif est déjà une réalité… depuis des années avec plus 50% des échantillons ne comportant aucun résidu quantifiable. Pour le Collectif Sauvons les fruits et légumes de France, ce rapport montre encore une fois que les agriculteurs travaillent bien, toujours dans le souci du consommateur final et sans avoir besoin des injonctions répétées des ONG environnementalistes. Les producteurs entendent malgré tout continuer à progresser.

A l’heure ou la consommation de fruits et légumes baisse dangereusement en France et a des conséquences graves sur la santé de nos concitoyens (obésité, maladies cardio-vasculaires, etc.), les associations environnementalistes doivent se poser la question de la responsabilité de leur communication anxiogène. Le vrai risque avéré par l’ensemble de la communauté médicale est la sous-consommation de fruits et légumes qu’ils soient conventionnels ou bio.

Perturbateurs endocriniens : attendons la liste définitive

En France, c’est en l’occurrence l’association environnementaliste Générations Futures qui s’est évertuée à trouver la « faille » dans le rapport de l’EFSA. Comme souvent, il s’agit d’une lecture partiale et partielle du rapport de l’EFSA.

Cette ONG s’appuie sur une liste erronée de substances considérées comme perturbatrices endocriniennes pour dénoncer telle ou telle molécule. Cette dénonciation, si elle permet effectivement une audience médiatique importante est totalement infondée. Le document guide qui permet de caractériser ces substances a été publié en juin 2018 suite à la définition publiée en avril 2018 par l’Union européenne. Depuis, les instances compétentes travaillent à établir une liste des molécules qui remplissent réellement ces critères ! A moins que Générations Futures ne se considère comme plus qualifiée que les instances sanitaires européennes ? Un sondage publié hier[2] révèle que les français considèrent l’Union européenne comme l’échelle la plus efficace pour les politiques environnementales. Un sondage qui fortifie l’EFSA comme agence indépendante, plus digne de confiance qu’une ONG militante.

Les producteurs de fruits et légumes font pleinement confiance dans les agences françaises et européennes dont les études démontrent la haute qualité des fruits et légumes proposés aux consommateurs européens.

[1] https://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/180725

[2] https://www.euractiv.fr/section/developpement-durable/news/les-francais-font-plus-confiance-a-lue-qua-leur-gouvernement-sur-lenvironnement/