Audition de Roger Genet par la commission développement durable de l’Assemblée nationale

Le 12 février 2020, Roger Genet, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) était auditionné par la commission développement durable de l’Assemblée nationale. Voici ce que nous avons retenu en vidéo :

Il n’y a pas d’opposition entre des bons scientifiques et les mauvais experts, ce sont les mêmes personnes.
Ce qui fait la différence entre un avis scientifique fondé sur une publication et un avis d’expertise de nos agences sanitaires, c’est le côté pluridisciplinaire, transversal ; c’est une évaluation qui est faite de l’ensemble de la littérature scientifique de façon contradictoire et qui prend en compte de tout ce qui existe au niveau international.
Sur les SDHI, il y a « un emballement médiatique et des pressions très fortes qui sont exercées à l’encontre de l’agence pour justifier une attente sociétale qui est de plus en forte sur l’interdiction totale des pesticides. »
« Le risque n’est pas le danger. On évalue le danger ; on évalue l’exposition; et la combinaison des deux fait le risque ».
Quand le député Bertrand Pancher résume parfaitement la situation actuelle : « on crée finalement de la bêtise collective alors qu’il faudrait créer de intelligence collective »
Des liens d’intérêts avec l’industrie? Face à l’exposé diffamatoire d’un amendement de la France Insoumise , Roger Genet répond fermement : « je le réfute catégoriquement »
Roger Genet fait de nouveau part des pressions exercées sur l’Anses : « des campagne de mail  » envoyées à une vingtaine de personnes de l’agence leur demandant d’écouter la science alors que la mission de l’agence est justement d’évaluer la science!

L’indépendance de l’Anses, c’est évident mais toujours mieux de le redire

Audition « SDHI » à l’OPECST le 23 janvier 2020

Le 23 janvier 2020, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a entendu différents intervenants sur les fongicides SDHI :

Francelyne MARANO, professeur émérite de biologie cellulaire et de toxicologie à l’université Paris-Diderot, membre du Haut Conseil de la santé publique ;

Pierre RUSTIN, directeur de recherche, et Paule BÉNIT, ingénieure de recherche à l’INSERM, auteurs d’une publication scientifique concluant à un risque pour les organismes exposés aux SDHI ;

Roger GENET, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et plusieurs membres de son équipe.

Voici ce que nous avons retenu en vidéo :

Si l’on comprend bien Pierre Rustin, les SDHI tueraient le blé en cas de passage par le système racinaire. De quoi sérieusement douter des compétences scientifiques du dit « lanceur d’alerte »
Pierre Rustin et Paule Bénit soutenues par l’association Pollinis, l’un des lobbys écologistes les plus puissants…
« À ce jour, que ce soit en France ou ailleurs, aucun élément n’est venu confirmer
l’existence d’une alerte sanitaire qui pourrait conduire au retrait des autorisations de mise sur
le marché des produits qui contiennent ces substances actives. »
La commission nationale de la déontologie et des alertes en santé publique et
environnementale a produit un rapport qui aboutit à la conclusion suivante : « les informations
rapportées dans cet article sont sujettes à discussion en raison des incertitudes
expérimentales relevées. Le lien entre un effet inhibiteur des fongicides sur l’activité de la
SDH et une induction de pathologie chez l’homme n’est pas recevable ».
Contrairement aux autres associations, « Nous voulons des coquelicots » n’a pas souhaité participé à la plateforme de dialogue de l’Anses.
Roger Genet fait part de nombreuses pressions que l’Anses subit : « quelle science envoie des manifestants et des avocats devant une agence d’expertise scientifique ? »
SDHI : face à l’argument ressassé de Pierre Rustin sur leur non spécificité, Roger Genet fait une petite leçon sur la différence danger/risque. A la bonne dose et pour le bon usage, un produit phytosanitaire, un médicament, etc. ne présente aucun risque!
Face à la fakenews « l’Anses est sourde aux demandes de P. Rustin & co », Roger Genet rétablit les faits.
Réponse du directeur de l’Anses à la tribune des 450 scientifiques du Monde: « Cette tribune a été signée par 450 scientifiques. Cette signature relève davantage de la pétition que de la contribution. Il ne s’agit pas de 450 scientifiques qui se sont penchés sur cette question. Ce sont 450 scientifiques qui ont signé une pétition de soutien à l’équipe de Pierre Rustin. ».
Pour l’Anses : « il ne faut pas confondre danger et risque, sur les 11 substances #SDHI autorisées en France, AUCUNE n’est classée cancérigène et pas de raison de penser qu’elles sont PE. On est bien dans l’évaluation de risque et l’application du principe de PRÉCAUTION ».
Des liens d’intérêt de l’Anses avec des intérêts économiques? Roget Genet s’oppose vigoureusement à ce procès d’intention.
« L’agence n’est pas là pour défendre les produits phytosanitaires. Ce n’est pas son rôle. Elle est là pour évaluer les conditions dans lesquelles ils peuvent être utilisés sans impact pour la santé, et pour protéger les populations ».
« L’article de Pierre Rustin souligne que ces substances sont toxiques sur des lignées cellulaires isolées. Ce n’est pas inattendu. C’était déjà décrit dans la littérature. Il conclut qu’il n’existe pas de test homologué au niveau européen qui prenne spécifiquement en compte la toxicité mitochondriale, qui pourrait être sous-estimée dans les tests in vitro. Je crois qu’il a raison. Cela remet-il en cause l’évaluation des produits telle qu’elle est conduite ? Bien sûr que non. Au-delà des tests in vitro, nous prenons en compte des études in vivo intégratives, c’est-à-dire qui intègrent les mécanismes d’action mitochondriaux et autres. Ces études in vivo ne renvoient aucun signal faisant craindre un risque sanitaire. »

Fongicides SDHI : Une incroyable manipulation de l’opinion publique et un agribashing permanent.

Lettre ouverte

Au Premier ministre Edouard Philippe, au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume

et au Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner

Fongicides SDHI :

Une incroyable manipulation de l’opinion publique et un agribashing permanent.

La cellule Demeter de la gendarmerie doit se saisir de ce dossier.

Le journal Le Monde publie aujourd’hui une tribune libre « Être responsables, respecter la science, la nature et agir vite ».  Comment ne pas être d’accord avec une telle affirmation ? Comment ne pas souscrire au souhait de ces scientifiques signataires qui appellent au respect du principe de précaution ? Mais voilà, les chercheurs en question s’en prennent aux fongicides de la famille des SDHI utilisés par les producteurs de fruits et légumes pour protéger leur récolte. L’enjeu n’est pas anodin : les champignons pathogènes sont à l’origine de pertes de production et font courir des risques pour la santé humaine en faisant apparaître des mycotoxines, elles-mêmes dangereuses pour certaines catégories de populations.

Derrière le joli titre et la façade scientifique se cache en réalité une opération de manipulation de l’opinion publique parfaitement coordonnée par un lobby qui n’a de cesse de dénoncer… les lobbies.

Qu’on en juge : le grand quotidien du soir publie ce jour la tribune en question, relayée en avant-première dès 5h ce matin par France inter. La France Insoumise organise à 13h30 une conférence de presse à l’Assemblée nationale soutenue par les ONG environnementalistes Générations Futures, Pollinis et « nous voulons des coquelicots » pour demander justice devant les tribunaux. Générations Futures annonce une conférence de presse pour présenter officiellement un outil pour faire pression sur les élus :« shake ton politique ». Tout un programme ! Cette irruption médiatique n’a qu’un objectif : faire pression sur les autorités sanitaires et les parlementaires. L’ANSES organise en effet une réunion de dialogue portant notamment sur les SDHI demain 22 janvier et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) débattra du sujet le surlendemain le 23 janvier en auditionnant les deux signataires à l’origine de cette communication. Le calendrier est redoutable. L’objectif de cette organisation sans faille est double. Il s’agit d’abord d’exiger par tous les moyens l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. C’est en ce sens que le maire de Langouët (Ile-et-Vilaine) a pris un arrêté anti-pesticides largement médiatisé avec habileté et avec le total soutien d’EELV (Europe Ecologie les Verts), des Coquelicots, de Générations Futures et sa horde d’élus nationaux et européens.  S’en est suivie une déferlante d’arrêtés municipaux dans toute la France avec le soutien d’EELV et la création d’une association des maires contre les pesticides, soutenue par Générations Futures. Le deuxième objectif est électoral : nous sommes à quelques semaines des municipales…Et d’ailleurs, Daniel Cueff, maire de Langouët, s’apprête à publier un livre pour parler de son combat le 5 mars.

Cette pression n’est pas nouvelle mais elle doit aujourd’hui être dénoncée avec force car elle remet en cause nos autorités sanitaires et l’esprit de responsabilité des agriculteurs français. Sur le fond, que dit l’ANSES ? Après avoir étudié le dossier des SDHI en analysant soigneusement les arguments de ces scientifiques donneurs d’alerte, l’agence sanitaire estime qu’il n’y a pas lieu de retirer ces fongicides. « Les experts ont conclu à l’absence de signal d’alerte » affirme l’ANSES. Quand on connait la prudence de l’autorité sanitaire, c’est un message qu’il faut accepter d’entendre. Que disent les chercheurs eux-mêmes au fait ? « Il est extrêmement dangereux de comparer les valeurs […] obtenues in vitro dans des conditions de laboratoire avec les concentrations de SDHI pouvant résulter de l’application de ces pesticides sur des cultures » écrivent-ils dans une étude scientifique. C’est donc bien une opération de manipulation qui cherche à déstabiliser l’ANSES en exigeant la démission de son directeur et la dissolution de l’agence (rien de moins !) à laquelle nous avons affaire. Par ricochet, ces opérations salissent les pratiques des agriculteurs coupables d’utiliser des produits phytopharmaceutiques autorisés par cette même ANSES ! Les militants du mouvement Nous voulons des Coquelicots sont encouragés à organiser des happenings et à coller des affiches dans les campagnes pour demander la fin des SDHI. Les autorités et les paysans sont accusés d’être responsables d’un « crime presque parfait ». La violence des propos est palpable jusque dans des livres. Comment s’étonner que des agriculteurs responsables et professionnels soient pris à partie dans leurs champs, insultés et battus pour certains, accusés d’utiliser des produits phytosanitaires ? Peut-on accepter une telle situation ? 

On pourrait croire que ces ONG agissent de manière désintéressée. Est-ce vraiment le cas lorsque Générations Futures « reçoit régulièrement des subventions de la JMG Foundation (entre 25.000 et 31.000 euros), basée au Liechtenstein et créée par le milliardaire britannique feu Jimmy Goldsmith »[1] et qu’une « part importante des subventions reçues […] viennent d’entreprises commerciales membres du Syndicat national des transformateurs de produits naturels et de culture biologique (Synabio) » ?  Nous sommes bien là dans le cas d’intérêts commerciaux. Ce ne serait pas un mal si le fait était reconnu par leurs auteurs et si les agriculteurs n’étaient pas les victimes de ces attaques régulières.

Le malaise agricole est à ce point palpable que le gouvernement a souhaité créer en octobre 2019, la « cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule Demeter) destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques de sécurité qui touchent le monde agricole. On trouve parmi ses objectifs : « la recherche et l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules ». On ne peut véritablement comprendre l’agribashing et ses dérives si on ne se penche pas sérieusement sur les financements, la philosophie et les modes d’action de certaines coalitions écologistes. C’est pour cette raison que la cellule Demeter devrait enquêter à ce qui ressemble à une coalition anti-SDHI qui rassemble scientifiques, militants, ONG et partis politiques pour tenter une incroyable manipulation de l’opinion publique que nous dénonçons.

Daniel Sauvaitre Porte-parole du Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France


[1] Source : Ecolopedia.fr

Conclusions de l’audition de l’Anses_fr par la Commission de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d’environnement

Conclusions de l’audition de l’Anses par la Commission de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d’environnement sur dossier SDHI : vous y retrouvez une quelconque critique du travail de l’Anses ? Nous, non.

La cnDAspe travaille sur un signalement de l’impact potentiel des SDHI sur la santé et l’environnement

Mis à jour le 20 septembre 2019

Suite à un signalement relatif à la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate déhydrogénase (SDHI) déposé le 11 avril 2019 sur son site, la cnDAspe s’est immédiatement autosaisie du dossier et, après en avoir discuté en séance plénière du 20 juin, a reçu l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), à la demande de l’Agence, lors de sa réunion plénière régulière du 12 septembre 2019.

A cette occasion, l’ANSES a rappelé le contexte du dossier, détaillé ses différents échanges avec le dépositaire du signalement et les membres de son équipe, présenté les conclusions du groupe d’experts extérieurs auquel elle a soumis le dossier, et fait état des études dont elle a engagé le financement pour améliorer les connaissances sur les risques éventuels pour la santé publique et pour la biosphère d’une exposition aux SDHI.

La Commission constate l’implication de l’ANSES dans l’évaluation de ce risque, observera attentivement les conclusions des études en cours ou restant à mener et poursuit l’examen du dossier.

Le Collectif Sauvons les Fruits et légumes de France dénonce 5 « fake news » sur les fongicides SDHI

Le 6 septembre 2019 – Des associations environnementalistes anti-pesticides lancent une campagne savamment orchestrée contre les fongicides SDHI. Une opération de communication et de marketing qui vise également à remettre en cause gravement les compétences des autorités sanitaires françaises indépendantes. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France revient point par point sur ces attaques et démonte les mensonges véhiculés.

« Les fongicides SDHI seraient déversés massivement sur nos cultures » à FAUX

Les fongicides SDHI représentent 2% des tonnages de fongicides vendus en France en 2018. On observe les mêmes tendances de 2013 à 2017. En moyenne, pour 1 hectare (soit 10 000 m2), les agriculteurs appliquent une dose de 100 g !

« Les fongicides SDHI représenteraient un risque grave pour notre santé » à FAUX

Suite à une « alerte » lancée en avril 2018 par quelques chercheurs dans le journal Libération, les scientifiques mandatés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont conclu en janvier 2019 à l’innocuité des fongicides de la famille des SDHI tout en appelant à des études complémentaires: « A l’issue des travaux, l’Anses conclut que les informations et hypothèses évoquées n’apportent pas d’éléments en faveur d’une alerte sanitaire pour la santé humaine et l’environnement en lien avec l’usage agricole de ces fongicides qui pourrait justifier la modification ou le retrait des autorisations de mise sur le marché. »[1]

Quelques mois seulement après ce premier avis, l’Anses a confirmé le 25 juillet dernier via un communiqué, qu’ « à ce jour, aucun nouvel élément n’est venu confirmer l’existence d’une alerte sanitaire qui conduirait au retrait des autorisations de mise sur le marché en vigueur, conformément aux règlements nationaux et européens relatifs aux produits phytopharmaceutiques ».

« Les fongicides SDHI seraient omniprésents dans notre environnement »à FAUX

Les scientifiques mandatés par l’Anses ont étudié la présence de substances de la famille des SDHI sur différents compartiments de notre environnement : eaux de surface, eaux souterraines, air, faune, etc. Les taux de quantification de ces substances sont faibles voire très faibles et impliquent donc l’absence de conséquences néfastes sur notre environnement.

« Le maintien de l’autorisation de l’usage des fongicides SDHI serait un crime »à FAUX

De tels propos sont excessifs. Parler de « crime » est non seulement une accusation gravissime mais entretient dans les campagnes un climat de peur, de méfiance, voire même de violence à l’égard des agriculteurs[2]. Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France remarque aussi que ce type d’opération militante ne fait que renforcer l’idéologie complotiste dont sont directement victimes les paysans, mais aussi les consommateurs. Comment en effet fournir à l’avenir sur nos étals des produits bons et sains si les règles sont systémiquement remises en cause par des personnes n’ayant aucune compétence pour le faire, alors que le système sanitaire français est aujourd’hui l’un des plus performants au monde ?

  • « Nos agences sanitaires sont corrompues et incompétentes » à uUne telle accusation est totalement inacceptable.

A de multiples reprises, les autorités sanitaires, dont l’Anses ont montré le sérieux de leurs recommandations. Les producteurs de fruits et légumes, comme chaque citoyen responsable, font confiance à ces scientifiques travaillant pour l’intérêt général, y compris lorsque ceux-ci émettent des avis qui ne leur sont a priori pas favorables. A moins de vouloir sombrer dans l’anarchie, la confiance dans les autorités sanitaires indépendantes est indispensable pour maintenir la durabilité et la compétitivité de notre modèle agro-alimentaire et maintenir une vie en société qui ne tombe pas sous le seul coup de l’opinion.

Les militants environnementalistes se trompent de combat

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que 96 % des fruits et légumes consommés dans l’Union Européenne respectent les normes sanitaires. Le tout dernier rapport annuel de l’EFSA[3] publié en juillet 2019 sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes rend compte pour 2017 de données tout à fait rassurantes : les fruits et légumes consommés par les Européens sont dans leur immense majorité « exempts de résidus de pesticides ou en contiennent dans les limites légalement autorisées ». Les opposants aux SDHI se trompent de combat : l’enjeu est bien de soutenir la consommation de fruits et légumes indispensable à une bonne santé. Seulement un quart des Français respectent la recommandation de consommer 5 fruits et légumes par jour[4]. Il est proprement scandaleux d’alimenter des peurs ex-nihilo


[1] https://www.anses.fr/fr/content/fongicides-inhibiteurs-de-la-succinate-d%C3%A9shydrog%C3%A9nase-sdhi-l%E2%80%99anses-pr%C3%A9sente-les-r%C3%A9sultats-de

[2] https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/agriculteurs-quand-ils-deviennent-des-cibles_3603319.html

[3] European Food Safety Authority , Résidus de pesticides dans les aliments : le point sur la situation dans l’UE, 26 juin 2019.

[4] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/5-fruits-et-legumes-par-jour-seul-un-quart-des-francais-suivent-la-recommandation_2280453.html

L’ANSES réaffirme avec force que les fongicides SDHI sont sûrs

Paris, le 26 juillet 2019 Suite à une « alerte » lancée en avril 2018 par quelques chercheurs dans le journal Libération[1], et à un premier rapport rendu en janvier dernier[2], les scientifiques de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) viennent de rappeler pour la deuxième fois en six mois l’innocuité des fongicides SDHI.

En janvier dernier, les scientifiques mandatés par l’ANSES dans le cadre d’un GECU (groupe d’expertise collective d’urgence) avait déjà conclu à l’innocuité des fongicides de la famille des SDHI tout en appelant à des études complémentaires. Hier, via un communiqué[3], l’ANSES a confirmé qu’« à ce jour, aucun nouvel élément n’est venu confirmer l’existence d’une alerte sanitaire qui conduirait au retrait des autorisations de mise sur le marché en vigueur, conformément aux règlements nationaux et européens relatifs aux produits phytopharmaceutiques ».

Pour les producteurs de fruits et légumes, ce rappel est le bienvenu alors que certaines associations environnementalistes ont fait de cette question un nouveau cheval de bataille dans leur stratégie de marketing de la peur. Faisant fi de l’expertise de nos autorités sanitaires, elles en viennent à pousser des scientifiques à sortir de leur sphère de compétences pour rentrer dans une démarche militante contre-productive.

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France rappelle que les fongicides SDHI font partie d’une gamme d’outils diversifiés et indispensables, à leur disposition pour lutter contre la prolifération des maladies fongiques (Outils d’Aide à la Décision, solutions de biocontrôle, etc.). Les agriculteurs sont engagés dans des démarches de progrès pour produire dans le respect de l’environnement et des consommateurs. Ces dernières années, la pression des maladies fongiques s’est fortement accrue, en lien notamment avec le changement climatique. Le printemps 2018 a été particulièrement révélateur de ce phénomène : sans une utilisation raisonnée de fongicides en complément des moyens de lutte agronomique, des milliers de producteurs auraient perdu la totalité de leur récolte. Enfin, il convient de rappeler que les fongicides sont essentiels pour préserver la qualité sanitaire des denrées, en permettant notamment de limiter le développement de toxines naturelles préjudiciables à la santé humaine.


[1] https://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/alerte-scientifique-sur-les-fongicides_1643533

[2] https://www.anses.fr/fr/content/fongicides-inhibiteurs-de-la-succinate-d%C3%A9shydrog%C3%A9nase-sdhi-l%E2%80%99anses-pr%C3%A9sente-les-r%C3%A9sultats-de

[3] https://www.anses.fr/fr/content/sdhi-l%E2%80%99anses-fait-le-point-sur-les-travaux-lanc%C3%A9s-suite-%C3%A0-l%E2%80%99avis-de-janvier-2019

Maladies fongiques : les agriculteurs ont besoin d’une grande variété de solutions

Ne désarmons pas les agriculteurs, soutenons-les ! Cuivre, soufre, triazole, strobilurines et SDHI, Pierre Varlet nous explique pourquoi les agriculteurs ont besoin de toutes ces solutions pour protéger leurs cultures des ravageurs.